Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Le Prisonnier De Zenda - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le Prisonnier De Zenda

Электронная книга - «Le Prisonnier De Zenda». Краткое содержание книги:

?crit en 1894, ce court roman d'Anthony Hope est devenu un classique du livre d'aventures outre-manche, m?me s'il reste m?connu en France, malgr? plusieurs adaptations au cin?ma et ? la t?l?vision.
1 ... 12 13 14 15 16 17 18 19 20 ... 46
Перейти на страницу:

– Rien de plus vraisemblable, acquiesça Sapt. Quels sont les trois qui sont ici?

– De Gautel, Bersonin et Detchard.

– Les étrangers! C’est clair comme de l’eau de roche. Le duc les a amenés avec lui, et a laissé les Ruritaniens auprès du roi. Il veut compromettre les Ruritaniens autant que possible.

– Ils ne se trouvaient pas parmi les amis auxquels nous avons dit un mot au pavillon? demandai-je.

– Plût à Dieu qu’ils y eussent été! reprit Sapt. Au lieu de six, ils ne seraient plus que quatre!»

J’avais déjà développé en moi un attribut de la royauté: le sentiment que je ne devais pas révéler mes idées ni mes desseins secrets même à mes plus intimes amis. Mon plan était parfaitement arrêté. Je voulais me rendre aussi populaire que possible et en même temps ne pas témoigner de mauvaise grâce à Michel. De cette façon, j’espérais calmer l’hostilité de ses adhérents et lui donner, au cas où un conflit surviendrait, non pas le rôle d’une victime, mais celui d’un ingrat.

Je ne désirais pas toutefois voir éclater entre nous les hostilités; il était de l’intérêt du roi que le secret fût gardé le plus longtemps possible. Tant qu’il le serait, j’avais beau jeu à Strelsau. La situation, en se prolongeant, affaiblissait Michel.

Dans l’après-midi, il me prit fantaisie de sortir à cheval, et, accompagné par Fritz von Tarlenheim, je fis le tour de la nouvelle avenue du Parc-Royal en rendant avec la plus scrupuleuse politesse tous les saluts qui m’étaient adressés. Alors je passai à travers quelques rues, et m’arrêtai pour acheter des fleurs à une jeune marchande que je payai d’une pièce d’or; puis, ayant, comme je le souhaitais, attiré l’attention de la foule (plus de cinq cents personnes me suivaient), je me dirigeai vers le palais qu’occupait la princesse Flavie et fis demander si elle pouvait me recevoir.

Cette démarche surexcita fort l’enthousiasme de mon bon peuple, qui m’acclama. La princesse était très populaire, et le chancelier, l’austère chancelier lui-même, ne s’était pas fait scrupule de me dire que, plus je ferais à la princesse une cour assidue, plus tôt je l’amènerais à une heureuse conclusion, plus je gagnerais l’affection de mes sujets. Le chancelier, naturellement, ne se rendait pas compte des difficultés qu’il y avait pour moi à suivre son loyal et excellent conseil. Toutefois je pensais que, professionnellement, il n’y aurait à cela aucun mal; et, dans ce dessein, Fritz m’appuya avec une cordialité qui me surprit un peu jusqu’au moment où il me confessa qu’il avait des raisons particulières pour désirer aller au palais de la princesse, raisons qui n’étaient autres qu’un sentiment qu’il avait voué à une demoiselle d’honneur, amie intime de la princesse, la comtesse Helga von Straszin.

L’étiquette favorisa les espérances de Fritz: tandis qu’on m’introduisait dans la chambre de la princesse, il put rester dans la salle d’attente avec la comtesse: en dépit des gens et des domestiques disséminés çà et là, je ne doute pas qu’ils purent se ménager un tête-à-tête; mais je n’avais guère le loisir de m’occuper d’eux, car j’étais arrivé à l’un des passages les plus délicats et les plus épineux du rôle difficile que j’avais accepté. Il fallait me rendre la princesse favorable et elle ne devait pas m’aimer; il fallait lui témoigner de l’affection et ne point en ressentir. Je fis un grand effort afin d’être à la hauteur de la situation, situation que ne rendit pas moins embarrassante le trouble charmant avec lequel la princesse me reçut. On verra plus loin si je m’acquittai bien de mon rôle.

