Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Pendant le mois précédent, Harry avait précautionneusement devisé, à l'avance, un parcours expérimental qui leur aurait duré jusqu'à décembre.
Ça aurait été un ensemble d'expériences géniales si le tout premier test n'avait pas falsifié la théorie initiale.
Harry n'arrivait pas à croire qu'il avait été aussi stupide.
"Laisse-moi me corriger," dit Harry. "Je dois concevoir une nouvelle expérience. Je te dirai quand je l'ai, et nous la ferons, et alors je concevrai la suivante. Qu'est-ce que tu en penses ?"
"J'en pense que quelqu'un vient de faire beaucoup d'efforts pour rien."
Bam. Oh. Il y avait été un peu plus fort que prévu.
"Donc," dit Hermione. Elle était penchée dans sa chaise et l'air hautain était de retour sur son visage. "Qu'avons-nous appris aujourd'hui ?"
"J'ai découvert," dit Harry à travers ses dents serrées, "que quand il s'agit de faire des recherches vraiment élémentaires sur un problème réellement déroutant où on n'a pas la moindre idée de ce qui se passe, mes livres sur la méthode scientifique sont de la merde -"
"Langage, M. Potter ! Certains d'entre nous sont d'innocentes jeunes filles !"
"Très bien. Mais si mes livres n'étaient pas du merlan, c'est un type de poisson tout à fait honorable, ils m'auraient donné l'important conseil suivant : quand il y a un problème déroutant et que tu ne fais que commencer et que tu as une hypothèse falsifiable, va la tester. Trouve une moyen simple et facile de faire une vérification élémentaire et fais-la tout de suite. Ne t'embête pas à concevoir un parcours expérimental élaboré qui rendrait une demande de subvention impressionnante aux yeux d'une agence de financement. Vérifie juste aussi vite que possible si tes idées sont fausses avant de commencer à y investir d'immenses efforts. Que penses-tu de cette morale ?"
"Mmm... d'accord," dit Hermione. "Mais j'espérais aussi quelque chose comme 'les livres de Hermione ne sont pas sans valeur. Ils sont écrits par de sages vieux sorciers qui en savent beaucoup plus long sur la magie que moi. Je devrais prêter attention à ce que disent les livres de Hermione.' On peut aussi avoir cette morale ?"
La mâchoire de Harry semblait être bien trop crispée pour pouvoir laisser échapper le moindre mot, alors il hocha juste la tête.
"Génial !" dit Hermione. "J'ai bien aimé cette expérience. On a beaucoup appris et ça ne m'a pris qu'une petite heure."
"AAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHH!"
Dans les donjons de Serpentard.
Une salle inutilisée éclairée d'une inquiétante lumière verte, bien plus vive cette fois, venant d'un petit globe de cristal temporairement enchanté, mais une inquiétante lumière verte quand même, projetant d'étranges ombres à partir de bureaux poussiéreux.
Deux silhouettes aux dimensions enfantines porteuses de houppelandes grises (pas de masques) étaient entrées en silence et s'étaient assises sur deux chaises l'une en face de l'autre, séparées par un bureau.
C'était le deuxième rassemblement de la Conspiration Bayésienne.
Draco Malfoy n'avait pas su s'il devait l'attendre avec impatience.
Harry Potter, à en juger par l'expression de son visage, ne semblait pas avoir le moindre doute quant à l'humeur appropriée.
Harry Potter avait l'air d'être prêt à tuer quelqu'un.
"Hermione Granger," dit Harry Potter alors que Draco ouvrait la bouche. "Ne pose pas de questions."
Il n'aurait pas été à un deuxième rendez-vous galant quand même ? pensa Draco, mais ça n'avait aucun sens.
"Harry," dit Draco, "je suis désolé, mais je dois quand même te demander, as-tu vraiment commandé une bourse en peau de Moke très coûteuse pour l'anniversaire de la fille sang-de-bourbe ?"
