Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Vingt ans apres - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Vingt ans apres

Электронная книга - «Vingt ans apres». Краткое содержание книги:

20 ans après leurs aventures d’Artagnan et les trois mousquetaires sont à nouveau entrainés dans l’aventure. Les temps ont changé: le Cardinal s’appelle Mazarin et n’est guère aimé, Porthos est installé et cherche un titre de baron, Aramis est devenu abbé mais aime toujours à ferrailler et Athos s’occupe de son filleul, le Vicomte de Bragelonne.Seul d’Artagnan est resté lieutenant des Mousquetaires du Roi... Leurs aventures se déroulent au milieu de la Fronde, période qui voit vaciller le pouvoir royal sous la régence d’Anne d’Autriche et de Mazarin. Les mousquetaires iront même jusqu’en Angeleterre pour essayer de sauver Charles Ier.... Si les personnages ont toujours les qualités de coeur et d’esprit qui ont fait le succès des Trois Mousquetaires, ils ont acquis une plus grande épaisseur et leurs doutes sont là pour en témoigner... On retrouve donc nos héros mais avec une dimension supplémentaire, chaque mousquetaire étant un symbole ou une tendance et ma fois comme cela ne nuit pas à la qualité des batailles... pourquoi se priver?
1 ... 69 70 71 72 73 74 75 76 77 ... 220
Перейти на страницу:

– Dame! vous comprenez, il n’y avait pas deux moyens de dire la chose. Je suis entré, il m’a regardé de travers; j’ai haussé les épaules, et je lui ai dit:

«- Eh bien! Monseigneur, nous n’avons pas été les plus forts.

«- Oui, je sais tout cela; mais racontez-moi les détails.

«Vous comprenez, Porthos, je ne pouvais pas raconter les détails sans nommer nos amis, et les nommer, c’était les perdre.

– Pardieu!

– Monseigneur, ai-je dit, ils étaient cinquante et nous étions deux.

«- Oui, mais cela n’empêche pas, a-t-il répondu, qu’il y a eu des coups de pistolet échangés, à ce que j’ai entendu dire.

«- Le fait est que de part et d’autre, il y a eu quelques charges de poudre de brûlées.

«- Et les épées ont vu le jour? a-t-il ajouté.

«C’est-à-dire la nuit, Monseigneur, ai-je répondu.

«- Ah çà! a continué le cardinal, je vous croyais Gascon, mon cher?

«- Je ne suis Gascon que quand je réussis, Monseigneur.

«La réponse lui a plu, car il s’est mis à rire.

«- Cela m’apprendra, a-t-il dit, à faire donner de meilleurs chevaux à mes gardes; car s’ils eussent pu vous suivre, et qu’ils eussent fait chacun autant que vous et votre ami, vous eussiez tenu votre parole et me l’eussiez ramené mort ou vif.

– Eh bien! mais il me semble que ce n’est pas mal, cela, reprit Porthos.

– Eh! mon Dieu, non, mon cher, mais c’est la manière dont c’est dit. C’est incroyable, interrompit d’Artagnan, combien ces biscuits tiennent de vin! Ce sont de véritables éponges! Gimblou, une autre bouteille.

La bouteille fut apportée avec une promptitude qui prouvait le degré de considération dont d’Artagnan jouissait dans l’établissement. Il continua:

– Aussi je me retirais, lorsqu’il m’a rappelé.

«- Vous avez eu trois chevaux tant tués que fourbus? m’a-t-il demandé.

«- Oui, Monseigneur.

«- Combien valaient-ils?

– Mais, dit Porthos, c’est un assez bon mouvement, cela, il me semble.

– Mille pistoles, ai-je répondu.

– Mille pistoles! dit Porthos; oh! oh! c’est beaucoup, et s’il se connaît en chevaux, il a dû marchander.

– Il en avait, ma foi, bien envie, le pleutre, car il a fait un soubresaut terrible et m’a regardé. Je l’ai regardé aussi; alors il a compris, et mettant la main dans une armoire, il en a tiré des billets sur la banque de Lyon.

– Pour mille pistoles?

– Pour mille pistoles! tout juste, le ladre! pas pour une de plus.

– Et vous les avez?

– Les voici.

– Ma foi! je trouve que c’est agir convenablement, dit Porthos.

– Convenablement! avec des gens qui non seulement viennent de risquer leur peau, mais encore de lui rendre un grand service?

– Un grand service, et lequel? demanda Porthos.

– Dame! il paraît que je lui ai écrasé un conseiller au parlement.

– Comment! ce petit homme noir que vous avez renversé au coin du cimetière Saint-Jean.

– Justement, mon cher. Eh bien! il le gênait. Malheureusement, je ne l’ai pas écrasé à plat. Il paraît qu’il en reviendra et qu’il le gênera encore.

– Tiens! dit Porthos, et moi qui ai dérangé mon cheval qui allait donner en plein dessus! Ce sera pour une autre fois.

– Il aurait dû me payer le conseiller, le cuistre!

