Prélude à Fondation [Prelude to Foundation - fr]
- Автор: Азимов Айзек
- Год: 1989
- Язык: французский
- Год: Presses de la Cit
- ISBN: 2-258-02597-4
- Переводчик: Jean Bonnefoy
- Жанр: Космическая фантастика
Электронная книга - «Prélude à Fondation [Prelude to Foundation - fr]». Краткое содержание книги:
Mais dès qu’il fit sa communication, tout le monde comprit. La psychohistoire ne pouvait pas prédire l’avenir ? Les politiques s’en moquaient ! Ce qui comptait pour eux, c’est que les gens allaient y croire. Ensuite, les équations diraient ce qu’on leur ferait dire. Et si Seldon n’était pas d’accord, tant pis pour lui !
Alors le jeune chercheur s’enfuit en compagnie d’une belle historienne, Dors Venabili. Il sillona les dédales souterrains de la planète Trantor, capitale de l’Empire Galactique, toujours traqué par ceux qui voulaient contrôler sa découverte. Et ce qu’il vit le stupéfia. La ville géante se désagrégeait. Partout s’étaient constituées des communautés isolées, farouchement attachées à leur autonomie. Un terrain idéal pour affiner son modèle et formuler l’avenir inquiétant qui se dessinait sous ses yeux.
Etait-il trop tard pour éviter la catastrophe ? Peut-être y avait-il une chance d’agir…
— Je n’ai pas l’intention de discuter de ça », fit Seldon, crispé.
Hummin esquissa un haussement d’épaules. « Eto Demerzel était là, je suppose.
— Qui ça ?
— Vous n’avez jamais entendu parler d’Eto Demerzel ?
— Jamais.
— L’alter ego de Cléon – son cerveau – son esprit maléfique. On lui a donné tous ces qualificatifs, si l’on se limite aux plus aimables. Il devait être présent. »
Seldon parut perplexe et Hummin poursuivit : « Eh bien, vous ne l’aurez peut-être pas vu mais il était bien là. Et s’il pense que vous pouvez prédire l’avenir…
— Je ne peux pas prédire l’avenir, dit Seldon en secouant la tête avec vigueur. Si vous avez bien écouté ma communication, vous savez que je n’ai parlé que d’une possibilité théorique.
— Toujours est-il que si lui pense que vous pouvez prédire l’avenir, il ne vous laissera pas échapper.
— Il a bien dû : puisque je suis ici.
— Ça ne veut rien dire. Il sait où vous êtes et continuera à le savoir. Quand il voudra vous avoir, il vous récupérera, où que vous soyez. Et s’il décide que vous êtes utile, il vous pressera comme un citron. Et s’il décide que vous êtes dangereux, il vous pressera jusqu’à ce que mort s’ensuive… »
Seldon le fixa : « Qu’est-ce que vous cherchez à faire ? M’effrayer ?
— J’essaie simplement de vous mettre en garde.
— Je ne crois rien de ce que vous racontez.
— Non ? Il y a peu, vous avez parlé d’une erreur. Pensiez-vous qu’en présentant votre communication vous aviez commis une erreur et qu’elle vous avait conduit à des ennuis que vous auriez préféré éviter ? »
Seldon se mordilla la lèvre inférieure, mal à l’aise. Cette déduction tombait bien trop près de la vérité à son goût – et c’est à ce moment précis qu’il décela une présence.
Les intrus ne jetaient aucune ombre car la lumière était trop douce et diffuse : ce fut un simple mouvement qui accrocha le coin de son regard – avant de s’interrompre.
Fuite
TRANTOR — … capitale du premier Empire Galactique… C’est sous le règne de Cléon Ier qu’elle a « jeté ses derniers feux ». Selon toute apparence, elle était alors à son apogée. Ses 200 millions de kilomètres carrés de terres émergées étaient entièrement recouverts de dômes (hormis le domaine du Palais impérial) sous lesquels se développait en continu une cité qui s’étendait au-dessous des plates-formes continentales. La population était de quarante milliards d’habitants et, même si de nombreux signes (clairement visibles avec le recul) annonçaient les problèmes qui s’amassaient, ceux qui vivaient sur Trantor la considéraient sans aucun doute comme la planète éternelle des légendes et ne s’attendaient certainement pas à…