Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Исторические приключения » Aventures périlleuses de trois Français au Pays des Diamants
Aventures périlleuses de trois Français au Pays des Diamants - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Aventures périlleuses de trois Français au Pays des Diamants

Электронная книга - «Aventures périlleuses de trois Français au Pays des Diamants». Краткое содержание книги:

Le kopje (mine de diamants) de Nelson’s Fountain était, ce jour-là, plus que jamais, plein de bruit et d’animation. À l’incessante activité habituellement déployée par les diggers de toute race, de toute couleur, avait brusquement succédé une sorte de frénésie dont un observateur attentif et de sang-froid eût promptement deviné la cause.
1 ... 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151
Перейти на страницу:

Quelques éclairs rapides coupent de sillons blafards ces blocs de nuées chargées de fluide, et de sourds grondements commencent à se répercuter sur les eaux devenues en un moment gris de plomb.

Une chaude bouffée d’air, imprégnée d’odeurs sulfureuses, fait frissonner les tiges courbées des euphorbes, et tord la colonne de fumée dont les Africains se rapprochent lentement.

L’obscurité enveloppe peu à peu les terres basses ; non pas ce phénomène normal succédant au crépuscule et précédant de quelques instants la nuit, mais plutôt cette brutale raréfaction de la lumière du jour, aussi pénible à l’œil que le vide partiel l’est au poumon. Ce sont des ténèbres d’éclipse totale de soleil, avec des taches d’ombres mêlées de clair obscur, où semblent s’agiter des formes auxquelles la clarté à peine évanouie s’est pour ainsi dire accrochée, et qui conservent, avec la chaleur emmagasinée la faculté de rayonner quelques moments encore.

La nuit serait bientôt complète, si les fulgurations ne se succédaient presque sans discontinuer. Leurs lueurs blafardes permettent d’apercevoir, de temps en temps, la troupe des Batokas qui semblent hésiter.

C’est que la fumée qui tout à l’heure sortait de la colline, vient de subir une étrange et terrible transformation. Pendant les rares instants où les éclairs ne luisent pas, on aperçoit une longue coulée de flammes qui se détache sur le nuage orageux, et monte lentement avec des reflets sanglants d’incendie.

Les pauvres noirs ont fait jusqu’alors bonne contenance. Mais, en somme, ils allaient tout d’abord combattre la fumée que, dans leur naïve superstition ils attribuaient à la respiration de quelque monstre légendaire, tandis qu’ils vont maintenant avoir affaire à une véritable gerbe de flammes, dont la présence indique une recrudescence de fureur, chez leur mystérieux ennemis.

Alexandre se rend compte de cette hésitation, et comprend qu’elle peut engendrer une panique suivie d’un irrémédiable désarroi.

Il va s’élancer vers eux, les encourager, marcher s’il le faut à leur tête, quand une détonation aiguë, précédées d’une flammèche rougeâtre éclate sur le sommet de la colline.

Une seconde d’accalmie permet de distinguer la nature de cette détonation.

C’est un coup de feu.

Toute erreur est hélas ! impossible, car un des noirs bronche aussitôt, étend les bras, tourne deux fois sur lui-même et roule inanimé sur le roc.

XVII

Mésaventures de Pieter. – Féroces et superstitieux. – Rupture d’un contrat. – Cornélis et Pieter voudraient bien s’en aller. – Flèches tirées en « feu de salve ». – Après l’orage. – L’averse équatoriale. – Les Barimos sont apaisés. – Curiosité de Joseph et ce qui en résulta. – Joseph prétend apercevoir un ruisseau de lait en ébullition. – Explosion d’un fourneau de mine. – Celui qu’on n’attendait pas. – Apparition de Sam Smith. – Est-ce un tremblement de terre ? – Chute d’une montagne.

Pieter, impatienté déjà par la lenteur désespérante avec laquelle se mouvait son radeau, fut sincèrement exaspéré, quand après avoir donné la chasse au dray vide si ingénieusement largué par Alexandre en temps opportun, il s’aperçut qu’il avait lâché la proie pour l’ombre.

