L'Attaque [The Struggle - fr]
- Автор: Смит Лиза Джейн
- Год: 2009
- Язык: французский
- Год: Hachette Jeunesse
- ISBN: 978-2012017641
- Переводчик: Agnes Girard
- Жанр: Ужасы
Электронная книга - «L'Attaque [The Struggle - fr]». Краткое содержание книги:
Ce calme apparent est chamboulé le jour de l’arrivée de Stefan Salvadore, un jeune lycéen italien mystérieux.
Une vague de meurtres et d’agressions secoue alors la ville, Stefan est le coupable idéal désigné.
Elena, folle amoureuse du jeune garçon, croit envers et contre tous en l’innocence de ce dernier. En effet, elle seule partage son terrible secret, secret qui risque bien de la mettre en danger.
Quelques siècles plus tôt, Katherine, la femme qu’il aimait et qui ressemble étrangement à Elena, l’avait transformé en vampire. Mais pas lui uniquement, Damon — son frère, aussi…
Depuis la mort de la jeune femme dont Stefan se sent inutilement responsable, les deux frères nourrissent l’un envers l’autre une haine féroce qui les conduit à vouloir se détruire mutuellement.
Insouciante, Elena est loin de se douter qu’elle est l’objet des convoitises des deux frères et que l’amour qu’elle porte à Stefan risque bien de la conduire à sa propre perte…
— Vous voyez, c’est pas si dur. Il suffit de nous partager la pièce. Chacune va fouiller un secteur de fond en comble. Chaque tiroir, chaque meuble et chaque objet grand pour dissimuler mon journal doit être examiné.
Elle s’attribua le placard et commença par inspecter le plancher à l’aide de sa lime à ongles. Mais les lattes semblaient bien fixées et les murs ne sonnaient pas creux. En farfouillant dans les vêtements de Caroline, elle en connut quelques-uns qui lui appartenaient : elle les lui avait prêtés l’année précédente. Elle fut un instant tentée de les reprendre, mais se maîtrisa. La fouille des chaussures et des sacs se révéla infructueuse. Montée sur une chaise, elle explora méticuleusement l’étagère du haut rien.
Meredith, assise par terre, inspectait un tas de peluches reléguées dans un coffre avec d’autres souvenirs d’enfance. Elle les tâtait une à une, passant les doigts le long des coutures. En prenant un caniche, elle s’interrompit.
— C’est moi qui lui ai offert celle-ci, murmura-t-elle. Pour ses dix ans, je crois. Je croyais qu’elle l’avait jeté.
La torche que Meredith braquait sur la peluche lui laissait le visage dans l’ombre. Pourtant Elena devinait, au ton de sa voix, ce qu’elle ressentait.
— Tu sais, Meredith, commença-t-elle doucement, j’ai essayé de me réconcilier avec elle, je te jure. Mais elle m’a dit qu’elle ne me pardonnerait jamais de lui avoir pris Stefan. J’aurais vraiment aimé que ça se passe autrement…
— Et maintenant, c’est la guerre.
— Oui C’est la guerre ! répéta Elena d’un ton catégorique.
Elle regarda un moment Meredith continuer son inspection, puis reprit sa tâche.
Elle n’eut pas plus de chance avec les autres meubles. Sa nervosité grandissait au fil des minutes : elle croyait entendre à chaque instant la voiture des Forbes vrombir dans l’allée.
— On a fait tout ça pour rien, finit par soupirer Meredith en glissant une main sous le matelas. Elle a dû le cacher ailleurs… Attendez, il y a quelque chose… Je sens un angle dur.
Ses deux complices firent volte-face.
— Je l’ai ! C’est ton journal !
Un immense soulagement envahit Elena. Elle le savait : depuis le début, elle avait pressenti qu’il ne pouvait rien arriver à Stefan de vraiment terrible. La vie ne pouvait pas être aussi cruelle. Pas envers lui. Tout allait bien, maintenant !
— C’est un journal, reprit Meredith d’une voix étonnée, mais il est vert, pas bleu. Ce n’est pas le bon.
— Quoi ? ? ?
Elena lui arracha le carnet des mains. L’obscurité avait peut-être induit Meredith en erreur… Elle braqua sa lampe sur la couverture, dans l’espoir qu’un bleu saphir apparaître. En vain : la couverture émeraude de la couverture prouvait que ce n’était pas son journal.
— C’est celui de Caroline, murmura-t-elle en essayera de surmonter sa déception.
Bonnie et Meredith s’approchèrent, puis échangèrent un regard avec Elena.
— On peut y trouver des indices, suggéra cette dernière.
— Après tout, elle l’aura bien cherché, approuva Meredith.
Bonnie s’empara du carnet Elena, par-dessus son épaule, essaya de déchiffrer l’écriture pointue et inclinée, si différente de celle ses messages violets : Caroline l’avait évidemment contrefaite pour ne pas être reconnue. Un mot accrocha soudain son regard. Elena.
— Attends, qu’est-ce qui est écrit là ? demanda-t-elle à Bonnie, qui avait le nez sur la page.
