Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Триллеры » La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette [Flickan som lekte med elden - fr]
La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette [Flickan som lekte med elden - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette [Flickan som lekte med elden - fr]

Электронная книга - «La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette [Flickan som lekte med elden - fr]». Краткое содержание книги:

Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est.
Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie.
Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé.
Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d'un maniaque et qui survivait en rêvant d'un bidon d'essence et d'une allumette ? S'agissait-il d'une des filles des pays de l'Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C'est dans cet univers à cent à l'heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.
1 ... 58 59 60 61 62 63 64 65 66 ... 181
Перейти на страницу:

— C'est un peu tard pour une visite, il me semble, dit Dag.

La fille le regarda, aussi silencieuse que patiente.

— De quoi voudrais-tu parler ? demanda-t-il.

— Je voudrais te parler du livre que tu as l'intention de publier chez Millenium.

Dag et Mia échangèrent un regard.

— Et qui es-tu ?

— Le sujet m'intéresse. Est-ce que je peux entrer ou on reste ici sur le palier à discuter ?

Dag Svensson hésita une seconde. La fille était certes une parfaite inconnue et l'heure de la visite n'était pas des plus habituelles, mais elle semblait suffisamment inoffensive pour qu'il ouvre grande la porte. Il la guida jusqu'à la table à manger dans le séjour.

— Tu veux du café ? demanda Mia.

Dag lorgna sa compagne avec irritation.

— Et si tu répondais à ma question : qui es-tu ?

— Oui merci. Pour le café je veux dire. Je m'appelle Lisbeth Salander.

Mia haussa les épaules et ouvrit le thermos. Elle avait déjà sorti des tasses en prévision de la visite de Mikael Blomkvist.

— Et qu'est-ce qui te fait croire que j'ai l'intention de publier un livre chez Millenium ? demanda Dag Svensson.

Il fut soudain pris d'une méfiance aiguë, mais la fille l'ignora et regarda Mia Bergman à la place. Elle fit une grimace qu'on pouvait interpréter comme un sourire en coin.

— C'est une thèse intéressante, fit-elle.

Mia Bergman eut l'air stupéfaite.

— Qu'est-ce que tu sais de ma thèse ?

— Je suis tombée sur une copie, répondit la fille mystérieusement.

L'irritation de Dag Svensson redoubla.

— Maintenant, je crois qu'il est temps que tu m'expliques ce que tu veux ! dit-il d'une voix rude.

La fille rencontra son regard. Il remarqua soudain que son iris était tellement sombre que ses yeux en devenaient noirs comme de l'encre à la lumière. Il comprit qu'il s'était mépris sur son âge — elle était plus âgée qu'il ne l'avait cru au départ.

— Je veux savoir pourquoi tu poses partout des questions sur Zala, Alexander Zala, dit Lisbeth Salander. Et je veux surtout connaître exactement ce que tu sais à son sujet.

Alexander Zala, pensa Dag Svensson soudain choqué. Jamais auparavant il n'avait entendu de prénom.

Dag Svensson examina la fille devant lui. Elle leva sa tasse et but une gorgée de café sans le lâcher du regard. Ses yeux étaient totalement dépourvus de chaleur. Il se sentit tout à coup vaguement mal à l'aise.

CONTRAIREMENT A MIKAEL et aux autres adultes du groupe et bien que ce soit son anniversaire, Annika Giannini n'avait bu qu'une bière. Elle s'était abstenue de boire aussi bien du vin que de l'aquavit au repas. Vers 22 h 30, elle était par conséquent parfaitement sobre et, vu qu'elle considérait son grand frère dans certaines circonstances comme un parfait imbécile dont il fallait prendre soin, elle lui proposa généreusement de le raccompagner chez lui en voiture, via Enskede. Elle avait de toute façon prévu de le conduire à l'arrêt de bus dans Värmdövägen, et pousser jusqu'en ville ne prendrait pas beaucoup plus de temps.

— Pourquoi tu n'achètes pas une voiture ? se plaignit-elle malgré tout quand Mikael attacha sa ceinture de sécurité.

