Les terrassiers [Diggers - fr]
- Автор: Пратчетт Теренс Дэвид Джон
- Серия: Gnomes (fr) #2
- Год: 1996
- Язык: французский
- Год: J'ai Lu
- ISBN: 2-277-24179-4
- Переводчик: Patrick Marcel
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Les terrassiers [Diggers - fr]». Краткое содержание книги:
Mais la situation change brusquement : la température baisse, du ciel tombent des gouttes et les flaques d’eau deviennent dures, craquantes et glissantes. Bref, l’hiver approche.
Et pour tout compliquer, ces idiots d’humains ont décidés de rouvrir la carrière. Que faire ? Quand on mesure dix centimètres de haut et qu’on vit dix fois plus vite qu’un humain, on n’est pas de taille à repousser de tels envahisseurs.
Heureusement, les gnomes ont peut-être sur la colline un allié de poids : Jekub, le terrible dragon qui sommeille là depuis la construction du Monde…
— Oh, pour aider. Je…
Dorcas s’interrompit et se retourna lentement.
— Je veux dire, de quoi d’autre avons-nous besoin pour immobiliser complètement cet engin, dit-il avec l’inexpressivité d’un bloc de pierre. Voilà ce que je voulais dire.
— Tu n’as quand même pas l’intention de conduire ce camion ? demanda Grimma.
— Ne dis pas de bêtises. Pour aller où ? Il serait incapable de traverser les champs jusqu’à la grange.
— Bon. Très bien, alors.
— Je veux juste jeter un petit coup d’œil. On ne perd jamais le temps que l’on passe à accumuler des connaissances, poursuivit Dorcas d’un ton léger.
Il émergea dans la lumière, de l’autre côté du camion, et leva les yeux.
— Tiens, tiens, dit-il.
— Qu’est-ce qu’il y a ?
— Ils ont laissé la portière ouverte. Je suppose qu’ils pensaient que ça n’avait pas d’importance, puisqu’ils vont revenir.
Grimma suivit la direction de son regard. La portière du véhicule était légèrement entrebâillée.
— Aide-moi ; il faut trouver un bâton assez grand, ajouta-t-il. Je pense qu’on devrait pouvoir grimper là-haut et fouiner un peu.
— Fouiner un peu ? Tu cherches quoi ?
— On n’en sait rien tant qu’on n’a pas été voir, répondit Dorcas avec philosophie.
Il jeta un autre coup d’œil sous le ventre du camion.
— Comment ça se passe, vous autres ? On a besoin d’un coup de main.
Sacco arriva en titubant.
— On a réussi à tirer le machin de batterie sous la haie, et la boîte est presque pleine. Qu’est-ce que ça pue ! Et il y en a encore plein qui coule.
— Tu peux remettre l’écrou en place ?
— Nouty a essayé et elle a été couverte de beurk.
— Alors, laissez le carburant se répandre sur le chemin, décida Dorcas.
— Hé là ! Je croyais que c’était dangereux, selon toi ? protesta Grimma. C’est dangereux jusqu’à ce que tu aies rempli ta boîte et ça n’est plus dangereux d’un seul coup ?
— Bon, écoute, tu voulais que j’arrête le camion, non ? J’ai arrêté le camion, rétorqua Dorcas. Alors maintenant, tu la fermes. D’accord ?
Grimma le regarda avec une mine horrifiée.
— Qu’est-ce que tu as dit ?
Dorcas ravala sa salive. Oh, après tout, si on doit se faire enguirlander, autant que ce soit pour un bon motif.
— Je t’ai dit : Ferme-la, répondit-il doucement. Je ne veux pas être malpoli, mais tu es tout le temps à crier après tout le monde. Désolé, mais c’est la vérité. Je t’aide. Je ne t’ai pas demandé de m’aider, mais tu pourrais au moins me laisser faire, au lieu de passer ton temps à me houspiller. Et tu ne dis jamais s’il te plaît, jamais merci. Les gens, c’est un peu comme les machines, ajouta-t-il tandis que le visage de Grimma virait à l’écarlate, et des mots comme s’il te plaît et merci, c’est exactement comme le cambouis. Ça aide à faire mieux tourner les choses. Ça va comme ça ?
Il se retourna vers les garçons, qui paraissaient très gênés d’être là.
— Trouvez-moi un bâton assez long pour atteindre la cabine, dit-il. S’il vous plaît.
Ils obéirent avec un empressement spectaculaire.
9
III. Ainsi parlèrent les plus jeunes gnomes : Que ne sommes-nous les gnomes qu’étaient nos Pères, pour voyager en ce camion ! C’était comment ?
IV. Et Dorcas leur dit : Ça faisait Peur.
V. Voilà comment c’était.