Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Космическая фантастика » Mars la verte [Green Mars - fr]
Mars la verte [Green Mars - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Mars la verte [Green Mars - fr]

Электронная книга - «Mars la verte [Green Mars - fr]». Краткое содержание книги:

Mars la rouge… Les hommes ont débarqué sur un nouveau monde, qu’ils ont entrepris de modifier pour le rendre habitable. C’est une utopie à long terme : créer une atmosphère, changer les déserts et les cratères arides en prairies, la glace des pôles en fleuves, en mers.
Mais les hommes et les femmes ont changés, eux aussi. Depuis leur révolution, durement réprimée, de 2061, les Cent Premiers sur Mars se sont dispersés sur toute l’étendue de la planète. Certains, constructeurs de villes radieuses, vivent au grand jour sous la surveillance orbitale de l’ONU. D’autres ont rejoint l’underground, la résistance, ses opérations de sabotage écologique, ses factions extrémistes, Mars-Unistes ou Rouges.
Tout peut à nouveau basculer dans la violence, et le rêve d’une Mars vivable et douce se transformer en cauchemar.
Mais pendant ce temps, sur Terre, entre toutes les multinationales avides, une seule a compris l’enjeu. Il faut libérer Mars. Avec ceux qui sont en train d’en faire Mars la verte…
Après Mars la rouge (récompensé par le prix Nebula), voici Mars la verte qui a obtenu le prix Hugo en 1994.
Depuis toujours, Kim Stanley Robinson est fasciné par Mars, une planète qu’il a longuement étudiée, en étroite collaboration avec les services spécialisés de la NASA. Il est le chef de file d’une nouvelle « école » qui se qualifie de Real Science-Fiction, la science-fiction réelle (on pourrait même dire hyper-réaliste). Cette trilogie qui s’achèvera bientôt avec la publication de Mars la bleue, lui aura demandé dix-sept années de recherche et d’écriture.
1 ... 66 67 68 69 70 71 72 73 74 ... 195
Перейти на страницу:

— Le syndrome de Stockholm, dit-il. Tu travailles avec eux, tu apprends à les connaître et tu finis par éprouver de la sympathie pour eux. Il faut te souvenir de ce qu’ils accomplissent ici. Allez, finis ton jus de cactus et je vais te montrer des choses que tu ne connais pas, ici même, dans Burroughs.

Il y eut une soudaine agitation : une boule de glace avait atteint l’autre berge et renversé un vieil homme. Tout le monde applaudissait et on portait en triomphe la femme qui avait réussi le coup. Mais le groupe qui accompagnait le vieil homme se ruait déjà vers la plus proche passerelle.

— C’est trop bruyant par ici, dit Desmond. Allez, finis ton verre et on y va.

Sax liquida sa tequila pendant que Desmond prenait une dernière bouffée. Puis ils s’éclipsèrent rapidement pour fuir le brouhaha grandissant en suivant le bord du canal. En une demi-heure, ils se retrouvèrent entre les colonnes de Bareiss, puis dans Princess Park. Là, ils tournèrent sur la droite et escaladèrent la pente herbue de Thoth Boulevard. Au-delà de la montagne de la Table, ils prirent à gauche dans une ruelle de verdure et atteignirent la pente occidentale de la paroi de la tente, qui se déployait en un arc immense autour de Black Syrtis Mesa.

— Regarde, dit Desmond en pointant le doigt. Ils restaurent les anciens quartiers – cercueils pour les travailleurs. C’est la construction Subarashii standard, maintenant, mais regarde un peu comment ces unités sont installées dans la mesa. À l’intérieur de Black Syrtis, il y avait une centrale de traitement de plutonium, aux premiers jours de Burroughs. En ce temps-là, elle était loin à l’écart de la ville. Mais maintenant, Subarashii a construit les quartiers d’habitation de ses employés tout près, et ils sont chargés de surveiller les opérations de retraitement et de récupération des déchets qui devraient aller au nord, dans Nili Fossae, où ils seront utilisés par les réacteurs intégraux à haute vitesse. L’opération de nettoyage devait être au départ complètement robotisée, mais les robots sont difficiles à gérer et on s’est aperçu que la main-d’œuvre humaine coûtait moins cher.

— Et les radiations ? s’étonna Sax.

— C’est justement ça, fit Desmond avec son sourire farouche. Ils encaissent une quarantaine de rems par an.

— Tu plaisantes !

— Mais non. Ils l’annoncent aux travailleurs, ils leur donnent un bon salaire et un bonus au bout de trois ans : le traitement.

— Sinon on ne le leur donne pas ?

— Sax, ça coûte très cher. Et les listes d’attente sont longues. C’est un moyen d’éviter l’attente et de se le payer.

— Mais quarante rems ! Ils n’ont aucune certitude que le traitement puisse être efficace après ça !

— Nous le savons. (Desmond fronça les sourcils. Inutile de parler de Simon.) Mais pas eux.

— Et Subarashii ne fait ça que pour réduire les frais ?

— Dans une opération aussi énorme, Sax, c’est très important. Toutes sortes de solutions d’amortissement sont en train d’émerger. Le système d’égout de Black Syrtis est le même pour tout – la clinique médicale, les cercueils et les usines.

