Les Onze Mille Verges ou les amours d’un hospodar
- Автор: Аполлинер Гийом
- Год: 29
- Язык: французский
- Жанр: Романы для взрослых
Электронная книга - «Les Onze Mille Verges ou les amours d’un hospodar». Краткое содержание книги:
Un cosaque qui avait froid aux mains était en train de se les réchauffer dans la conasse de sa jument. La bête hennissait doucement; tout à coup, le cosaque réchauffé se hissa sur une chaise derrière sa bête et sortant un grand vit long comme un bois de lance le fit pénétrer avec délices dans la vulve animale qui jutait un hippomane fort aphrodisiaque, car la brute humaine déchargea trois fois avec de grands mouvements de cul avant de déconner.
Un officier qui aperçut cet acte de bestialité s’approcha du soldat avec Mony. Il lui reprocha vivement de s’être livré à sa passion:
«Mon ami, lui dit-il, la masturbation est une qualité militaire.
» Tout bon soldat doit savoir qu’en temps de guerre l’onanisme est le seul acte amoureux permis. Branlez-vous. Mais ne touchez ni aux femmes, ni aux bêtes.
» D’ailleurs, la masturbation est fort louable, car elle permet aux hommes et aux femmes de s’habituer à leur séparation prochaine et définitive. Les mœurs, l’esprit, les costumes et les goûts des deux sexes diffèrent de plus en plus. Il serait grand temps de s’en apercevoir et il me paraît nécessaire, si l’on veut dominer sur terre, de tenir compte de cette loi naturelle qui bientôt s’imposera».
L’officier s’éloigna laissant Mony pensif regagner la tente de Fédor.
Tout à coup le prince perçut une rumeur bizarre, on eût dit des pleureuses irlandaises se lamentant sur un mort inconnu.
En s’approchant le bruit se modifia, il devint rythmé par des claquements secs comme si un chef d’orchestre fou tapait de son bâton sur son pupitre pendant que l’orchestre jouerait en sourdine.
Le prince courut plus vite et un spectacle étrange se présenta devant ses yeux. Une troupe de soldats commandés par un officier frappaient à tour de rôle avec de longues baguettes flexibles sur le dos de condamnés nus jusqu’à la ceinture.
Mony, dont le grade était supérieur à celui qui commandait les fouetteurs, voulut prendre leur commandement.
On amena un nouveau coupable. C’était un beau gars Tatar ne parlant presque pas le russe. Le prince le fit mettre complètement nu, puis les soldats le fustigèrent de telle façon que le froid du matin le piquait en même temps que les verges qui les cinglaient.
Il était impassible et ce calme irrita Mony; il dit un mot À l’oreille de l’officier qui ramena bientôt une serveuse de brasserie. C’était une plantureuse kellnerine dont la croupe et la poitrine remplissaient indécemment l’uniforme qui la sanglait. Cette belle et grosse fille arriva gênée de son costume et marchant à pas de canard.
«Vous êtes indécente, ma fille, lui dit Mony, quand on est une femme comme vous, on ne s’habille pas en homme; cent coups de verge pour vous l’apprendre.»
La malheureuse tremble de tous ses membres, mais, sur un geste de Mony, les soldats la dépouillèrent.
Sa nudité contrastait singulièrement avec celle du Tatar.
Lui était très long, le visage émacié, les yeux petits, malins et calmes; ses membres avaient cette maigreur que l’on prête à Jean-Baptiste, après qu’il eut vécu quelque temps de sauterelles. Ses bras, sa poitrine et ses jambes héronnières étaient velus, son pénis circoncis prenait de la consistance à cause de la fustigation et le gland en était pourpre, couleur de vomissement d’ivrogne.
La kellnerine, beau spécimen d’Allemande du Brunswick, était lourde de croupe; on eût dit une robuste cavale luxembourgeoise lâchée parmi les étalons. Les cheveux blond filasse la poétisaient assez et les Nixes rhénanes ne doivent pas être autrement.
