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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » Au tréfonds du ciel [A Deepness in the Sky - ru]
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Au tréfonds du ciel [A Deepness in the Sky - ru]

Электронная книга - «Au tréfonds du ciel [A Deepness in the Sky - ru]». Краткое содержание книги:

Dans la Galaxie, l’étoile MarcheArrêt représente une énigme : elle observe un cycle de deux cent cinquante ans, s’éteint pendant deux cent quinze puis se rallume pour trente-cinq ans. Son unique planète est habitée par des araignées intelligentes qui viennent d’inventer la radio.
Le système de MarcheArrêt n’a jamais été exploré. Et voilà que deux expéditions, attirées par les signaux radio, s’y installent. L’une a été montée par les Qeng Ho, un peuple marchand qui parcourt l’espace en achetant et vendant des informations technologiques. L’autre par une civilisation violente et sadique, dite des Émergents, qui a fait de la lutte pour le pouvoir son mode de vie. Son chef, Tomas Nau, cherche à se rendre maître de la planète des Araignées pour exploiter ses ressources. Il lui faut d’abord détruire la flotte Qeng Ho ou s’en emparer.
Mais parmi les Qeng Ho se cache une figure mythique, Pham Nuwen, né mille ans plus tôt, qui connaît tous les tours...
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Finalement, Underhill dit :

— Vous avez raison, l’argent par lui-même ne fait pas le progrès. Il faut du temps pour fabriquer les machines qui fabriquent les machines, et ainsi de suite. Mais il nous reste encore vingt-cinq ans environ, et la générale me dit que vous êtes un génie de l’organisation dans la maîtrise d’un projet aussi vaste.

À ces mots, Hrunkner sentit remonter une vieille fierté, plus vitale pour lui que toutes les médailles qu’il avait accumulées pendant la Grande Guerre. Il n’empêche que sans Smith et Underhill il ne se serait jamais découvert de pareils talents. Il répondit d’un ton bourru, attentif à ne pas révéler à quel point ces éloges comptaient pour lui.

— Merci beaucoup. Mais je vous répète que cela non plus ne suffit pas. Si vous voulez aboutir à un résultat en moins de vingt ans, j’ai besoin d’autre chose.

— Oui, et de quoi ?

— De vous, parbleu ! De votre intuition ! Depuis l’année zéro de ce projet, vous restez planqué ici à Princeton, à faire Dieu sait quoi.

— Oh !… Écoutez, Hrunkner, je suis désolé. Cette histoire d’énergie atomique ne m’intéresse plus tellement.

Depuis le temps qu’il connaissait Underhill, Unnerby n’aurait pas dû être surpris par ce commentaire. Il lui donna néanmoins envie de se mordre les mains. Voilà un individu qui abandonnait des territoires vierges avant même que d’autres en soupçonnent seulement l’existence. S’il était simplement détraqué, il n’y aurait pas de problème. Il y avait des moments où Unnerby l’aurait allègrement massacré.

— Oui, continua Underhill, vous avez besoin de gens intelligents. Je travaille là-dessus, savez-vous. J’ai deux ou trois choses à vous montrer. Mais quand même, dit-il, versant sans s’en rendre compte de l’huile sur le feu, mon intuition est que l’énergie atomique se révélera un défi relativement facile à relever, comparé aux autres.

— Lesquels, par exemple ?

— L’éducation des enfants, par exemple, dit Sherkaner en riant.

Il montra la vieille pendule à balancier fixée au mur latéral.

— Je croyais que les autres petits faucheux seraient déjà là ; peut-être que je devrais d’abord vous faire visiter l’institut.

Descendant de son perchoir, il se mit à faire ces grands signes ridicules affectés par les parents à l’usage des petits enfants.

— Descends, descends. Rhapsa, ne touche pas à la pendule !

Trop tard : le bébé, s’élançant du haut de la cage à grimper, atterrit en vol plané sur le balancier et se laissa glisser jusqu’au sol.

— J’ai tellement de bazar ici, j’ai peur que quelque chose tombe sur les petits et les écrase.

Les deux enfants traversèrent la pièce à toutes pattes et bondirent pour reprendre leurs places respectives dans la fourrure paternelle. Ils étaient à peine plus gros que des fées des bois.

