Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Триллеры » Black-Out. Demain il sera trop tard
Black-Out. Demain il sera trop tard - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Black-Out. Demain il sera trop tard

Электронная книга - «Black-Out. Demain il sera trop tard». Краткое содержание книги:

Par une froide soirée d’hiver, le réseau électrique européen commence à lâcher. De nombreux pays s’enfoncent dans l’obscurité et plusieurs centrales nucléaires mettent en danger la vie de millions d’êtres humains. Menace terroriste ou défaillance technique ? Piero Manzano, ex-hacker italien, croit savoir qui est responsable. Avec l’aide d’un policier français d’Europol, François Bollard, Manzano s’engage dans une véritable course contre la montre face à un adversaire aussi rusé qu’invisible.
1 ... 7 8 9 10 11 12 13 14 15 ... 97
Перейти на страницу:

« Attendez ici, je vous prie. Quelqu’un va venir. »

Au bout de vingt minutes, alors qu’il voulait s’en retourner, apparut un manager frais émoulu, qui tenait de la caricature : jeune, grand, mince, impeccablement coiffé, en costard et cravate, y compris un jour comme celui-là. Seuls les cernes sous les yeux trahissaient qu’il avait moins dormi qu’à l’accoutumée au cours de la nuit passée. Mario Curazzo, c’est ainsi qu’il se présenta. Sans transition, il demanda : « Comment puis-je savoir que vous n’êtes pas journaliste ?

— Parce que je n’ai ni caméra ni appareil pour enregistrer sur moi. Par ailleurs, je ne veux rien apprendre de vous, mais vous apporter des informations.

— Ce que vous dites là… ça me fait penser à un journaliste. Si vous me faites perdre mon temps, je vous jette personnellement dehors. »

Manzano n’eut aucun doute quant au fait qu’il en était capable. Curazzo faisait une tête de plus que lui et avait l’air athlétique.

« Est-ce que KL 956739 ça vous dit quelque chose ? » demanda Manzano.

L’autre le regarda sans rien laisser paraître. Puis répondit : « Un code pour les compteurs électriques, qui n’est pas employé chez nous. »

C’était au tour de Manzano d’être surpris. Ou bien cela relevait du domaine de compétences de Curazzo, ou bien il était drôlement bon. Ou alors, ils savaient déjà.

« Alors pourquoi se trouvait-il cette nuit sur mon compteur ? »

De nouveau ce regard impassible, pénétrant.

« Venez avec moi. »

Il le conduisit à travers des couloirs déserts.

Ils atteignirent une salle gigantesque, dont un des murs était recouvert d’écrans immenses. Des dizaines de gens étaient assis à des tables rondes, derrière d’innombrables ordinateurs. L’air sentait le rance. Le brouhaha de nombreuses discussions remplissait la pièce.

« Le centre des opérations », expliqua Curazzo.

Il le conduisit à un groupe penché au-dessus d’une table. Lorsque Manzano leur fut présenté, il vit les visages éreintés. Curazzo expliqua succinctement pour quelles raisons il l’avait conduit ici. L’assemblée ne sembla pas particulièrement impressionnée. Une fois de plus, Manzano raconta son histoire.

Un homme d’un certain âge, la cravate défaite et le dernier bouton de chemise ouvert, demanda : « Êtes-vous certain de n’avoir pas tout rêvé ? »

D’après le badge sur sa poitrine, il s’appelait L. Troppano.

Manzano rougit.

« Sûr à cent pour cent. N’avez-vous pas encore été alertés de ce phénomène ? »

L’homme fit non de la tête.

« Est-il possible que le code ait été activé accidentellement ?

— Non.

— On dit aux informations que les coupures ont commencé en Italie et en Suède ? C’est vrai ?

— Oui, en effet. On a été les premiers.

— Ces deux pays sont presque entièrement équipés de compteurs communicants. Curieux hasard, non ?

— Vous pensez qu’on a manipulé les compteurs ? demanda un autre employé, moustachu et avec un brushing. Selon son badge, il s’appelait U. Parigi.

— J’ai réussi à le faire. Pourquoi d’autres ne le pourraient-ils pas ?

— Des dizaines de millions dans toute l’Italie ?

— Le problème, c’est pas les compteurs », expliqua Troppano. Ce disant, il se tourna vers les autres, comme s’il voulait leur rappeler quelque chose qui avait été discuté auparavant. « Nous avons une instabilité du réseau, et il faut que nous y remédiions. » Il dit à Manzano : « Merci de vous être donné cette peine. Monsieur Curazzo vous raccompagne vers la sortie. »

Manzano voulut répondre, lorsque Curazzo le prit doucement par le coude.

