Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Биографии и мемуары » Humeurs et humour du Général
Humeurs et humour du Général - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Humeurs et humour du Général

Электронная книга - «Humeurs et humour du Général». Краткое содержание книги:

Pour la majorité des Français, Charles de Gaulle était « l'homme du 18 Juin », le chef de la France combattante, le libérateur, l'ultime recours de 1958, le premier Président de la Ve République, pour tout dire, la « statue du commandeur ».
Mais bien peu soupçonne que cet homme, dont l'immense stature physique, intellectuelle et morale intimidait tous ceux qui l'approchaient, aimait aussi rire et provoquer le rire ; qu'il était doué d'un humour, tantôt subtil, tantôt féroce ou caustique, qu'il maniait avec le même bonheur et la même délectation, le sarcasme, la malice et l'ironie ; que la provocation délibérée et la mauvaise foi consciente libéraient chez lui un grand rire intérieur ; que ses rognes et ses grognes s'exprimaient en mots savoureux ; que ses traits d'esprit faisait le tour de son entourage ; mais qu'il savait aussi manifester, à point nommé, sollicitude et bienveillance.
Ces humeurs et cet humour du Général, nous les avons traqués dans les souvenirs de ceux qui l'ont approché. On en trouvera dans ce recueil, qui s'est voulu honnête, la fidèle expression.
Biographie de l'auteur
Philippe Ragueneau, Compagnon de la Libération, a vécu 14 ans dans la familiarité du Général de Gaulle : pendant la guerre, dans les Forces Françaises Libres, puis au Rassemblement du Peuple Français, successivement comme chargé de mission, directeur des services de presse, propagande et information et, en 1958, à son Cabinet, comme chargé de mission, responsable des relations avec la presse.
1 ... 5 6 7 8 9 10 11 12 13 ... 37
Перейти на страницу:

Elle a entrepris un tour des capitales européennes pour exposer aux dirigeants occidentaux les difficiles et périlleuses relations entre Israël et les États arabes voisins.

De Gaulle l’écoute avec attention. Il a déjà, secrètement, donné ordre d’accélérer la livraison de « Mirages » à Israël, mais, pour autant, il n’est nullement disposé à encourager le bellicisme, d’où qu’il vienne.

Au conseiller de Golda Meir, il murmure, en aparté :

« La France ne peut tout de même pas éternuer chaque fois qu’Israël s’enrhume… »

* * *

À l’issue d’un débat houleux à l’Assemblée nationale où les représentants du peuple ont défendu avec ardeur les intérêts de leur clientèle, de Gaulle laisse tomber :

« Tout Français exige de bénéficier d’un ou de plusieurs privilèges. C’est sa manière d’affirmer sa passion pour l’égalité. »

* * *

21 septembre 1958. Charles de Gaulle, Premier Ministre, est à Strasbourg. Une semaine plus tôt, Conrad Adenauer, Chancelier de la République Fédérale d’Allemagne, lui a rendu visite à Colombey. Le rapprochement franco-allemand, dont de Gaulle pense qu’il est la clé de voûte d’une Europe nouvelle, inquiète, par certaines de ses perspectives, Pierre Pflimlin, Maire de Strasbourg :

« La France, mon Général, doit se garder de favoriser la réunification de l’Allemagne. Il y a longtemps, d’ailleurs, que je le pense…

— Et moi, monsieur Pflimlin, il y a 1000 ans que je le dis. »

* * *

Évoquant l’un de ses prédécesseurs à l’Élysée : le Président Félix Faure qui — nous rappelle Jean Lacouture dans son monumental « De Gaulle » — « y connut la mort la plus grisante entre les bras de Thérèse Steinheil », de Gaulle avouait qu’il n’appréciait guère ce palais dont, au reste, la propriétaire la plus illustre avait été la marquise de Pompadour, maîtresse de Louis XV :

« … En somme, c’est un palais de la main gauche. »

* * *

Lors d’une réception à l’Élysée, une dame d’un certain âge, rutilante et pomponnée, se précipite vers le Général, l’œil mouillé, le sourire extatique :

« Ah, Général, si vous saviez combien je vous aime !

— Eh bien, madame, je vous remercie. Mais gardez, je vous prie, ce secret entre nous. »

* * *

En Conseil des Ministres, on examine le projet de budget qui sera bientôt soumis au Parlement. Chaque ministre défend, comme il se doit, ses prévisions d’engagements et Gaston Palewski, au nom de la recherche scientifique dont il a la charge, expose au Général de Gaulle et à ses collègues l’impérieuse nécessité de doter la France d’un important corps de chercheurs de haut niveau.