«Voilà que vous gagnez des lauriers d’or maintenant, fit-elle. Vous êtes comme le prince Henry, de Shakespeare, que le fait d’être roi transforme… Mais pardonnez-moi, Sire, j’oubliais que je parle au roi.

– Je vous supplie de ne me dire que ce que vous dicte votre cœur et de ne m’appeler jamais que par mon nom!»

Elle me regarda un moment.

«Eh bien! soit, reprit-elle; je suis heureuse et fière, Rodolphe. En vérité, tout est changé en vous, jusqu’à l’expression de votre visage.»

J’acquiesçai à son dire; mais, le sujet me paraissant scabreux, j’essayai une diversion.

«Mon frère est de retour, à ce que j’ai entendu dire. Il était en déplacement, paraît-il.

– Oui, il est revenu, répondit-elle, en fronçant légèrement les sourcils.

– Il ne peut jamais rester longtemps éloigné de Strelsau, remarquai-je en souriant. Sur ma foi, nous sommes tous ravis de le voir. Plus nous le sentons près de nous, plus nous sommes heureux.

– Comment cela, cousin? Serait-ce parce que vous pouvez plus facilement…

– Savoir ce qui l’occupe? Peut-être bien, cousine. Et vous, pourquoi êtes-vous contente?

– Je n’ai pas dit que je fusse contente, répondit-elle.

– On le dit pour vous.

– Les gens qui disent cela sont des insolents, riposta-t-elle avec une délicieuse arrogance.

– Et croyez-vous que je sois de ceux-là?

– Ce serait faire injure à Votre Majesté, dit-elle avec une révérence ironiquement respectueuse; puis elle ajouta, malicieusement, après une pause: À moins que…

– À moins que?…

– À moins que Votre Majesté ne s’imagine que je suis préoccupée de savoir où est le duc de Strelsau, quand je ne m’en soucie pas plus que de cela…»

Et elle fit gentiment claquer ses doigts. Que n’aurais-je donné pour être le roi!

«Vous ne vous inquiétez pas de savoir où est votre cousin Michel?

– Mon cousin Michel?… Je l’appelle le duc de Strelsau.

– Pourtant vous l’appelez Michel quand vous le rencontrez.

– Oui, pour obéir aux ordres de votre frère.

– Et maintenant pour obéir aux miens.

– Si telle est votre volonté.

– Sans nul doute. Nous devons tous nous appliquer à plaire à notre bien-aimé frère Michel.

– M’ordonnerez-vous aussi de recevoir ses amis?

– Les Six?

– C’est ainsi que vous les appelez, vous aussi?

– Pour être à la mode, il le faut bien. Mais ma volonté est que vous ne receviez que les gens qu’il vous plaît de recevoir.

– Sauf vous-même…

– En ce qui me concerne, je vous en prie: je ne puis pas l’ordonner…»

Comme je parlais, une clameur s’éleva dans la rue. La princesse courut à la fenêtre.

«C’est lui! s’écria-t-elle. C’est le duc de Strelsau!»

Je souris sans rien dire. La princesse se rassit et, pendant quelques instants, nous restâmes silencieux. Le bruit au-dehors avait cessé; mais j’entendais un brouhaha, des allées et venues dans le salon d’attente. Je me mis à parler de choses et d’autres. La conversation s’animait, et je commençais à me demander ce qu’avait bien pu devenir Michel lorsque tout à coup, à ma grande surprise, Flavie, joignant les mains, s’écria d’une voix troublée:

«Est-ce sage de l’exaspérer, de le mettre en colère?

– Quoi? qui mettre en colère? en quoi faisant?

– Mais en le faisant attendre.

– Ma chère cousine, je n’ai aucune envie de le faire attendre.

1 ... 12 13 14 15 16 17 18 19 20 ... 46
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)