Le roman des châteaux de France. Tome 1
- Автор: Бенцони Жюльетта
- Серия: Любовь и замки #1
- Язык: французский
- Жанр: Исторические любовные романы
Электронная книга - «Le roman des châteaux de France. Tome 1». Краткое содержание книги:
Juliette Benzoni nous conte près de soixante-quinze des plus symboliques d'entre eux ; de Josselin à Saverne en passant par Amboise, Bellême, Blaye, Bonneval, Castries, Chambord, Château-Gaillard, Compiègne, Lunéville, Pau, Polignac, Vaux-le-Vicomte ou Uzès.
Ces hauts lieux sont tous le décor de la vie d'un personnage exceptionnel, d'une aventure incroyable, d'un événement historique de premier plan.
Pour les châteaux ouverts au public, le lecteur trouvera à la fin de chaque texte les périodes et horaires d'ouverture.
La nuit de Meung marque le début d’une passion qui jamais ne se démentira et que rien ne pourra abattre, ni la guerre que déchaîne aussitôt le Ménélas grincheux de cette nouvelle Hélène, ni les foudres de l’Église maniées par le pape Urbain II qui ira jusqu’à frapper le royaume d’interdit, ni les menées plus ou moins sourdes de Louis et de Constance, les enfants laissés par Berthe de Hollande. Seule la mort séparera Philippe de Bertrade. C’est lui qui part le premier et Bertrade, tandis que son beau-fils devient le roi Louis VI, s’en va finir sa vie et attendre que la mort la réunisse à son amour dans le couvent des Hautes-Bruyères.
En 1101, ce même Louis VI, surnommé le Gros, s’en vient mettre le siège devant le château de Meung dont le maître, Lionet, s’est révolté contre son suzerain l’évêque d’Orléans. Lionet et ses hommes se réfugient dans le donjon auquel le roi ordonne que l’on mette le feu. Pour échapper aux flammes, les enfermés sautent du haut de la tour… pour venir s’empaler sur les lances que l’on a plantées en terre afin de les recevoir…
Le château, cependant, devient au fil des années une puissante forteresse. D’abord habité par la famille de Meung dont le dernier représentant, Jean, sera le célèbre coauteur du Roman de la Rose, il devient résidence d’été des évêques d’Orléans. Leur prison favorite aussi car souterrains, basses-fosses et oubliettes y sont impressionnants. Toutes choses dont l’Anglais envahisseur découvrira la valeur. En 1361, c’est Hughes de Calverly, le fameux capitaine anglais, qui occupe le château avec ses Anglo-Navarrais, puis, dans les débuts du XVe siècle, Français et Anglais se succèdent à Meung selon que ville et château sont pris ou repris. Et c’est avec quelque surprise que, parmi ses occupants, on découvre qu’un certain sire de Gaule en a proprement chassé l’ennemi en 1418…
Malheureusement, en 1425, le comte de Salisbury reprend ce qu’il considère comme son dû et s’installe à Meung après en avoir fait pendre les défenseurs. Il n’y restera pas longtemps car, déjà, la bataille pour Orléans fait rage et il en est l’une des chevilles ouvrières. Mais le destin l’y attend : « Regardant la bataille d’une fenêtre du fort (des Tourelles) enlevé, un boulet de canon le frappa à la tête. Il fut transporté blessé au château de Meung et mourut le 27 octobre 1428 puis fut enterré dans le parc. De la fenêtre de sa chambre, au château, il pouvait voir la basilique de Cléry qu’il avait pillée quelques semaines auparavant… » Ce fut le fameux Talbot qui le remplaça…
Moins d’un an plus tard, Jeanne d’Arc nettoiera Meung de ses occupants anglais, qui jamais ne reviendront. Les évêques d’Orléans vont pouvoir jouir à nouveau de l’agrément de leur beau château. De même, leurs prisonniers – tel le boiteux Orgemont qui y mourra – pourront constater que les cachots n’ont rien perdu de leur dramatique efficacité.
Ce sera le triste privilège de François Villon en 1461…
Le poète a dû fuir Paris à la suite du cambriolage du collège de Navarre auquel il a participé, et il a gagné la campagne où il vit de rapines et de petit brigandage. Il n’en fallait pas plus pour tomber sous la patte des sergents de l’évêque d’Orléans, Thibaut d’Aussigny. Une patte singulièrement lourde qui mène le malheureux dans la basse-fosse de Meung que l’on peut encore voir de nos jours. Une fosse percée, en son centre, d’un puits profond… C’est là que Villon écrit la fameuse Épître à mes amis :
Ayez pitié, ayez pitié de moi,
À tout le moins, s’il vous plaît, mes amis !
En fosse gis, non pas sous houx ne mai,
En cet exil auquel je suis transmis
Par fortune comme Dieu l’a permis.
Fille aimant jeunes gens et nouveaux
Danseurs, sauteurs, faisant les pieds de veaux,
Vifs comme dards, aigus comme aiguillon,
Gousiers tintant clair comme cascaveaux,
Le laisserez là, le pauvre Villon ?…
Le roi Louis XI, dont il chantait l’avènement, l’en tira, en piètre état car les bourreaux de l’évêque l’avaient un peu malmené. Mais c’était la liberté que le moineau de Paris retrouvait et, même escortée par la misère, cette liberté était sans prix…
Le château de Meung demeura en la possession des évêques jusqu’à la Révolution avec des fortunes diverses. Ainsi, au XVIIIe siècle, la demeure féodale avait reculé devant un joli château tel qu’en savait concevoir l’époque… un château aux murs roses.
Sous la houlette du nouveau propriétaire, Xavier Lelevé, de grands travaux de restauration furent entrepris pour embellir le château et ses 131 pièces. Vingt pièces sont aujourd’hui entièrement meublées et ouvertes à la visite.
HORAIRES D’OUVERTURE
Du 7 avril au 31 mai 14 h-18 h Du 1er juin au 30 août 10 h-18 h Du 1er septembre au 31 octobre 14 h-18 h
Décembre
14 h-18 h
(les week-ends)
Fermé le lundi.
http://www.chateau-de-meung.com/
Montargis
Renée de France, duchesse de Ferrare
La foi qui n’agit point, est-ce une foi sincère ?