Le lundi commence le samedi [Понедельник начинается в субботу - fr]
- Автор: Стругацкий Аркадий Натанович, Стругацкий Борис Натанович
- Год: 1974
- Язык: французский
- Год: Éditions Denoël
- Переводчик: Bernadette du Crest
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Le lundi commence le samedi [Понедельник начинается в субботу - fr]». Краткое содержание книги:
Mais soudain vous voici propulsé dans un institut de chercheurs passionnés pour qui le lundi commence le samedi et qui ont pour collaborateurs : des Pythies, Merlin l’Enchanteur … et un ex-Grand Inquisiteur !
Alors vous commencez à vous poser quelques questions pratiques sur le bon usage de la science et de la technique. Et les réponses que vous trouvez sont tout à fait fantastiques !
Il se dirigea vers la sortie, je le suivis, pressentant des ennuis. Roman m’attendait à la porte.
— Alors ? demanda-t-il.
— C’est honteux, disait Modeste sans conviction. Bureaucrates.
— J’ai des ordres, s’entêtait le sergent Kovalev, déjà dans le corridor.
— Allons, sortez, Roman Pétrovitch, sortez, invita Modeste en agitant ses clefs.
Roman sortit. Je voulus me faufiler à sa suite, mais Modeste me héla.
— Je m’excuse, fit-il. Où allez-vous ?
— Comment où ? dis-je d’une voix morne.
— Retournez à votre place, retournez-y.
— Quelle place ?
— Mais là où vous vous trouviez. Je m’excuse, mais vous êtes bien le … heu … l’homoncule ? Eh bien, restez à votre place …
La situation était vraiment critique. Roman était désarçonné lui aussi, et je me serais trouvé en fâcheuse posture si, à cet instant, Naïna Kievna n’avait fait une entrée fracassante en compagnie d’un vigoureux bouc noir qu’elle tirait au bout d’une corde. A la vue du sergent, la bête fit entendre des bêlements de mauvais augure et essaya de foncer. Naïna Kievna tomba, le cuveau se renversa, Modeste se précipita dans le couloir. Un tumulte indescriptible s’ensuivit. Roman me prit par la main et tout en disant : « Filons, filons » se rua dans la chambre. Nous refermâmes la porte et nous nous y appuyâmes, hors d’haleine. Dans l’entrée on criait.
— Vos papiers !
— Saints du paradis ! Qu’est-ce que c’est que ça !
— Qu’est-ce que vient faire ce bouc ? Dans une maison ?
— Bê-ê-ê …
— Ça suffit comme ça, où vous croyez-vous !
— Qu’est-ce que c’est que ces histoires de pièces de cinq kopecks ?
— Bê-ê-ê …
— Citoyenne, emmenez ce bouc !
— Mais arrêtez, le bouc est inscrit au registre !
— Comment ça, inscrit au registre ?
— Ce n’est pas un bouc ! C’est un employé !
— Qu’il montre ses papiers alors !..
— Passons par la fenêtre et courons à l’auto, chuchota Roman.
J’attrapai mon blouson et sautai par la fenêtre. Le chat Vassili me fila dans les jambes en miaulant. Courbé, je courus à la voiture, ouvris la portière et me mis au volant. Roman ouvrait déjà le portail. Je n’arrivais pas à démarrer. Pendant que je m’escrimais sur le starter, je vis la porte de l’isba s’ouvrir, le bouc sortir en trombe et prendre le large en faisant des bonds prodigieux. Le moteur se mit en marche. Je sortis du jardin, le lourd vantail se referma. Roman sauta dans l’auto.
— Filons, cria-t-il, très excité. En ville !
Au moment de prendre l’avenue de la Paix, il me demanda :
— Et alors, ça te plaît chez nous ?
— Oui. Mais c’est vraiment bruyant.
— Avec Naïna, c’est toujours bruyant. Elle est terrible. Elle ne t’a pas fait trop de misères ?
— Non, nous ne nous sommes presque pas vus.
— Attends, dit Roman. Ralentis.
— Que se passe-t-il ?
— Voilà Volodia. Tu te rappelles Volodia ?
Je freinai. Volodia s’installa à l’arrière et avec un sourire réjoui me serra la main.
— Ça, c’est formidable ! s’exclama-il. J’étais justement à votre recherche.
— Il ne manquait plus que toi là-bas, dit Roman.
— Comment ça s’est terminé ?
— En queue de poisson.
— Où.allez-vous maintenant ?
— A l’institut.
— Pour quoi faire ? demandai-je.
— Travailler, dit Roman.
— Je suis en congé.
— Ça n’a pas d’importance. Le lundi commence le samedi, et août, cette fois-ci, commencera en juillet.
— Les copains m’attendent, dis-je d’un ton implorant.
— On s’en charge. Ils ne s’apercevront de rien.
— C’est à devenir fou, dis-je.
Nous passâmes entre le magasin n° 2 et le restaurant n° 11.
— Il connaît déjà le chemin, remarqua Volodia.
— C’est un type épatant, dit Roman. Un champion !
— Il m’a tout de suite plu, ajouta Volodia.
— J’ai l’impression que vous avez vraiment besoin d’un programmeur, dis-je.
— Oui, mais pas n’importe lequel, loin de là, précisa Roman.
Je freinai près de l’étrange bâtisse qui portait entre ses fenêtres l’inscription NIITCHAVO.
— Qu’est-ce que cela signifie, demandai-je. Pourrais-je au moins connaître l’endroit où l’on m’envoie travailler ?
— Oui, acquiesça Roman, c’est tout à fait possible, maintenant. C’est un institut de recherche scientifique sur la magie et l’occultisme. Mais pourquoi as-tu stoppé ?… Avance !
— Où ?
— Tu ne vois pas, non ?
Et je vis.
Mais cela est une autre histoire.
DEUXIÈME HISTOIRE. VANITÉ DES VANITÉS
Parmi les personnages du récit, il importe d’en détacher un ou deux, les autres étant considérés comme secondaires.