Sur le chemin du retour, Manzano expliqua à l’autre qu’il fallait examiner les compteurs et partager leurs résultats avec d’autres compagnies d’électricité. Il ne pouvait qu’espérer avoir semé un soupçon de doute qui germerait dans les heures suivantes. Il ne se faisait que peu d’illusions.

Une ferme dans les environs de Dornbirn

Angström frappa une nouvelle fois à la porte rustique marron foncé. La voiture se trouvait dix mètres plus haut sur la route, au bout de l’allée menant à la ferme. Terbanten et van Kaalden attendaient à l’intérieur. Bondoni, qui possédait quelques rudiments d’allemand, se tenait à ses côtés. Elles entendaient meugler les vaches.

Personne n’ouvrit. La présence des animaux indiquait sans doute possible que les lieux étaient occupés. Elles firent alors le tour du bâtiment pour chercher quelqu’un dans l’étable. La porte était entrebâillée. Les meuglements des bovins étaient maintenant si forts qu’Angström ne frappa que pour la forme avant d’ouvrir. L’odeur de l’étable l’emplit d’un sentiment agréable et chaud. Devant les deux filles s’ouvrait une grande allée ; les vaches se trouvaient de chaque côté. Elles ne virent personne.

« Y’a quelqu’un ? » cria Angström, avant de comprendre qu’elle devait répéter plus fort si elle souhaitait couvrir le bruit du bétail.

« Y’a quelqu’un ? »

Enfin elles virent une personne courbée, presque entièrement cachée par la panse d’une vache, assise sur un tabouret.

« Bonjour ! Excusez-nous ! » cria de nouveau Angström.

Le visage de l’homme, marqué par une vie de labeur en plein air, leur lança un regard méfiant. Sans même lever ni ôter ses mains des pis, il prononça quelques mots qu’Angström ne comprit pas.

Aussi bien qu’elle le put, elle se présenta en allemand et expliqua ce qu’elles voulaient.

Sans que sa figure devienne plus aimable, l’homme se leva alors et s’essuya les mains dans une sorte de torchon. Il portait des bottes en caoutchouc et un pull troué plein de taches. Derrière lui, il y avait un seau rempli de lait sous les mamelles de la bête.

De nouveau, Angström ne comprit qu’à peine ce qu’il disait. En esquissant un sourire, elle lui tendit sa carte routière. Le paysan la regarda puis déplaça son doigt dessus. Il expliqua ensuite, cette fois dans une langue compréhensible, comment elles pouvaient rejoindre la prochaine ferme.

Angström le remercia, Bondoni également. Elles étaient sur le point de partir lorsqu’Angström demanda à l’homme pourquoi les vaches meuglaient si fort.

« Elles ont mal aux mamelles, dit-il, énervé. Sans courant, la trayeuse ne fonctionne pas. C’est pour ça que ma femme, deux voisins et moi-même devons traire à la main. Ça prend du temps. Nous avons plus de cent têtes. Beaucoup ont les mamelles trop pleines. Voilà pourquoi. Excusez-moi, mais je dois m’y remettre. »

Le regard des deux filles se croisa. Elles réalisèrent qu’elles avaient eu la même idée.

« C’est difficile ?

— Quoi ?

— De traire. Je veux dire, c’est difficile à apprendre ? »

Milan

Complètement frigorifié, Manzano atteignit la via Piero della Francesca. Il avait marché trois heures dans la nuit. Il rêvait d’une douche chaude. Au lieu de cela, il ne faisait que dix degrés dans son appartement. Au moins, bientôt ma nourriture n’aura plus besoin de frigo, pensa-t-il. Il garda son manteau. De mauvaise humeur, il réalisa qu’il ne pouvait même pas se préparer un expresso. On frappa à la porte. Bondoni.

Manzano raconta d’où il venait.

« Je suis certain que quelqu’un manipule le réseau électrique. Je ne suis pas un grand spécialiste, mais, selon moi, voici ce qu’il se passe : quelqu’un désactive d’un coup tous les compteurs. Ça engendre une brutale hausse de la fréquence sur le réseau. Puis suit une réaction en chaîne jusqu’à ce que plus rien n’aille. À qui puis-je en parler maintenant ?

1 ... 7 8 9 10 11 12 13 14 15 ... 97
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)