Béru-Béru
- Автор: Дар Фредерик
- Серия: Le Commissaire San-Antonio. Hors-serie #6
- Год: 1970
- Язык: французский
- Год: Éditions Fleuve Noir
- Жанр: Иронические детективы
Электронная книга - «Béru-Béru». Краткое содержание книги:
Pourquoi j'aime les livres de San-Antonio ?
Parce qu'ils me font mourir de rire. Je l'avoue sans honte, sans éprouver le besoin de me justifier en faisant remarquer que, mine de rien, leur auteur est un écrivain véritable, sérieux. Le Rabelais de notre époque. Rions avec San-Antonio, notre ami, champion du rire toutes catégories : petit rire, gros rire, fou rire, rire de coin, rire bon enfant, rire vengeur, contrepèteries, à-peu-près, calembours, San-Antonio ne fait pas la fine bouche.
Nous non plus. C'est si bon de rigoler sans faire de manières, de se détendre, des dilater la rate, de se tenir le ventre, de s'étouffer de rire, d'en hurler, d'en pleurer.
Quiconque nous fait rire est notre meilleur ami. Un conseil : lisez San-Antonio.
Son petit monde deviendra le votre.
Nhé se tourne vers nous.
— Vous allez dire que j’abuse, murmure-t-il, mais verriez-vous un inconvénient major à ce que je sois élevé au grade de colonel ?
— Pas le moins du monde, assuré-je. Il est clair que vous en avez les capacités, mon cher.
— Parfait !
Et notre homme enfle la voix.
— En ma qualité de colonel, j’ordonne en outre que soit fusillé aussi le commandant Kipisoli ! Et maintenant, garde à vous !
La troupe se fige dans un claquement d’orteils. Comme c’est beau, cette armée sombre sur laquelle jouent les reflets de l’incendie. Bérurier en est tout chaviré.
Il passe sa main droite par l’échancrure de sa braguette, en une attitude qu’immortalisa l’Empereur. Très chef de toutes les armées, il s’avance sur le futur maréchal Nhé.
— Comme disait mon illustre confrère Napoléon Bonne à part, attaque-t-il en empoignant le lobe de son vis-à-vis, Soldat, j’sus autant con que vous ! Mande pardon, rectification : Soldat, j’sus aussi content que vous !
— Tu vois que le service militaire a du bon ! exulte le « président » en posant ses pataugas fatigués sur le bureau du défunt général qui commandait naguère la base.
« Si je n’eusse point servi au 116e Tirailleurs, on n’aurait pas eu droit à la collaboration de Gros-Chibre. En v’là un que j’arrive à temps pour lui honorer les capacités. L’avait toujours manqué de bol jusque z’alors… »
Il pique de la pointe du couteau dans une boîte de conserve pleine d’une viande rosâtre, confite dans une gelée écœurante.
— Y a longtemps que je m’étais pas cogné une boîte de singe, dit-il. J’adore ! Et ici, au moins, c’est du vrai singe !
Tandis qu’il déguste, je m’approche du lieutenant-secrétaire, seul alphabète de la base, lequel dactylographie laborieusement un texte que je viens de lui dicter, sur une machine à écrire dont on vient de célébrer le bicentenaire.
Je lis, par-dessus son épaule, très exactement ceci :
Mlnsieu l’e plésident,
Je l’ai nhonneur ed z’ibformai que la remé ciznt de faore césssssessssion. Anê outre, tpute l’ap oplation é noiyautée pra d’éparchurtises mynis dr’ames sxrètse roudetable. U nentvue excrément turg edante entrous ets nez cssaire. Ile ivat d’ovtre vie aide sel de’trove flile. J’ovus donn e jlusqu’assseoir 8 teur previnre me roiv hal abase de Rôkankour. Pzdde c’dlai, lplir teuparivé. Ccci é t’l nul tima tome.
eL réPrident dug’vernement réservoi’r de l’allarm’é dlibrasion :