Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Историческая проза » Les Pardaillan - Livre VIII- Le Fils De Pardaillan - Volume II
Les Pardaillan - Livre VIII- Le Fils De Pardaillan - Volume II - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les Pardaillan - Livre VIII- Le Fils De Pardaillan - Volume II

Электронная книга - «Les Pardaillan - Livre VIII- Le Fils De Pardaillan - Volume II». Краткое содержание книги:

Nous sommes à Paris en 1609. Henri IV règne, sous la menace permanente des attentats. Le chevalier de Pardaillan, qui n'a pas retrouvé son fils, rencontre un jeune truand, Jehan-le-Brave, en qui il ne tarde pas à reconnaître l'enfant de Fausta. Or, Jehan-le-Brave, qui ignore tout de ses origines, est amoureux de Bertille de Saugis, fille naturelle d'Henri IV. Pour protéger sa bien-aimée et le père de celle-ci, c'est-à-dire le roi, il entre en conflit avec tous ceux qui complotent sa mort: Concini et son épouse, Léonora Galigaï, Aquaviva, le supérieur des jésuites qui a recruté un agent pour ses intentions criminelles, le pauvre Ravaillac. Le chevalier de Pardaillan s'engage dans la lutte aux côtés de son fils, aussi bien pour l'observer que pour protéger le roi. Or, Fausta jadis avait caché à Montmartre un fabuleux trésor que tout le monde convoite, les jésuites, les Concini, et même le ministre du roi Sully. Seule Bertille connaît par hasard le secret de cette cachette, ainsi que le chevalier de Pardaillan…
Suite du volume I…
1 ... 22 23 24 25 26 27 28 29 30 ... 105
Перейти на страницу:

Il demeura un moment plongé dans une profonde rêverie, les yeux fixés sur la chapelle, sans la voir. Il pensait:

– Aurai-je vraiment cette incroyable malchance? Quoi! je retrouverai mon fils pour apprendre, en même temps, que c’est un misérable voleur! Est-ce possible? Allons donc! Pourtant, par Pilate! je l’ai entendu de mes propres oreilles, il y a un instant! Et je n’aurais jamais cru éprouver pareil déchirement.

Il réfléchit un instant, et se secouant:

– Bah! ne nous hâtons pas de le juger. Le jeune homme est intelligent. Le peu que je lui ai dit sur celui qu’il appelle son père a éveillé sa méfiance. Je l’ai bien vu! Qui sait si ce qu’il a dit là n’est pas pour amener l’autre à se démasquer? Enfin, attendons, nous verrons bien.

Il regarda Saêtta qui, à ce moment, contournait la palissade de la chapelle et il grommela:

– Je me doute de ce que fait là-haut ce chenapan! Je le retrouverai. Voyons un peu le moine. Je suis curieux de voir si ce que je pense va se produire.

Il s’accota de son mieux, à moitié étendu sur l’herbe maigre qui poussait là et se mit à épier Parfait Goulard qui descendait péniblement en – braillant à gorge déployée. Parfait Goulard, comme Pardaillan, n’avait pas perdu un mot du rapide entretien entre Jehan et Saêtta. Lorsqu’il sortit du fossé où il s’était tapi, il se dit:

– Saêtta est allé le dénoncer aux hommes de M. de Sully… C’est évident! Mais ce vieux fou rêve de vengeances compliquées… c’est son affaire. Ce qui me regarde, moi, c’est que le fils de Fausta devient très gênant… En conséquence, il faut qu’il disparaisse… l’occasion est bonne… Quand il sortira du couvent, il sera cueilli sitôt la porte franchie. Je vais faire aviser Concini, il ne le manquera pas… Surtout s’il suit à la lettre mes instructions.

C’est après avoir pris cette décision que Parfait Goulard s’était mis à chanter. Il s’engagea sur la route qui, passant devant la maison de Perrette et le château des Porcherons, conduisait à la ville, par la porte Saint-Honoré.

Il n’avait pas fait cinquante pas qu’un moine parut sur la route, sans qu’on pût dire d’où il était sorti. Pardaillan le vit tout de suite et il murmura:

– J’en étais sûr!… Regardons.

Parfait Goulard avait aperçu le moine. En titubant, il tomba sur lui, s’accrocha désespérément à son froc, se pendit à lui, retrouva son équilibre et voulut l’embrasser. Il y eut une lutte épique entre lui et le moine. Celui-ci se secoua, rua, se déroba, et finalement l’envoya, d’une forte bourrade, rouler sur la route, où il demeura les quatre fers en l’air, beuglant plus éperdument que jamais.

Le moine partit à fond de train, comme s’il avait eu le diable à ses trousses, en proférant des imprécations et des anathèmes contre l’ivrogne, opprobre de l’Église. Parfait Goulard se releva péniblement et s’en alla, en zigzaguant, vers la ville. Pardaillan avait assisté à toute la scène de loin. Il traduisit son impression par ces deux mots:

– Merveilleux comédiens!…

Il se releva alors et remonta, en flânant, vers la chapelle.

