Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Maupassant - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Maupassant

Электронная книга - «Maupassant». Краткое содержание книги:

Ce livre des œuvres complètes de Guy de Maupassant est exhaustif. Il réunit ses huit romans (dont deux inachevés), ses quelques 350 nouvelles réunies en 24 recueils, ses sept pièces de théâtre (dont deux inachevées), toutes ses poésies (réunies en deux volumes), ses carnets de voyages ainsi que les centaines d’articles qu’il écrivit pour la presse entre 1876 et 1891 (classées par dates de publication et par recueils annuels). Une introduction de l’éditeur explique le parcours et l’œuvre de Guy de Maupassant. Ce livre est le fruit d'une somme de travail considérable. Les quelques milliers de pages de « Maupassant : Œuvres complètes » sont réparties en 57 volumes, ayant chacun un sommaire interactif propre. Aussi, un sommaire général permet d’accéder instantanément à n'importe lequel de ses volumes, ou, au choix, à un de ses chapitres, nouvelles, contes fantastiques, poésies, articles de presse, etc. Toutes ces œuvres ont été relues, corrigées lorsque cela était nécessaire, et mises en page avec soin pour en rendre leur lecture aussi agréable que possible.
Au-delà d’une simple compilation, « Maupassant : Œuvres complètes » constitue également un formidable outil de recherche, facile et agréable à utiliser pour quiconque s’intéresse à l’œuvre de Guy de Maupassant. Pour le simple lecteur, il est une source de plaisir et de curiosité quasiment inépuisable.
• Edition complétée d’une étude de l’éditeur.
• Edition enrichie de notes explicatives interactives.
Перейти на страницу:

LE COMTE, sur son lit.

Que le sommeil est bon ! Que vois-je à la fenêtre ?

LA COMTESSE

C’est la lune.

LE COMTE

Elle a l’air de regarder ici. Éveillez-moi dés l’aube.

LA COMTESSE

Oh ! n’ayez nul souci ; J’y penserai.

LE COMTE, s’endormant.

J’ai peine à parler, chaque phrase M’échappe. D’où vient donc ce sommeil qui m’écrase ? Il me semble qu’il va durer bien longtemps. Il s’endort.

LA COMTESSE, le regardant.

Non. Il sera court. A moins qu’il ne change de nom.

Elle lui prend la main, qui reste inerte ; puis elle redescend, se dépouille de sa robe de chambre en velours noir et apparaît en toilette de nuit toute blanche. Après être remontée sur l’estrade entre les lits, elle regarde le comte endormi.

Il ne reverra plus personne, c’est donc comme S’il était mort. C’est bien peu de chose qu’un homme.

Elle monte sur son lit et reste appuyée sur un coude à regarder son mari.

Oh ! quel bruit fait mon cœur ! Il bat ces larges coups Qu’on frappe au flanc des tours. Cher Seigneur, dormez-vous ? Dormez-vous, cher Seigneur ?

Valderose sort de sa cachette, pâle comme un mort et chancelant.

SCENE V

LA COMTESSE ; JACQUES DE VALDEROSE.

JACQUES DE VALDEROSE, s’avançant péniblement jusqu’au pied du lit de la comtesse.

J’ai peur, j’ai peur, madame ! Je sens comme une griffe enfoncée en mon âme.

LA COMTESSE, violemment.

Va donc !

JACQUES DE VALDEROSE

Je n’ose pas le regarder encore.

LA COMTESSE

Tu le regarderas après, frappe d’abord.

JACQUES DE VALDEROSE, éperdu.

Oh ! rien qu’une minute.

LA COMTESSE, d’une voix plus douce.

Eh bien ! soit, rien ne presse.

L’appelant de ses bras.

Viens-t’en. Regarde-moi. Connais-tu cette ivresse Qui s’élève d’un lit de femme ? As-tu rêvé Tout ce que peut donner l’amour, et soulevé Dans ta pensée, un soir, le drap blanc de ma couche ? As-tu jamais senti deux lèvres sur ta bouche ? Connais-tu ce baiser profond, plein de sursauts, Qui vous font tressaillir la moelle dans les os ? Sinon, tu ne sais pas tout ce qu’on peut commettre.

Elle l’attire. Valderose résiste et veut se retourner vers le comte. Alors elle, violemment.

Aurais-tu peur de moi comme de ce vieux maître Qui fait trembler ton bras servile, et n’oses-tu Me toucher plus que lui dans ta lâche vertu ?

Valderose s’abat sur ses lèvres.

JACQUES DE VALDEROSE, se relevant.

Assez, je n’en puis plus.

LA COMTESSE

L’audace te vient-elle ?

JACQUES DE VALDEROSE

Maintenant que j’ai bu ta caresse mortelle, Oui, j’en ai.

LE COMTE, se dressant brusquement et arrachant le poignard que Valderose tenait à la main.

Sa caresse est mortelle pour toi.

Appelant d’une voix forte.

Kersac !

Kersac paraît.

Dis à tous ceux qui dorment sous mon toit De venir. Et préviens la duchesse elle-même.

Kersac sort.

LE COMTE, après avoir contemplé quelque temps sa femme et son amant, comme prenant une résolution.

Aimes-tu cette femme, enfant ? Réponds.

JACQUES DE VALDEROSE, fort bas.

Je l’aime.

LE COMTE

L’aimes-tu d’un amour terrible et sans pardon, Jaloux et sans pitié, m’entends-tu ? Réponds donc

JACQUES DE VALDEROSE, de même.

Oui.

LE COMTE

Voici ton poignard, je te le rends ; regarde Où bat son cœur, et frappe. Enfonce-lui la garde Dans la chair.

JACQUES DE VALDEROSE

Qui ? moi ? moi ?

LE COMTE

Si tu l’aimes, oui, toi : Ce serait déjà fait si je l’aimais. Pour moi, Je n’ai plus de fureur, car mon cœur se soulève De dégoût. Un amant a la haine plus brève, Le bras plus violent et plus prompt qu’un époux Sans amour, et resté de son nom seul jaloux. Ma tranquille justice attend qu’elle soit morte : De ma main, de la tienne ou d’une autre. Qu’importe ! Tu l’aimes, frappe-la, car elle t’a trompé Plus que moi. Tu croyais tout son cœur occupé De ton amour. Son cœur est un terrible abîme. Ce qu’elle aimait en toi, chétif, c’était ton crime ! T’aimer ?… toi ?… Connais-tu son véritable amant ? C’est un Anglais… Gautier Romas.

JACQUES DE VALDEROSE, éperdu, à la comtesse.

C’est faux… il ment ? C’est faux…

LE COMTE

Je mens ?… Veux-tu savoir de quelle sorte Elle t’aimait ? L’Anglais l’attend prés de la porte. Après t’avoir livré, trop candide assassin, Elle gardait pour lui les ardeurs de son sein. Car tu n’es qu’un enfant dont on se débarrasse Du pied, comme l’on fait pour cacher une trace. Et lui guette, l’Anglais, le bruit que font ses pas. Mais il verra venir quelqu’un qu’il n’attend pas. Quoi ! tu trembles devant cette prostituée ? Tu ne l’aimes donc point, car tu l’aurais tuée Déjà, toi qu’elle emploie à ses complots hideux. Est-ce vrai ?
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)