De Gaulle hausse les épaules :

« Des chercheurs, on en trouve !… C’est des “trouveurs” que je cherche. »

* * *

Le référendum sur l’élection du président de la République, au suffrage universel, fixé au 28 octobre 1962, ne se présente pas sous les meilleurs auspices… De Gaulle, qui le sait, fulmine :

« Tout le monde est contre mon projet ! Les notables, les parlementaires, les partis !… Si, avec tout ça, j’obtiens 65 % des suffrages exprimés, ce sera un triomphe ! »

Roger Frey, ministre de l’Intérieur, le trouve optimiste :

« Et si vous n’en obtenez que 60 % ?… »

De Gaulle le regarde, très calme :

« Dans ce cas, ce sera un succès. »

* * *

Georges Pompidou présente, en Conseil des Ministres, les promotions qu’il souhaitait soumettre à l’agrément du Président.

Pour François Mauriac, il suggère la Grand-Croix de la Légion d’honneur.

De Gaulle approuve :

« Oui, c’est bien… Après tout, c’est le plus grand écrivain de sa génération… »

À cet instant, il surprend le regard amusé d’un Ministre lorgnant André Malraux qui s’agite sur son siège avec un visible agacement. De Gaulle se penche aussitôt vers lui et, sur le ton de la confidence, il conclut sa phrase :

« … entre autres, naturellement. »

* * *

Invitée très officiellement par M. Lopez Mateos, président du Mexique, Mme de Gaulle sera de ce voyage, du 15 au 24 mars 1964.

Avant de partir et d’accompagner son illustre époux, elle aimerait bien se faire donner quelques cours accélérés d’espagnol :

« … Je serai fort gênée, autrement… Quand on me parlera, je ne comprendrai rien et ne saurai que répondre… »

Le Général la rassure :

« Ça n’a aucune importance. Souriez aimablement… C’est encore ce qu’il y a de plus difficile, vous verrez… »

* * *

Compiègne a réservé au Général, le 15 juin 1964, un accueil particulièrement vibrant. Avenues, places et rues sont noires de monde, et le soleil est de la fête…

Escorté des notables, de Gaulle « se baigne dans la foule » avec une évidente délectation et, à son passage, un enthousiaste lui lance :

« Rempilez, mon Général ! »

De Gaulle le repère, sourit et réplique :

« Entendu ! J’essaierai. »

* * *

En janvier 1967, M. Harold Wilson succède à M. Harold Macmillan comme Premier ministre de Grande-Bretagne. Il demande aussitôt à rencontrer le Président de la République française pour poser à nouveau la candidature de son pays à l’entrée dans le Marché commun, entrée à laquelle, dans les circonstances présentes, le Général est opposé.

De Gaulle doute beaucoup de ses capacités à le convaincre :

« C’est un demi de mêlée qui se prend pour un demi d’ouverture… »

* * *

Le 29 mai 1968, en pleine émeute, de Gaulle « disparaît ». Nul ne sait où il est… Le 30 mai, il réapparaît. Nul ne sait d’où il vient…

Georges Pompidou, Premier ministre, digère mal de n’avoir pas été informé et, en termes mesurés, il le reproche au chef de l’État.

De Gaulle esquisse un sourire ambigu :

« Au moins, vous saurez maintenant, tout comme moi en Juin 40, ce que c’est que d’être seul avec la France sur les bras… »

* * *

Le Conseil des Ministres du 17 février 1969 étudie le texte qui sera soumis, par référendum, au peuple français et qui propose une régionalisation décentralisatrice.

La région parisienne pose un problème particulier et, lors de la discussion de l’article 37 du projet, un membre du gouvernement suggère de baptiser « Île de France » l’ensemble des départements qui entourent la capitale.

De Gaulle objecte :

« Nous avons déjà la Corse. Deux îles, en France, ce serait trop. »

LA MALICE

Au printemps 1919, le capitaine de Gaulle, cantonné avec son unité à Rembertow, dans les faubourgs de Varsovie, se voit chargé de cours de tactique au bénéfice des fantassins polonais du secteur. Pierre Galante a recueilli, à ce propos, une amusante anecdote…

À la fin de chaque cours, le capitaine de Gaulle récapitulait, au tableau noir, les points essentiels de la leçon du jour afin que ses élèves se les gravent dans la mémoire. Et, naturellement, l’interprète attitré, le capitaine Ignace Wienïewski, traduisait. Parfois, cependant, la traduction s’étirait interminablement et de Gaulle, dans ce cas, ne manquait jamais de lui couper la parole :

« Je vous serais reconnaissant, cher ami, de ne pas développer ma pensée à ma place, ni de broder sur mon exposé… »

1 ... 5 6 7 8 9 10 11 12 13 ... 37
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)