– Dame! dit Porthos, s’il n’était pas écrasé tout à fait…

– Ah! M. de Richelieu eût dit: «Cinq cents écus pour le conseiller!» Enfin n’en parlons plus. Combien vous coûtaient vos bêtes, Porthos?

– Ah! mon ami, si le pauvre Mousqueton était là, il vous dirait la chose à livre, sou et denier.

– N’importe! dites toujours, à dix écus près.

– Mais Vulcain et Bayard me coûtaient chacun deux cents pistoles à peu près, et en mettant Phébus à cent cinquante, je crois que nous approcherons du compte.

– Alors, il reste donc quatre cent cinquante pistoles, dit d’Artagnan assez satisfait.

– Oui, dit Porthos, mais il y a les harnais.

– C’est pardieu vrai. À combien les harnais?

– Mais en mettant cent pistoles pour les trois…

– Va pour cent pistoles, dit d’Artagnan. Il reste alors trois cent cinquante pistoles.

Porthos inclina la tête en signe d’adhésion.

– Donnons les cinquante pistoles à l’hôtesse pour notre dépense, dit d’Artagnan, et partageons les trois cents autres.

– Partageons, dit Porthos.

– Piètre affaire! murmura d’Artagnan en serrant ses billets.

– Heu! dit Porthos, c’est toujours cela. Mais dites donc?

– Quoi?

– N’a-t-il en aucune façon parlé de moi?

– Ah! si fait! s’écria d’Artagnan, qui craignait de décourager son ami en lui disant que le cardinal n’avait pas soufflé un mot de lui; si fait! il a dit…

– Il a dit? reprit Porthos.

– Attendez, je tiens à me rappeler ses propres paroles; il a dit: «Quant à votre ami, annoncez-lui qu’il peut dormir sur ses deux oreilles.»

– Bon, dit Porthos; cela signifie clair comme le jour qu’il compte toujours me faire baron.

En ce moment neuf heures sonnèrent à l’église voisine. D’Artagnan tressaillit.

– Ah! c’est vrai, dit Porthos, voilà neuf heures qui sonnent, et c’est à dix, vous vous le rappelez, que nous avons rendez-vous à la place Royale.

– Ah! tenez, Porthos, taisez-vous! s’écria d’Artagnan avec un mouvement d’impatience, ne me rappelez pas ce souvenir, c’est cela qui m’a rendu maussade depuis hier. Je n’irai pas.

– Et pourquoi? demanda Porthos.

– Parce que ce m’est une chose douloureuse que de revoir ces deux hommes qui ont fait échouer notre entreprise.

– Cependant, reprit Porthos, ni l’un ni l’autre n’ont eu l’avantage. J’avais encore un pistolet chargé, et vous étiez en face l’un de l’autre, l’épée à la main.

– Oui, dit d’Artagnan; mais, si ce rendez-vous cache quelque chose…

– Oh! dit Porthos, vous ne le croyez pas, d’Artagnan.

C’était vrai. D’Artagnan ne croyait pas Athos capable d’employer la ruse, mais il cherchait un prétexte de ne point aller à ce rendez-vous.

– Il faut y aller, continua le superbe seigneur de Bracieux; ils croiraient que nous avons eu peur. Eh! cher ami, nous avons bien affronté cinquante ennemis sur la grande route; nous affronterons bien deux amis sur la place Royale.

– Oui, oui, dit d’Artagnan, je le sais; mais ils ont pris le parti des princes sans nous en prévenir; mais Athos et Aramis ont joué avec moi un jeu qui m’alarme. Nous avons découvert la vérité hier. À quoi sert-il d’aller apprendre aujourd’hui autre chose?

– Vous vous défiez donc réellement? dit Porthos.

– D’Aramis, oui, depuis qu’il est devenu abbé. Vous ne pouvez pas vous figurer, mon cher, ce qu’il est devenu. Il nous voit sur le chemin qui doit le conduire à son évêché, et ne serait pas fâché de nous supprimer peut-être.

– Ah! de la part d’Aramis, c’est autre chose, dit Porthos, et cela ne m’étonnerait pas.

– M. de Beaufort peut essayer de nous faire saisir à son tour.

– Bah! puisqu’il nous tenait et qu’il nous a lâchés. D’ailleurs, mettons-nous sur nos gardes, armons-nous et emmenons Planchet avec sa carabine.

– Planchet est frondeur, dit d’Artagnan.

– Au diable les guerres civiles! dit Porthos; on ne peut plus compter ni sur ses amis, ni sur ses laquais. Ah! si le pauvre Mousqueton était là! En voilà un qui ne me quittera jamais.

– Oui, tant que vous serez riche. Eh! mon cher, ce ne sont pas les guerres civiles qui nous désunissent; c’est que nous n’avons plus vingt ans chacun, c’est que les loyaux élans de la jeunesse ont disparu pour faire place au murmure des intérêts, au souffle des ambitions, aux conseils de l’égoïsme. Oui, vous avez raison, allons-y, Porthos, mais allons-y bien armés. Si nous n’y allons pas, ils diraient que nous avons peur.

1 ... 69 70 71 72 73 74 75 76 77 ... 220
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)