Quant au moine, cinq minutes plus tard il avait eu un entretien avec Roquetaille, un des lieutenants de Concini. À la suite de cet entretien, un homme avait sauté à cheval et était parti ventre à terre dans la direction de la ville.

XLV

Jehan et Perrette, pendant ce temps, étaient arrivés à l’abbaye. La sœur portière, le mercredi précédent, avait vu, avec la lavandière, une ouvrière accoutrée de la même manière que celle qu’elle voyait ce jour-là. Perrette avait préparé les voies, comme bien on pense. Elle ne fut donc pas surprise et ne soupçonna pas la supercherie.

On comprend le soupir de soulagement qu’ils poussèrent quand ils se virent à l’intérieur. Ce n’était pourtant là qu’un premier pas franchi. Avant d’aller chez Bertille, Perrette devait livrer son linge et prendre le sale en échange. Cette opération s’effectua cependant sans encombre. Mais il y avait plus d’une demi-heure qu’ils étaient au couvent lorsqu’ils arrivèrent au petit pavillon occupé par Bertille. Là ils furent agrippés par la sœur gardienne, qui pénétra avec eux dans la chambre.

En principe, voici quel avait été le plan de Jehan. Bertille endosserait un costume en tous points pareil au sien. Ce costume, Perrette le lui avait remis le mercredi précédent. Les deux femmes sortiraient facilement… Ils l’espéraient du moins. Quant à lui, il attendrait dans le pavillon la tombée de la nuit. Il y avait sur le derrière de la maisonnette une grande échelle qui permettait d’accéder au grenier. Jehan se servirait de cette échelle pour escalader le mur de clôture.

La rencontre de Saêtta avait bouleversé ce plan. Jehan était convaincu que le Florentin n’aurait rien de plus pressé que d’aller le dénoncer. Son signalement serait donné. On l’attendrait à la porte. Bertille serait appréhendée – on la prendrait forcément pour lui, puisqu’elle aurait un costume identique – elle serait obligée de se découvrir, de se faire reconnaître. Alors, c’était l’imprévu, gros de menaces. Il fallait donc trouver autre chose.

Jehan se tint contre la porte. Quand il vit que les deux jeunes filles paraissaient très occupées à vérifier leur linge, il poussa brusquement la porte et mit une main sur l’épaule de la religieuse.

– Madame, dit-il avec une froide résolution, si vous promettez de vous taire, je ne vous ferai pas de mal… Si vous résistez, si vous essayez d’appeler, je vous étrangle.

Et en disant ces mots, il l’étreignait déjà à la gorge. Non pour l’étrangler, comme il avait dit, mais pour lui faire comprendre que c’était très sérieux et la terroriser. Ce fut ce qui arriva. Elle se mit à trembler de tous ses membres, à claquer des dents, implora grâce, jura sur Dieu et la Vierge qu’elle se tairait.

Bertille, sous sa grande robe blanche, avait déjà endossé une partie de son costume d’ouvrière. Elle acheva de s’habiller en un tour de main, Perrette arrangea autour de son cou une écharpe pareille à celle de Jehan. Sur un mot de lui, elles vidèrent le grand panier, mirent dedans les vêtements que la jeune fille venait de quitter et jetèrent par-dessus la grande cape qu’elle avait lorsque Marie-Ange l’avait arrachée à la maison des Taureaux. Bertille passa le panier à son bras. Elles étaient prêtes.

Alors, Jehan mit un petit poignard entre les mains de Perrette, et s’adressant à la religieuse, blême d’épouvante:

– Madame, dit-il de sa voix la plus rude, nous allons sortir. Vous vous tiendrez entre ces deux jeunes filles. Vous vous laisserez conduire docilement par elles. Si nous rencontrons du monde et que l’on nous questionne, vous répondrez, s’il vous plaît. Vous direz que vous nous menez accomplir un travail urgent, d’ordre de Mme l’abbesse. (Et à Perrette): Au moindre geste équivoque, Perrette, tu la poignarderas sans miséricorde. (Mouvement de tête affirmatif, très décidé, de la part de Perrette. Gémissement de terreur de la sœur, qui se mit à prodiguer les signes de croix et les mea culpa). D’ailleurs, je veillerai… Vous avez compris, madame?

Ne pouvant parler tant sa frayeur était grande, la pauvre religieuse fit signe qu’elle avait compris et obéirait à des injonctions aussi éloquentes. Jehan vit qu’en effet elle ferait tout ce qu’on exigerait d’elle. Il alla décrocher l’échelle, la mit sur son épaule et revint chercher les trois femmes. Si vite qu’ils eussent été, ceci leur avait pris encore dix minutes.

1 ... 22 23 24 25 26 27 28 29 30 ... 105
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)