— Alors ça ! répliqua-t-elle avec un ricanement, après avoir silencieusement parcouru le passage en question. Écoutez bien : Elena est la fille la plus égoïste que j’ai jamais connue ! Et elle est loin d’être aussi équilibrée que tout le monde le pense. Et dire qu’ils sont tous à ses pieds, alors qu’elle n’en a rien à foutre d’eux ! Mais ça, ils ne le voient pas ! Il n’y a qu’elle qui compte.
— C’est Caroline qui ose écrire ça ? Elle s’est pas regardée ! s’exclama Bonnie.
Mais Elena sentit le rouge lui monter aux joues. C’était plus ou moins ce que lui avait reproché Matt quand elle avait commencé à s’intéresser à Stefan.
— Continue, demanda Meredith en poussant Bonnie du coude.
Celle-ci prit un air scandalisé pour lire la suite :
— Ces derniers temps, Bonnie ne vaux pas mieux. Elle ne cesse de vouloir se rendre intéressante. Son dernier truc, c’est de faire croire qu’elle est médium. Ça me fait bien rigoler ! Si elle l’était vraiment, elle devinerait qu’Elena se sert d’elle, point final.
Un silence pesant suivit cette lecture.
— C’est tout ? demanda enfin Elena.
— Non Meredith s’en prend aussi des belles : Meredith ne fait rien pour empêcher ça. Elle reste la à observer, comme si elle était incapable d’agir. Et puis j’ai entendu mes parents parler de sa famille… Pas étonnant qu’elle ne se soit jamais étendue sur le sujet. Qu’est-ce que ça veut dire ? S’étonna Bonnie.
— Ça n’a aucune importance, répondit-elle calment. Continuons à chercher, Bonnie. Elle fait peut-être allusion quelque part au journal d’Elena.
— Regarde aux environ du 18 octobre, ajouta cette dernière en laissant ses interrogations de côté. C’est le jour ou il à été volé.
Mais la recherche fut vaine : à part quelques notes, il n’y avait pas grand chose d’écrit ce jour-là, ni même la semaine suivante. Et aucune ne mentionnait le journal.
— Merde, soupira Meredith. Il n’y a rien à tirer de ce truc. A moins de la faire chanter avec… On pourrait lui dire qu’on ne montrera pas le sien si elle ne montre pas tiens.
L’idée était tentante. Seulement il y avait un hic, et Bonnie le pointa immédiatement :
— Je ne vois pas ce qui pourrait nuire à Caroline, là dedans. Elle n’arrête pas de se plaindre, en particulier de nous. Je parie au contraire qu’elle adorerait qu’on lise sa prose devant tout le lycée. Ce serait son jour de gloire.
— Alors qu’est-ce qu’on fait ? demanda Meredith.
— Remets-ça où tu l’as trouvé, dit Elena.
Elle promena le faisceau de sa lampe dans la pièce pour s’assurer que tout était en place. Mais elle était persuadée que Caroline s’apercevrait d’infimes changements passés inaperçus à ses yeux.
— Continue, demanda Meredith en poussant Bonnie du coude.
— Il ne nous reste plus qu’à attendre une autre occasion, fit-elle.
— OK fit Bonnie.
Celle-ci continuait cependant à feuilleter te carnet, laissant de temps en temps échapper un ricanement ou un sifflement indigné.
— Eh, écoutez ça ! lança-t-elle soudain. On n’a plus le temps, l’arrêta Elena. Il faut…
— Une voiture ! s’exclama Meredith.
Elles réalisèrent aussitôt que le véhicule était en train de remonter l’allée. Bonnie les yeux écarquillés et la bouche béante était clouée sur place.
— Vite, partez ordonna Elena.
Meredith attrapa Bonnie et la poussa dans le couloir, tandis qu’Elena s’approchait du lit. Elle repoussa la couette, souleva d’une main le matelas et, de l’autre tenta d’y glisser le journal le plus loin qu’elle put. Mais le poids de la literie rendait son entreprise difficile. Elle donna un dernier petit coup au carnet et remit la couette en place.
Avant de partir, elle jeta un coup d’œil inquiet à la chambre. Plus le temps de rectifier quoi que ce soit. Elle descendit en toute hâte l’escalier. À cet instant, une clé tourna dans la serrure de la porte d’entrée.
Elle rebroussa aussitôt chemin, ne se doutant pas qu’une atroce partie de cache-cache s’ensuivrait : les Forbes, sans en avoir conscience, la traquèrent dans tous les coins de la maison. À peine avait-elle remonté les marches que la lumière s’alluma en bas, puis à l’étage : les habitants des lieux s’avançaient déjà dans l’escalier ! Elena s’engouffra dans une chambre, tout au fond. Pas de chance, c’était celle des parents ! Les pas se rapprochèrent dangereusement, et, la seconde d’après, ils étaient devant la porte. La jeune fille fit volte-face vers la salle de bains adjacente. Non, ce n’était pas une bonne idée ! Cette voie était immanquablement sans issue. Elle devait immédiatement trouver une échappatoire : ses poursuivants pouvaient entrer à tout instant Son regard se posa sur la porte-fenêtre de la chambre, qui menait à un balcon. Elle n’hésita pas une seconde.