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Электронная книга - «Chroniques». Краткое содержание книги:

C'est le besoin d'argent qui, très tôt, pousse le jeune Maupassant, alors employé de ministère, à donner des articles de critique littéraire. Mais il rechigne un peu à se lier à un journal comme à se livrer à une écriture trop hâtive : « Jamais mon nom au bas d'une chronique écrite en moins de deux heures. » Et cependant, après la publication de « Boule de suif » au printemps de 1880 - il a trente ans tout juste -, sa réputation de conteur change la donne : c'est une rémunération d'écrivain reconnu qu'on lui offre et, l'année suivante, une soixantaine de chroniques paraissent dans Le Gaulois. D'autres journaux accueilleront aussi sa signature jusqu'à ce que, en 1887, il décide de pleinement se consacrer à ses derniers livres. Mais il aura écrit près de deux cent cinquante chroniques, dont le présent volume offre une anthologie ordonnée selon quatre grands thèmes : société et politique, murs du jour, flâneries et voyages, lettres et arts. Ainsi se dessine un témoignage capital sur son époque, mais ainsi se construit aussi une part de son uvre qu'on ne saurait négliger : dans les journaux, les chroniques alternent avec les contes ou les nouvelles, et des parentés de structure ou de thèmes ne manquent pas d'apparaître au point que l'on hésite à faire de tel texte une nouvelle plutôt qu'une chronique. Assurément, l'unité est ici celle d'un monde et d'une époque : mais c'est aussi bien celle que leur imposent le regard et la plume d'un homme qui a pu se dire « acteur et spectateur de lui-même et des autres ».
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CHATEAUBRIAND, Génie du Christianisme, p. 351.

Ses mouvements (du serpent) différent de ceux de tous les animaux ; on ne saurait dire où gît le principe de son déplacement, car il n’a ni nageoires, ni pieds, ni ailes, et cependant il fuit comme une ombre, il s’évanouit magiquement.

CHATEAUBRIAND, Génie du Christianisme, p. 138.

Linguistique

Si on avait un dictionnaire des langues sauvages, on y trouverait des restes évidents d’une langue antérieure parlée par un peuple éclairé, et, quand même nous ne les trouverions pas, il en résulterait seulement que la dégradation est arrivée su point d’effacer ces derniers restes.

DE MAISTRE, Soirées de Saint-Pétersbourg.

Les sciences naturelles sont secondaires

Il appartient aux prélats, aux nobles, aux grands officiers de l’État, d’être les dépositaires et les gardiens des vérités conservatrices, d’apprendre aux nations ce qui est mal et ce qui est bien, ce qui est vrai et ce qui est faux dans l’ordre moral et spirituel. Les autres n’ont pas le droit de raisonner sur ces sortes de matières. Ils ont les sciences naturelles pour s’amuser. De quoi pourraient-ils se plaindre ?

8e Entretien. DE MAISTRE, Soirées de Saint-Pétersbourg.

La science doit être mise à la seconde place

Si l’on n’en vient pas aux anciennes maximes, si l’éducation n’est pas rendue aux prêtres et si la science n’est pas mise partout à la seconde place, les maux qui nous attendent sont incalculables ; nous serons abrutis par la science, et c’est le dernier degré de l’abrutissement.

DE MAISTRE, Essai sur les Principes générateurs.

BÉVUES HISTORIQUES

Opinion sur l’étude de l’histoire

L’enseignement de l’histoire peut avoir, selon moi, des inconvénients et des périls pour le professeur. Il en a aussi pour les élèves.

DUPANLOUP.

Critique historique

Si on considère Napoléon sous le rapport des qualités morales, il est difficile à apprécier, parce qu’il est difficile d’aller découvrir la bonté chez un soldat toujours occupé à joncher la terre de morts, l’amitié chez un homme qui n’eut jamais d’égaux autour de lui, la probité chez un potentat qui était le maître des richesses de l’univers. Toutefois, quelque en dehors des règles ordinaires que fût ce mortel, il n’est pas impossible de saisir çà et là certains traits de sa physionomie morale.

A. THIERS, Histoire du Consulat et de l’Empire, vol. XX, p. 713.

J’ai ouï plusieurs fois déplorer l’aveuglement du conseil de François Ier, qui rebuta Christophe Colomb qui lui proposait les Indes.

MONTESQUIEU, Esprit des Lois, liv. XXI, ch. XXII.

François Ier monte sur le trône en 1515. Christophe Colomb meurt en 1506.

Le Pape au XVe siècle

A quelques pas de cette scène si vive, le chef espagnol, immobile, fumait une longue pipe.

VILLEMAIN, Lascaris.

A la veille de l’empire napoléonien

Il n’a jamais existé de famille souveraine dont on puisse assigner l’origine plébéienne. Si ce phénomène paraissait, ce serait une époque du monde.

DE MAISTRE, Soirées de Saint-Pétersbourg.

La Prusse ne sera pas rétablie

Rien ne peut rétablir la puissance de la Prusse (1807). Cet édifice fameux, construit avec du sang, de la boue, de la fausse monnaie et des feuilles de brochures, a croulé en un clin d’œil et c’en est fait pour toujours.

DE MAISTRE, Lettres et Opuscules, p. 98.

Saint Jean Chrysostome, ce Bossuet africain !

[Saint Jean Chrysostome, né à Antioche (Asie).]

La ville de Cannes doublement célèbre par la victoire remportée par Hannibal sur les Romains et par le débarquement de Bonaparte.

Il accuse Louis XI d’avoir persécuté Abélard.

Louis XI, né en 1423.

Abélard, né en 1079.

Smyrne est une île.

J. JANIN, dans G. de Flotte, 1860.

EXALTATION DU BAS

Il faut plus de génie pour être batelier du Rhône que pour faire les Orientales.

PROUDHON.

BÊTISES SUR LES GRANDS HOMMES

Corneille

Ses mœurs (Chimène) sont du moins scandaleuses ; si, en effet, elles ne sont pas dépravées. Ces pernicieux exemples rendent l’ouvrage notablement défectueux et s’écartent du but de la poésie qui veut être utile.

ACADÉMIE (sur le Cid).

Qu’on me cite une pièce du grand Corneille que je ne me charge de refaire mieux que lui ! Qui tient la gageure ? Je n’aurais fait que ce dont tout homme est capable, pourvu qu’il croie aussi fermement en Aristote qu’en moi.

LESSING, Dramaturgie de Hambourg, p. 462, 463.

Malgré la réputation dont jouit cet écrivain (La Bruyère), il y a beaucoup de négligence dans son style.

CONDILLAC, Traité de l’art d’écrire.

(Descartes) Rêveur fameux par les écarts de son imagination et dont le nom est fait pour le pays des chimères.

MARAT, à propos, du Panthéon.

Rabelais, ce boueux de l’humanité.

LAMARTINE.

Lulli

Ses airs tant répétés dans le monde ne servent qu’à insinuer des passions les plus déréglées.

BOSSUET, Maximes sur la Comédie.

Molière

C’est dommage que Molière ne sache pas écrire.

FÉNELON.

Molière est un infâme histrion.

BOSSUET

Byron

Le génie byronien me semble, au fond, un peu bête.

L. VEUILLOT, Libres Penseurs, p. 11.

A mon avis, Byron, très justement rejeté de la famille et de la patrie, c’est-à-dire mis au bagne pour avoir été mari infidèle et citoyen scandaleux, s’il eût été homme de sens et vraiment grand par l’esprit et par le cœur, aurait fait tout simplement pénitence, afin de reconquérir le droit d’élever sa fille et de servir son pays.

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