Underhill avait réussi à faire reconnaître son institut comme une annexe de Kingschool. La résidence sur la colline contenait un certain nombre de salles de cours, dont chacune occupait un arc du périmètre extérieur. Et ce n’était pas les subventions de la Couronne qui payaient la plupart des frais – du moins, c’est ce que disait Underhill. Une bonne partie des recherches, menées sous contrat privé, étaient financées par des entreprises qui avaient été fortement impressionnées par Underhill.

— J’avais les moyens d’attirer certains des meilleurs éléments de Kingschool, mais nous avons conclu un accord. Leurs spécialistes continuent d’enseigner et de faire des recherches à Princeton même, mais ils nous doivent un contingent d’heures, et un pourcentage de nos frais est pris en charge par Kingschool. Et ici, il n’y a que les résultats qui comptent.

— Il n’y a pas de cours ?

Lorsque Sherkaner haussa les épaules, les deux enfants se trémoussèrent sur son dos en poussant de petits miaulements d’excitation qui signifiaient probablement : « Recommence, papa ! »

— Si, nous avons des cours… en quelque sorte. L’essentiel est que les gens se parlent, communiquent d’une discipline à l’autre, et dans un grand nombre de domaines. Dans un environnement aussi peu structuré, les étudiants prennent des risques. J’en ai quelques-uns qui se sentent bien ici, mais qui ne sont pas assez intelligents pour que cela ait un effet bénéfique sur eux.

Dans la plupart des salles de cours, il y avait deux ou trois personnes aux tableaux, et une foule qui les regardait depuis des perchoirs surbaissés. Il était difficile de dire qui était le professeur et qui était l’élève. Dans certains cas, Hrunkner n’arrivait même pas à deviner sur quelle spécialité portait la discussion. Ils s’attardèrent un moment près d’une des portes. Un jeune faucheux de la génération actuelle faisait cours à un groupe de vieux faucheux. Les griffures au tableau évoquaient une combinaison de mécanique céleste et d’électromagnétisme. Sherkaner s’arrêta, salua et sourit à la ronde.

— Vous vous rappelez l’aurore que nous avions vue pendant la Ténèbre ? J’ai un type ici qui croit qu’elle était peut-être causée par des objets dans l’espace, des objets exceptionnellement sombres.

— Ils n’étaient pas sombres quand nous les avons vus.

— Oui ! Peut-être qu’ils ont en fait quelque chose à voir avec la naissance du Nouveau Soleil. J’ai des doutes. Jaybert n’est pas encore très calé en mécanique céleste. Mais il connaît bien l’EM. Il travaille sur un dispositif de sans-fil capable d’émettre à des longueurs d’onde de quelques pouces.

— Hein ? Ça ressemble plutôt à du super ultrarouge qu’à de la radio.

— C’est un phénomène qui restera à jamais invisible, mais qui va être très efficace. Jaybert veut s’en servir dans la détection d’échos pour trouver ses rochers spatiaux.

Ils continuèrent d’avancer dans le couloir. Il remarqua qu’Underhill s’était subitement tu, sans aucun doute pour lui donner le temps de réfléchir à cette idée. Hrunkner Unnerby avait l’esprit très pratique ; il soupçonnait que c’était cela qui le rendait indispensable à certains des projets les plus délirants du général Smith. Mais môme lui pouvait être vite excité par une idée assez spectaculaire. Il n’avait pas la moindre connaissance précise du comportement d’ondes aussi courtes, sinon qu’elles devraient être très directionnelles. L’énergie nécessaire à la détection des échos varierait en fonction de la puissance quatrième des distances : ces ondes trouveraient des applications terrestres efficaces avant qu’on dispose d’assez de puissance pour repérer des rochers dans le vide intersidéral. Hmmm. L’aspect militaire pourrait être plus important que tout ce que ce Jaybert pouvait envisager.

— Quelqu’un a-t-il déjà construit cet émetteur à haute fréquence ?

Son intérêt devait être manifeste ; le sourire d’Underhill ne cessait de s’élargir.

— Oui, et ça, c’est le vrai coup de génie de Jaybert – un truc qu’il appelle oscillateur à cavité. J’ai une petite « antenne » sur le toit ; ça ressemble plus à un miroir de télescope qu’à un mât radio. Victory a installé une série de relais tout au long de la Chaîne occidentale, jusqu’à la Commanderie des Terres. Je peux lui parler avec une fiabilité comparable à celle du câble téléphonique. Je m’en sers pour tester les projets d’encodage proposés par un groupe d’étudiants. Nous finirons par avoir la sans-fil à fort volume de trafic la plus sûre que vous puissiez imaginer.

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