Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Rétrospectivement, Harry s'était donné quelques heures pour faire la découverte la plus importante de l'histoire de la magie et quelques mois pour briser les barrières sous-développées d'un garçon de onze ans. Ce qui indiquait peut-être que Harry avait une déficience cognitive majeure lorsqu'il s'agissait d'estimer les temps d'exécution des tâches.
Harry allait-il aller en Enfer de la Science pour ce qu'il avait fait ? Il n'en était pas certain. Il s'était arrangé pour garder l'attention de Draco concentrée sur la possibilité que la magie disparaisse, il s'était assuré que Draco s'occupe des expériences qui semblaient au premier abord pointer dans cette direction. Il avait attendu d'avoir expliqué la génétique avant de le pousser à considérer les créatures magiques (bien que Harry ait pensé en termes d'anciens artefacts tels que le Choixpeau, que personne ne pouvait plus dupliquer mais qui continuaient de fonctionner). Mais Harry n'avait pas vraiment exagéré la moindre preuve, il n'avait pas détourné le sens d'un seul des résultats. Quand l'Interdit de Merlin avait invalidé le test qui aurait dû être décisif, il l'avait tout de suite dit à Draco.
Puis ce qui s'était passé ensuite...
Mais il n'avait pas vraiment menti à Draco. Draco l'avait cru, et ça le rendrait vrai.
La fin n'avait certes pas été amusante.
Harry se retourna et chancela jusqu'à la porte.
Il était temps de tester le sort de Verrouillage de Draco.
La première étape était simplement d'essayer de tourner la poignée. Draco aurait pu bluffer.
Draco n'avait pas bluffé.
"Finite Incantatem." La voix de Harry était plutôt rauque, et il pouvait sentir que le sort n'avait pas pris.
Alors Harry essaya de nouveau, et cette fois il sentit le sort se lancer. Mais un autre tour de poignée montra qu'il n'avait pas fonctionné. Pas surprenant.
C'était le moment de sortir l'artillerie lourde. Harry prit une profonde inspiration. Ce sort était l'un des plus puissants qu'il ait appris jusqu'alors.
"Alohomora !"
Harry chancela un peu après l'avoir prononcé.
Et la porte de la salle ne s'ouvrit toujours pas.
Ce qui surprit Harry. Bien sûr, il n'avait certainement pas compté s'approcher du couloir interdit de Dumbledore. Mais un sort permettant d'ouvrir des verrous magiques semblait être de toute façon utile, alors Harry l'avait appris. Le couloir interdit de Dumbledore était-il censé attirer des gens assez stupides pour ne pas se rendre compte que la sécurité de celui-ci était pire que celle que Draco Malfoy aurait su mettre en place ?
La peur affluait à nouveau dans l'organisme de Harry. La note dans le kit médical avait dit que l'Anésthissu pouvait être utilisé de façon sûre pendant trente minutes maximum. Après quoi il se détacherait automatiquement et ne serait pas réutilisable avant 24 heures. Il était maintenant 18h51. Il avait mis l'Anésthissu environ cinq minutes auparavant.
Alors Harry fit un pas en arrière et examina la porte. C'était un solide panneau de chêne sombre, uniquement interrompu par la poignée de laiton.
Harry ne connaissait ni sort explosif, ni sort coupant, ni sort fracassant, et métamorphoser des explosifs aurait enfreint la règle contre la métamorphose de choses destinées à être brûlées. L'acide était un liquide et il aurait produit des vapeurs...
Mais ce n'était pas un obstacle pour quelqu'un de créatif.
Harry posa sa baguette contre les charnières en laiton et se concentra sur la notion de coton en tant qu'entité abstraite, détachée de tout coton tangible, ainsi que sur le matériau du laiton en lui-même, détaché de la structure qui faisait de lui une charnière, et il mêla les deux concepts, imposant une forme sur une substance. Une heure de pratique de la Métamorphose pendant un mois avait mené Harry à un niveau où il pouvait métamorphoser un sujet de cinq centimètres cubiques en à peine une minute.