"Oui, en effet. Bien sûr, tu as déjà compris pourquoi."
Mû par un sentiment de frustration, Draco leva son bras et se ratissa le cuir chevelu, sa houppelande frottant l'arrière de sa main. Il n'avait pas été certain de la raison, mais maintenant il ne pouvait pas le dire. Et Serpentard savait qu'il faisait la cour à Harry Potter, il avait rendu cela évident en cours de Défense. "Harry," dit Draco, "les gens savent que je suis ton ami, ils ne sont pas au courant pour la Conspiration, bien sûr, mais ils savent qu'on est amis, et quand tu fais ce genre de choses, ça nuit à mon image."
Le visage de Harry Potter se contracta. "Quiconque à Serpentard ne peut pas comprendre le concept consistant à agir de façon gentille envers quelqu'un que l'on aime pas réellement devrait être donné à manger à des serpents de compagnie."
"Il y a beaucoup de gens à Serpentard qui ne le comprennent pas," dit Draco avec sérieux. "La plupart des gens sont stupides, et il faut quand même avoir une bonne image auprès d'eux." Harry Potter devait comprendre ça s'il voulait parvenir à quoi que ce soit dans sa vie.
"Quelle importance, ce que les autres pensent de toi ? Vas-tu vraiment passer toute ta vie à devoir expliquer tout ce que tu fais aux pires idiots de Serpentard, à les laisser te juger ? Je suis désolé, Draco, mais je n'abaisserai pas mes fourbes complots à un niveau que le plus idiot de Serpentard pourra comprendre juste parce que sinon, tu aurais une mauvaise image. Même notre amitié ne vaut pas ça. La vie ne serait plus amusante du tout. Dis-moi que tu n'as jamais pensé ça de quelqu'un à Serpentard trop stupide pour respirer ; que c'est en-deçà de la dignité d'un Malfoy que de devoir les satisfaire."
Draco n'y avait sincèrement pas pensé. Jamais. Satisfaire les idiots, c'était comme de respirer, vous le faisiez sans réfléchir.
"Harry," finit par dire Draco. "Ce n'est pas malin de juste faire ce que tu veux sans te soucier de l'image que ça donne. Le Seigneur des Ténèbres se souciait de son image ! Il était craint et haï, il savait exactement quelle sorte de peur et de haine il voulait créer. Tout le monde doit se soucier de ce que pensent les autres."
La silhouette encapuchonnée haussa les épaules. "Peut-être. Rappelle-moi un jour de te parler de quelque chose nommé l'expérience de conformité de Asch, tu pourrais la trouver assez amusante. Pour l'instant, je remarquerai juste qu'il est dangereux de se soucier instinctivement de ce que pensent les autres parce que c'est vraiment important pour toi et pas parce que c'est le résultat d'un calcul fait de sang-froid. Rappelle-toi, j'ai été battu et malmené par des Serpentard plus âgés pendant quinze minutes, et je me suis ensuite levé et je les ai pardonnés. Exactement comme le bon et vertueux Survivant se doit de faire. Mais mes calculs faits de sang-froid, Draco, me disent que les pires idiots de Serpentard ne me sont d'aucune utilité, puisque je n'ai pas de serpent de compagnie. Je n'ai donc aucune raison de me soucier de ce qu'ils pensent de la façon dont je conduis mon duel avec Hermione Granger."
Draco ne ferma pas ses poings sous l'effet de la frustration. "C'est juste une sang-de-bourbe," dit Draco, se maîtrisant pour garder sa voix calme et pour ne pas crier. "Si tu ne l'aimes pas, pousse-la dans les escaliers."
"Serdaigle saurait -"
"Dis à Pansy Parkinson de la pousser dans les escaliers ! Tu n'aurais même pas à la manipuler, donne-lui une Mornille et elle le fera !"
"Je saurais ! Hermione m'a battu dans un concours de lecture, elle a de meilleures notes que moi, je dois la battre avec mon cerveau, ou ça ne compte pas !"