Remonter à l’aide de cet appareil incommode le Zambèze en un point où la vitesse du courant se trouvait décuplée par le voisinage de la chute Victoria n’était pas une petite affaire.

Aussi, le Boër, furieux de son échec était-il également inquiet sur le résultat final de cette opération qu’il fallait entreprendre le plus tôt possible.

Sans s’arrêter aux gémissements des hommes de feu Caïman, épuisés déjà par une longue série de pérégrinations sur l’eau et sur la terre, il les encouragea par quelques paroles bien senties, accompagnées de horions magistralement appliqués à ceux dont l’entendement semblait quelque peu réfractaire à ses exhortations.

Il réussit pourtant à échapper aux tourbillons formés par les îlots et les récifs et à pénétrer dans la zone des eaux plus calmes. C’est alors que, après avoir perdu près de trois heures à poursuivre le wagon vide et à retourner au lieu d’où la lourde machine était partie, il aperçut la flottille des Batokas faisant force de rames pour arriver au point vers lequel il se dirigeait.

Plus de doute, les Européens qui lui avaient échappé en déhalant le dray de la lagune se trouvaient là. Mais il ne pouvait songer à les attaquer, car les guerriers de Magopo leur constituaient une garde devant laquelle ses pillards eussent fait piètre figure.

Il était encore une fois contraint de battre en retraite et de s’enfuir le plus vite possible, sous peine d’être séance tenante appréhendé par les Batokas dont les intentions à l’égard de sa horde n’étaient rien moins que bienveillantes.

Frémissant, de rage, Pieter ordonna de virer de bord, et n’eut pas besoin, pour cette fois, de mettre en œuvre ses procédés habituels d’encouragement, tant l’arrivée des Batokas inspira de terreur à ses compagnons. Il regagna la rive sans autre désagrément, mais il ne put, quoi qu’il fît, retenir près de lui ses auxiliaires, qui s’enfuirent à travers bois, dès qu’ils eurent touché la terre ferme.

Le Boër, penaud et furieux, prit le parti de regagner le point où il avait laissé Cornélis et Sam Smith, espérant pouvoir se concerter avec celui-ci dont il ignorait naturellement les dernières aventures.

Il escalada lestement la colline, ruminant des projets de vengeance et combinant, dans son cerveau fertile en expédients, le plan d’une éclatante revanche.

C’est alors que se produisirent les événements relatés au chapitre précédent, et qui se terminèrent par l’investissement du monticule par les Batokas dont le chef s’était dirigé vers l’Îlot du Jardin.

Pieter, à l’aspect de la colonne de fumée qui sortait en épais tourbillons d’une dépression échancrant un des sommets du roc, se sentit, lui aussi, envahi d’une terreur superstitieuse. Le sauvage blanc, aguerri contre tous les dangers d’ordre matériel, était plus tremblant qu’un enfant devant un phénomène dont il ne pouvait soupçonner les causes et dont les effets pouvaient être terribles.

Il retrouva sans trop de peine Cornélis qui, en proie à une folle épouvante, n’avait osé quitter sa forteresse palissadée d’euphorbes, d’aloès et de cactus géants.

– Ah ! vous voilà, dit le borgne, c’est bien heureux !

– La peste m’étouffe si je ne suis pas content de vous revoir.

– D’où diable venez-vous ?

– Mais, vous-mêmes, que faites-vous, ainsi retranché, comme un léopard à l’affût, pendant que j’ai sur les talons tous les démons à peau noire qui habitent les rives du fleuve.

» Où donc est master Smith ?

– Eh ! le sais-je mieux que vous, riposta Cornélis d’un ton bourru.

» Il est parti aux provisions depuis une demi-journée, et j’ignore absolument ce qu’il est devenu.

– La situation me semble grave, Cornélis.

– Très grave, Pieter.

– Tout cela se complique, s’enchevêtre au point que je ne sais plus où donner de la tête.

– Depuis que Klaas n’est plus là pour penser à notre place, tout marche de mal en pis.

– Nous avons peut-être eu tort de faire la guerre à Klaas et de le sacrifier.

1 ... 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)