Des poils blonds très clairs lui pendaient jusqu’au milieu des cuisses. Cette tignasse couvrait complètement une motte rebondie. Cette femme respirait une santé robuste et tous les soldats sentirent leurs membres virils se mettre d’eux-mêmes au port d’armes.
Mony demanda un knout qu’on lui apporta. Il le mit dans la main du Tatar.
«Cochon de prévôt, lui cria-t-il, si tu veux épargner ton cuir, ne ménage pas celui de cette putain.»
Le Tatar sans répondre examina en connaisseur l’instrument de torture composé de lanières de cuir auxquelles adhérait la limaille de fer.
La femme pleurait et demandait grâce en allemand. Son corps blanc et rose tremblait. Mony la fit mettre à genoux, puis d’un coup de pied, il força son gros cul à se soulever. Le Tatar secoua d’abord le knout en l’air, puis, levant fortement le bras, il allait frapper, quand la malheureuse kellnerine qui tremblait de tous ses membres lâcha un pet sonore qui fit rire tous les assistants et le Tatar lui-même dont le knout tomba. Mony une verge à la main lui cingla le visage en lui disant:
«Idiot, je t’ai dit de frapper et non pas de rire.»
Puis, il lui remit la verge en lui commandant de fustiger d’abord l’Allemande pour l’habituer. Le Tatar se mit à frapper avec régularité. Son membre placé derrière le gros cul de la patiente s’était quillé, mais, malgré sa concupiscence, son bras retombait rythmiquement, la verge était très flexible, le coup sifflait en l’air, puis retombait sèchement sur la peau tendue qui se rayait.
Le Tatar était un artiste et les coups qu’il frappait se réunissaient pour former un dessin calligraphique.
Sur le bas du dos, au-dessus des fesses, le mot putain apparut bientôt distinctement.
On applaudit vigoureusement tandis que les cris de l’Allemande devenaient toujours plus rauques. Son cul, à chaque coup de verge, s’agitait un moment puis se soulevait, les fesses serrées qui aussitôt se desserraient; on apercevait alors le trou du cul et le con en dessous, bâillant et humide.
Petit à petit, elle sembla se faire aux coups. À chaque claquement de la verge, le dos se soulevait mollement, le cul s’entrouvrait et le con bâillait d’aise comme si une jouissance imprévue venait la visiter.
Elle tomba bientôt comme suffoquée par la jouissance et Mony à ce moment, arrêta la main de Tatar.
Il lui remit le knout et l’homme, très excité, fou de désirs, se mit à frapper avec cette arme cruelle sur le dos de l’Allemande. Chaque coup laissait plusieurs marques saignantes et profondes, car, au lieu de soulever le knout après l’avoir abattu, le Tatar le tirait à lui de telle façon que la limaille qui adhérait aux lanières emportait des lambeaux de peau et de chair, qui tombaient ensuite de tous côtés, tachant de gouttelettes sanglantes les uniformes de la soldatesque.
L’Allemande ne sentait plus la douleur, elle se lovait, se tordait et sifflait de jouissance. Sa face était rouge, elle bavait et lorsque Mony commanda au Tatar de cesser, les traces du mot putain avaient disparu, car le dos n’était plus qu’une plaie.
Le Tatar restait droit, le knout sanglant à la main; il semblait demander une approbation, mais Mony le regarda d’un air méprisant:
«Tu avais bien commencé, mais tu as mal fini. Cet ouvrage est détestable. Tu as frappé comme un ignorant. Soldats, remportez cette femme et apportez-moi une de ses compagnes dans la tente que voici: elle est vide. Je vais m’y tenir avec ce misérable Tatar.»
Il renvoya les soldats, dont quelques-uns remportèrent l’Allemande et le prince s’en fut avec son condamné dans la tente.
Il se mit à le frapper à tour de bras avec deux verges. Le Tatar, excité par le spectacle qu’il venait de voir sous les yeux et dont il était le protagoniste, ne retint pas longtemps le sperme qui bouillonnait dans ses couillons. Son membre se redressa sous les coups de Mony, et le foutre qui jaillit alla s’écraser contre la toile de la tente.