— Tu plaisantes !

— Mais non, absolument pas. Quand je plaisante, je suis quand même plus drôle.

Sax agita la main en un geste de refus absolu.

— Écoute, reprit Desmond, il n’existe plus d’agences d’application des règlements. Ni de codes de la construction ou quoi que ce soit. C’est ça le résultat de la victoire des transnationales en 61 – elles édictent leurs propres règles. Et tu sais quelle est la première.

— Mais c’est tout simplement stupide.

— Ce département de Subarashii est dirigé par des Géorgiens, et ils sont retombés dans un schéma stalinien. Disons que c’est une attitude patriotique pour diriger leur pays aussi bêtement que possible. Et les affaires également. Et, bien sûr, les hauts dirigeants de Subarashii restent des Japonais, et ils croient que le Japon est devenu grand en étant dur. Ils prétendent qu’ils ont gagné en 61 ce qu’ils ont perdu dans la Seconde Guerre mondiale. Subarashii est la plus dure des transnats de cette planète, mais toutes les autres l’imitent pour tenter d’être des concurrents valables. Praxis est une anomalie en ce sens, il ne faut pas l’oublier.

— Et donc, nous les récompensons en les volant.

— C’est toi qui as postulé pour entrer à Biotique. Peut-être que tu devrais changer d’emploi.

— Non.

— Est-ce que tu penses pouvoir obtenir ce que nous t’avons demandé d’une des firmes de Subarashii ?

— Non.

— Mais tu peux l’obtenir de Biotique.

— Probablement. La sécurité est très dure.

— Mais tu peux y arriver.

— Probablement. (Sax réfléchit brièvement.) Mais je veux quelque chose en retour.

— Oui ?…

— Est-ce que tu pourrais me conduire jusqu’à cette zone grillée par la soletta pour que j’y jette un coup d’œil ?

— Certainement ! J’aimerais bien revoir ça moi-même !

Le lendemain après-midi, ils quittèrent Burroughs et prirent le train vers le sud, sur le Grand Escarpement, et en descendirent à la gare de Libya, à soixante-dix kilomètres de Burroughs. Là, ils se glissèrent jusqu’au sous-sol, puis descendirent un tunnel qui accédait à l’amas de rocaille extérieur. C’est là, dans un graben, qu’ils trouvèrent un des véhicules de Desmond. Quand la nuit descendit, ils se dirigèrent en suivant l’Escarpement vers un petit refuge des Rouges sur la bordure du cratère Du Martheray, à proximité d’un lit plat de rochers que les Rouges utilisaient comme terrain d’atterrissage. Desmond ne révéla pas l’identité véritable de Sax à leurs hôtes. On les conduisit jusqu’à un petit hangar à flanc de falaise, où ils embarquèrent à bord d’un des anciens avions furtifs de Spencer. Ils roulèrent sur le terrain rocailleux avant de décoller en un vol ondulant. Dès qu’ils eurent pris de l’altitude, ils mirent le cap vers l’est, lentement.

Ils volèrent longtemps en silence. Sax discerna des lumières au sol par trois fois : d’abord une station dans le cratère d’Escalante, puis les lucioles d’un train circum-planétaire, et un clignotement dans la région sauvage qui se situait derrière le Grand Escarpement.

— C’est quoi ? demanda-t-il.

— Pas la moindre idée.

Quelques minutes s’écoulèrent avant que Sax ne déclare :

— Tu sais que je suis tombé sur Phyllis.

— Vraiment ? Et est-ce qu’elle t’a reconnu ? »

— Non.

Desmond rit.

— Ça, c’est bien d’elle.

— Mais des tas d’anciennes relations ne m’ont pas reconnu.

— Oui, mais Phyllis… Est-ce qu’elle est toujours présidente de l’Autorité transitoire ?

— Non. Elle semble croire que ce poste n’est pas suffisamment important.

Desmond rit de nouveau.

— Quelle femme bornée. Mais je dois lui reconnaître une chose : elle a réussi à ramener tout son groupe de Clarke à la civilisation. Je croyais vraiment qu’ils étaient fichus.

— Tu sais des choses à propos de cette affaire ?

— J’ai parlé à deux types qui étaient sur Clarke. C’était un soir, au Pingo Bar, à Burroughs. Ils étaient intarissables.

— Est-ce qu’il s’est passé quelque chose vers la fin du voyage ?

— Vers la fin ? Eh bien… oui. Quelqu’un est mort. J’ai cru comprendre qu’une femme avait eu la main écrasée au moment où ils avaient évacué Clarke, et Phyllis était la seule à bord à pouvoir jouer les doctoresses. Elle a soigné la femme pendant tout le voyage. Elle croyait bien réussir jusqu’au bout, mais… là-dessus, les deux types n’ont pas été très clairs, mais ça s’est mal terminé. Phyllis a organisé une séance de prière, mais la femme est morte malgré tout, deux jours seulement avant qu’ils aient regagné le système terrestre.

1 ... 66 67 68 69 70 71 72 73 74 ... 195
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)