Après deux minutes, la charnière n'avait pas du tout changé.
Quiconque avait conçu le sort de verrouillage de Draco avait aussi pensé à ça. Ou la porte faisait partie de Poudlard et le château était immunisé.
Un coup d'oeil révéla que les murs étaient faits de pierre solide. Tout comme le sol. Et le plafond. On ne pouvait métamorphoser une partie séparément d'un tout si le tout était solide ; Harry aurait pu essayer de métamorphoser le mur entier, ce qui aurait pris des heures ou peut-être des jours d'effort continu ; et encore, si c'était faisable, et si le mur n'était pas contigu avec le reste du château...
Le Retourneur de Temps de Harry ne s'ouvrirait pas avant 21h. Après cela il pourrait revenir à 18h, avant que la porte ne soit verrouillée.
Combien de temps durerait le sort de torture ?
Harry avala sa salive avec difficulté. Des larmes s'amoncelaient à nouveau dans ses yeux.
Son brillant esprit créatif venait d'offrir une suggestion ingénieuse, que Harry coupe sa main en utilisant la scie à métaux qui était dans la boite à outils de sa bourse, ce qui lui ferait évidemment mal, mais qui pourrait lui faire bien moins mal que le sort de douleur de Draco puisqu'il n'y aurait plus de nerfs ; et il avait toujours des garrots dans le kit de soin.
Et c'était bien sûr une idée horriblement stupide que Harry regretterait pour le restant de ses jours.
Mais Harry ne savait pas s'il pourrait tenir deux heures sous la torture.
Il voulait sortir de cette salle, il voulait en sortir maintenant, il ne voulait pas avoir à attendre là pendant deux heures en hurlant jusqu'à ce qu'il puisse utiliser le Retourneur de Temps, il fallait qu'il sorte et qu'il trouve quelqu'un capable de débarrasser sa main gauche du sort de torture...
Pense ! cria Harry à l'intention de son cerveau. Pense ! Pense !
Le dortoir des Serpentard était majoritairement inoccupé. Les gens étaient au dîner. Sans qu'il sache pourquoi, Draco ne se sentait pas très en appétit.
Draco ferma la porte de sa chambre privée, la verrouilla, l'ensorcela, la Sourdina, s'assit sur son lit et commença à pleurer.
Ce n'était pas juste.
Ce n'était pas juste.
C'était la première fois qu'il avait vraiment perdu, Père l'avait prévenu que la véritable défaite lui ferait mal la première fois, mais il avait tellement perdu, ce n'était pas juste, ce n'était pas juste qu'il perde tout à sa première défaite.
Quelque part dans les donjons, un garçon que Draco avait vraiment bien aimé hurlait de douleur. Jamais auparavant Draco n'avait fait de mal à quelqu'un qu'il appréciait. Punir les gens qui le méritaient étaient censé être amusant, mais ça, ça le faisait se sentir malade. Père ne l'avait pas mis en garde contre cette sensation, et Draco se demanda si c'était une leçon difficile que tout le monde devait apprendre en grandissant ou s'il n'était qu'un faible.
Draco aurait aimé que ce soit Pansy qui soit en train de crier. Il se serait senti mieux.
Et le pire était de savoir que c'était peut-être une erreur d'avoir fait du mal à Harry Potter.
Qui serait là pour Draco maintenant ? Dumbledore ? Après ce qu'il avait fait ? Draco aurait préféré être brûlé vif.
Draco allait devoir revenir vers Harry Potter, parce qu'il n'avait personne d'autre vers qui se tourner. Et si Harry Potter disait qu'il ne voulait pas de lui, alors Draco ne serait rien, juste un pathétique petit garçon qui ne pourrait jamais être un Mangemort, ne pourrait jamais rejoindre le camp de Dumbledore et ne pourrait jamais apprendre la science.