— Parce que contrairement à toi, j'habite suffisamment près de mon boulot pour pouvoir y aller à pied et je n'ai besoin d'une voiture qu'une fois par an environ. De plus, je n'aurais pas pu conduire, puisque ton homme m'a poussé à ingurgiter je ne sais combien de verres d'aquavit.

— Il est en train de devenir suédois. Il y a dix ans, il t'aurait fait boire des alcools italiens.

Ils profitèrent du trajet en voiture pour bavarder entre frère et sœur. A part une tante tenace du côté paternel, deux tantes moins tenaces côté maternel et quelques cousins germains ou plus éloignés, Mikael et Annika restaient les seuls de leur famille. Leur différence d'âge de trois ans ne les avait pas spécialement rapprochés dans l'adolescence, mais ils s'étaient retrouvés d'autant mieux devenus adultes.

Annika avait fait son droit et Mikael la considérait comme la plus douée des deux. Elle avait traversé ses études le vent en poupe, passé quelques années dans un tribunal rural et ensuite comme assistante d'un des avocats les plus célèbres de Suède avant de démissionner et d'ouvrir son propre cabinet. Annika s'était spécialisée dans le droit de la famille, ce qui peu à peu s'était transformé en un projet d'égalité. Elle s'était engagée comme avocate de femmes maltraitées, avait écrit un livre sur ce sujet et était devenue un nom respecté parmi les féministes. Pour couronner le tout, elle s'était engagée politiquement au côté des sociaux-démocrates, ce qui amenait Mikael à la taquiner et à la traiter d'opportuniste. Pour sa part, Mikael avait décidé dès son jeune âge qu'il ne pouvait pas adhérer à un parti politique s'il voulait conserver une crédibilité journalistique. Il évitait même de voter et, quand il lui était arrivé de le faire, il avait toujours refusé de révéler pour qui il avait voté, même à Erika Berger.

— Comment tu vas ? demanda Annika alors qu'ils passaient le pont de Skurubron.

— Ben, je vais bien.

— C'est quoi le problème, alors ?

— Le problème ?

— Je te connais, Micke. Tu as eu ton air pensif toute la soirée.

Mikael garda le silence un petit moment.

— C'est compliqué comme histoire. J'ai deux problèmes en ce moment. L'un concerne une fille que j'ai connue il y a deux ans et qui m'a aidé dans l'affaire Wennerström. Ensuite elle a disparu de ma vie sans un mot d'explication. Je n'ai pas eu la moindre nouvelle d'elle pendant plus d'un an, avant la semaine dernière.

Mikael raconta l'agression dans Lundagatan.

— Tu as porté plainte ? demanda Annika tout de suite.

— Non.

— Et pourquoi pas ?

— Cette fille tient terriblement à sa vie privée. C'est elle qui a été agressée. C'est à elle de porter plainte.

Mikael soupçonnait que ce point ne devait pas se trouver en haut de la liste des priorités de Lisbeth Salander.

— Tête de lard, dit Annika en tapotant la joue de Mikael. Toujours à vouloir t'occuper de tout. Et le deuxième problème ?

— On est en train de sortir un sujet à Millenium qui va faire du bruit. Toute la soirée je me suis demandé si je ne devais pas te consulter. En tant qu'avocate, je veux dire.

Annika lorgna son frère avec surprise.

— Me consulter ! s'écria-t-elle. Ça vient de sortir, ça.

— Le sujet en question parle de trafic de femmes et de violence à l'égard des femmes. Tu travailles sur la violence à l'égard des femmes et tu es avocate. Je sais que tu ne t'occupes pas de la liberté de la presse, mais j'aimerais beaucoup que tu lises le texte avant qu'on imprime. Il s'agit à la fois d'articles dans un numéro du journal et d'un livre, ça fait pas mal de choses à lire.

Annika ne dit rien tandis qu'elle tournait au niveau de la zone industrielle de Hammarby et passait l'écluse de Sickla. Elle emprunta de petites rues étriquées parallèles à Nynäsvägen jusqu'à ce qu'elle puisse remonter Enskedevägen.

1 ... 58 59 60 61 62 63 64 65 66 ... 181
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)