Maupassant
- Автор: Де Мопассан Ги
- Год: 2011
- Язык: французский
- Год: Editions Neuchateloises
- ISBN: ASIN: B005HFL90I
- Жанр: Другая драматургия
Электронная книга - «Maupassant». Краткое содержание книги:
Au-delà d’une simple compilation, « Maupassant : Œuvres complètes » constitue également un formidable outil de recherche, facile et agréable à utiliser pour quiconque s’intéresse à l’œuvre de Guy de Maupassant. Pour le simple lecteur, il est une source de plaisir et de curiosité quasiment inépuisable.
• Edition complétée d’une étude de l’éditeur.
• Edition enrichie de notes explicatives interactives.
Et voilà que, tout à coup, je les ai reconnus l’autre jour. Ah ! Mes farceurs, je vous tiens ! Vous êtes les guerriers grecs et les guerriers romains que les papas de vos peintres peignaient pour nos papas à nous. Oh ! vieux malins, vieux ficeleurs, vieux retapeurs d’antiques, vous avez enterré vos casques, vos boucliers et vos glaives, vous avez mis des bonnets de coton et des sabots pour me tromper ; mais j’ai reconnu vos bonnes têtes de modèles soignées, brossées et rasées, mes gueux ! Vous cachez dans vos vieilles culottes à pièces la jambe qui se tendait pour lancer le javelot. Et dans quatre ans vous reviendrez sous des accoutrements d’ouvriers, mes camarades ! Car nous allons à l’ouvrier maintenant ; nous allons au forgeron, au mineur, au travailleur des grandes usines. Dans quatre ans, nous ne verrons pas plus de paysans qu’il n’y a, aujourd’hui, de guerriers grecs ; mais nous aurons les grandes industries : fonderie — métallurgie — verrerie toiles et prélarts — corderie, etc., etc. Et voilà ce qu’on nomme l’art moderne, le progrès, la marche en avant des vieux-jeunes modèles et d’un magasin de costumes !
Adieu le paysan ! vive l’ouvrier !
Une — deux — trois !
Dans la note vraiment moderne et nouvelle, quelques toiles se distinguent tout à fait :
La Salle des Filles au Dépôt, de Jean Béraud, le plus charmant des fantaisistes ;
Avant la Fête, de M. Kuehl ;
Une vieille qui file, de M. Gray ;
Un Réfectoire de Femmes, de M. Hubert ;
Une Paysanne rêvant, de M. Perret ;
Le Barbier de Village, de M. Brispot ;
Une Rue à Pont-de-l’Arche, de M. Baillet ;
Une grande et belle composition de M. Halkett, intitulée : Dans la Sapinière, et qui devrait plutôt être baptisée : Dans les Flûtes ;
Les bizarres et séduisantes fantaisies de M. Ary Renan ;
Le Vercingétorix de M. Motte, d’un grand effet ; et, parmi les classiques célèbres, citons M. Boulanger qui nous apporte deux belles œuvres.
5e groupe sympathique — Peintres de harengs, fleurs, légumes, casseroles. MM. Rousseau (Philippe) et Vollon font preuve, depuis des temps qui seront bientôt préhistoriques, d’une obstination inébranlable, d’un talent hors ligne d’ailleurs et d’une imagination inépuisable dans la découverte des ustensiles de ménage.
Voici, sauf quelques erreurs, les dates et les sujets de leurs principales expositions :
1789 (année de la Révolution française) — Rousseau (Philippe) — Un fromage.
1789 — Vollon — Un chaudron.
1815 — Vollon — Deux fromages.
1815 — Rousseau (Philippe) — Deux chaudrons.
1830 — Rousseau (Philippe) — Œufs sur le plat.
1830 — Vollon — Poteries et Fromages.
1840 — Vollon — Le Plat aux neufs.
1840 — Rousseau (Philippe) — Le Pot au lait.
1865 — Vollon — Harengs et Poteries.
1865 — Rousseau (Philippe) — La Bassine aux confitures.
1869 — Rousseau (Philippe) — Fromages et Fraises.
1869 — Vollon — Le Saladier de fraises.
1875 — Rousseau (Philippe) — Bocal de prunes.
1875 — Vollon — Poissons et Primeurs.
1878 — Rousseau (Philippe) — La Bassinoire.
1878 — Vollon — La Bassinoire.
Et enfin, pour changer, M. Vollon nous donne, en 1886, des poteries ;
Et M. Rousseau (Philippe) des fromages et le bocal d’abricots.
(Bis repetita placent.)
Avec un talent tout à fait remarquable, un nouveau venu s’engage dans cette peinture de comestibles. Les deux toiles de M. Zakarian sont (si j’ose m’exprimer pour une fois en argot de critique d’art) des pages de cuisine de premier ordre. De même, les fort belles fleurs de M. Schuller, intitulées Automne, sont aussi des pages, ou plutôt des feuilles d’automne de grand mérite.
6e groupe sympathique — Peintres de faits divers.
Commençons par les illustres. M. Gérôme nous montre les obélisques du désert atteints de la rougeole, et le sphinx contemplant Napoléon. Cette dernière composition porte comme sous-titres : « Maximus et Minimus » et « le plus grand des deux n’est pas celui qu’on pense ».
M. Vibert, touché des faveurs de l’Amérique, les reconnaît en exposant un homard à l’américaine, d’un esprit très espagnol.
M. Moyse nous émeut par une peinture intitulée Les Verges et qui représente, nous a-t-il semblé, un frère ignorantin fessant un petit garçon (nous aurons sans doute la seconde partie l’an prochain). Ce tableau doit être acheté par le Ministère de l’instruction publique, qui se propose de l’offrir au Conseil municipal.
Dans la salle où triomphe M. Protais avec un admirable champ de bataille où tous les morts dorment sous la lune, on a réuni, sous l’influence sans doute de ce maure tableau, tant d’expirants et d’expirés, qu’on le pourrait dénommer la Morgue.
Ailleurs, M. Luigi Loir a peint un « Cherchez le train » d’une vérité et d’un talent délicieux. Le train passe sous une place de Paris, couverte de monde et de voitures. Seule la fumée répandue sur la foule, légère et ondulante comme un nuage, panache blanc et transparent qui flotte, révèle l’invisible convoi.
De M. Gueldry, un remarquable, très remarquable atelier de Décapage des métaux.
Deux charmantes compositions de M. Pierre Mousset : Le Nid et le Repos.
M. Deschamps nous raconte avec son pinceau l’histoire d’une pauvre folle qui tient dans ses bras un petit lapin coiffé d’un bonnet d’enfant, touchante image de la perfidie masculine, des odieux procédés dont les hommes ont usé envers cette jeune fille.
Ne devrait-on pas intituler cela : le Dernier Lapin, comme Neuville avait intitulé son célèbre tableau : La Dernière Cartouche ?
M. Marec expose une querelle de ménage dans le peuple, vraie scène de l’Assommoir, d’un effet saisissant et d’une beauté incontestable.
De M. Marius Michel, deux charmantes toiles très modernes.
M. Moreau de Tours, sous ce titre : La Morphine, nous donne sans doute la première illustration moralisatrice destinée au savant ouvrage des docteurs Bourneville et Bricos, d’où est tiré son sujet.
M. Jadin nous montre, avec son talent habituel, des Braconniers dérangés par une ronde de nuit.
7e groupe — Marines.
1° Marines de guerre.
M. Couturier, dans une toile d’une propreté admirable, enseigne aux foules comment sont nettoyés, brossés et lavés les bâtiments de l’État.
Saluons la galère royale de M. Delort.
2° Marines de pêche.