Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Классическая проза » La Paysanne Pervertie ou Les Dangers De La Ville
La Paysanne Pervertie ou Les Dangers De La Ville - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La Paysanne Pervertie ou Les Dangers De La Ville

Электронная книга - «La Paysanne Pervertie ou Les Dangers De La Ville». Краткое содержание книги:

Ce roman épistolaire nous conte l'histoire classique d'une jeune fille, provinciale d'origine modeste, qui monte à Paris. Après avoir profité, sans en abuser, de la bonté d'une amie de la famille, la facilité et la vie dans la grande ville incitent notre héroïne à se faire «entretenir» par un marquis. La maîtresse sera en bons termes avec la marquise puisque son propre frère en est l'amant. Mais ces amours ne durent guère et la déchéance sera grande?
1 ... 81 82 83 84 85 86 87 88 89 ... 219
Перейти на страницу:

P.-S. – Sur un papier séparé. Tu vois, ma belle, comme il faut s’y prendre, pour amener ces petites personnes à ce qu’on veut. Gage que ma lettre a produit son effet? Tu m’en diras des nouvelles.

Lettre 57. Mme Parangon, à Ursule.

[Elle lui donne de véritablement bons conseils.].

Ier juillet.

Ma très chère amie. J’apprends avec une joie inexprimable, que la terrible crise est passée: c’est à l’amitié la plus tendre et la plus vive à t’en féliciter. Mais, chère amie, c’est de ta conduite actuelle que va dépendre tout le reste de ta vie. Je ne te porterai certainement pas à l’ambition; on peut être heureuse sans être marquise: mais tu as un fils; il t’impose deux devoirs principaux, essentiels tous deux: le premier de lui donner le lait de sa mère; le second, de légitimer sa naissance. Grâces au Ciel, tu n’as rien à te reprocher, et ta singulière position est toute à ton avantage: mais quel présent que la vie, si tu ne donnes pas à ton fils une place parmi les citoyens? Si par ta faute, il descend au-dessous du rang de son père, au-dessous même du tien! Il faut ici de la vertu et quelque adresse, ma chère fille: ne t’en fie pas uniquement à ta beauté; emploie tous les moyens légitimes de captiver non seulement le marquis, mais de gagner encore l’estime de sa famille. Le premier de tous ces moyens, c’est de nourrir ton fils, de ne vivre, de ne respirer que pour lui; de le tenir d’une façon qui le rende aimable, et qui enchante une famille orgueilleuse et puissante. Tu seras mille fois plus intéressante aux yeux du marquis lui-même, ton fils sur ton sein, qu’avec la plus brillante parure. Ce n’est pas que je te conseille de te négliger de ce côté-là; au contraire, il faut que la propreté de ta personne soit plus recherchée que jamais. Je sais que c’est une recommandation inutile avec toi. J’espère te pouvoir rendre une visite demain. Ma chère Ursule, si tu réponds à mes vues, nous allons être plus unies que jamais. Il faut rappeler Fanchette de son couvent: nous n’avons plus de, raisons de la tenir éloigné de nous, et peut-être sera-t-il plus sûr, vu la prudence de cette chère enfant, de lui faire nos confidences; non pas entières pour moi; cela n’est pas nécessaire, mais pour tout ce qui peut lui être dit. Adieu, ma plus chère amie.

P.-S. – C’est au mariage que tu dois tendre. J’insisterais davantage encore; mais je crois que c’est le vœu général, et que personne n’a ici des vues en dessous.

Lettre 58. Ursule, à Laure.

[Elle désire d’épouser le marquis, et se plaint de ce que Gaudet s’y oppose.].

15 juillet.

Quoique vous en disiez, les raisons de Mme Parangon valaient mieux que les vôtres; je le sens à n’en pouvoir douter. Cependant elle s’y est rendue, et au moyen de ce que la nourrice demeurera ici, je puis me donner les mêmes avantages, que si je nourrissais mon fils. Le marquis m’impatiente, Edmond aussi; je les brusque tous deux. Il n’y a qu’une chose à me dire, au lieu de fadeurs; un ban à l’église, et un contrat chez le notaire. Je vis le marquis avec plaisir, au retour du baptême; et en vérité, s’il avait eu de l’esprit, c’était le moment de me parler mariage il n’en dit pas un mot. Aussi dut-il s’apercevoir de ma froideur, lorsqu’il nous quitta. Je souhaiterais que M. Gaudet voulût me servir un peu à ma manière, plutôt qu’à la sienne. Je ne suis pas contente de notre dernier entretien. Je te prie de lui dire cela sérieusement. Ce qu’il me propose est trop éloigné de ma façon de penser et de mon caractère; il a fallu tout ce que je lui dois de considération, pour m’empêcher de lui répondre durement. J’ai résolu de feindre d’aimer le conseiller, pour exciter la jalousie du marquis. Ce mariage tant offert il n’en est plus question! Cela me pique. C’est le moment à ma première sortie, et je ne devrais quitter ma chambre, que pour aller à l’autel. Voilà ce que je veux: dis-le à M. Gaudet.

1 ... 81 82 83 84 85 86 87 88 89 ... 219
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)