Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне

Электронная книга - «Le diamant de Bourgogne». Краткое содержание книги:

Après Les Trois Frères , les aventures d'Aldo Morosini se poursuivent à la recherche de Marie-Angéline, des rubis et du Diamant de Bourgogne du Téméraire.
De disparitions en découvertes, de mensonges en révélations, de Paris à la Franche-Comté en passant par la Suisse, le trésor de Charles le Téméraire ne cesse d'entraîner Aldo Morosini et son gang dans une folle aventure.
Après avoir réussi à localiser les trois rubis dits Les Trois Frères , c'est à la poursuite d'un gros diamant bleuté Le Diamant de Bourgogne que se lance notre héros.
Mais Aldo Morosini doit avant tout retrouver Marie-Angéline qui s'est enfui en lui subtilisant le rubis qu'il gardait précieusement...
1 ... 50 51 52 53 54 55 56 57 58 ... 81
Перейти на страницу:

— … Et le prince serait mort !

— Le prince ? Quel prince ? Vous voulez dire Hugo ?

— Je ne peux m’empêcher de l’appeler ainsi ! murmura-t-elle en rougissant. C’est… c’est plus fort que moi !

« De même, pensa Mme de Sommières, que tu ne peux t’empêcher de croire qu’il s’est mis à t’aimer – mal d’ailleurs ! – alors qu’il a tout fait pour t’écarter de son chemin ? Amour, amour quand tu nous tiens ! Adieu, prudence ! » Puis à haute voix :

— Durant votre captivité vous avez reçu d’autres lettres ? Plus belles encore, je suppose ? (Et comme Marie-Angéline se contentait d’opiner de la tête, elle ajouta :) Assez pour vous faire oublier les mises en garde plutôt sévères qu’il vous a adressées de vive voix ! Non je ne veux pas les voir ! Pas plus que les garçons, ni Langlois qui est pourtant d’une rare délicatesse pour un poulet…

— Un quoi ? Je rêve ou nous avons bien dit un « poulet » ? Je n’aurais jamais cru entendre une pareille expression sortir de votre bouche ? C’est… c’est…

Elle était à deux doigts d’étouffer d’indignation. Mme de Sommières lui offrit un grand sourire radieux :

— C’est entièrement volontaire mais je suis ravie du résultat : ma Plan-Crépin n’était pas partie aussi loin que je le redoutais !

1 Je rappelle à mes lecteurs que nous sommes au siècle dernier, dans les années 30. Pas le moindre Airbus en vue ! Il fallait alors au moins six heures pour aller de Paris à Vienne avec escales à Strasbourg, Nuremberg et Prague ! Pas tout à fait le temps des diligences mais presque !…

2 Les druides étaient au centre de la civilisation celte qui s’étendait de la Bohême aux îles Britanniques et de la plaine du Pô aux bouches du Rhin, avec des prolongements en Europe de l’Est et en Asie Mineure. Voir Jean Markale, Le Druidisme, Payot, 1985.

9

Où Aldo retrouve son cauchemar

En débarquant à Venise quelque vingt-quatre heures plus tard, Aldo était d’une humeur massacrante. Outre qu’il aurait donné sa main droite pour savoir ce qui s’était passé dans la nuit à Pontarlier, ce voyage décidé en urgence s’était révélé aussi mauvais que possible : crevaison, horaire changé inopinément, orage occultant toute visibilité, impossibilité de dormir même quelques minutes. Bref, il ne lui avait pas fallu moins de trois véhicules – la voiture d’Adalbert, un avion et un train – pour parcourir la distance de Pontarlier à Venise. Sans compter que Zian, qu’il espérait trouver à la gare Santa Lucia en arrivant, brillait par son absence pour avoir eu « des mots » avec le conducteur d’un vaporetto.

Son baromètre personnel affichait donc un avis de tempête quand il réussit enfin à rentrer chez lui, accueilli par le « Dieu soit loué ! » de Zaccharia, son vieux maître d’hôtel.

— Nous désespérions de voir Monsieur le prince ! exhala-t-il.

— Et vous avez bien failli avoir raison ! J’aurais été plus vite en revenant à pied… ou à la nage ! Il est là ?

— Qui ?

— Le Señor Montaldo ?

— Euh… oui ! Je dirais même plus : lui et… la personne qui l’accompagne.

— Parce qu’il n’est pas venu seul ?

— Euh… non !

— Qui ?

— Une… dame !

— Laquelle ? Bon sang il faut t’arracher les paroles aujourd’hui !

À son soulagement, Zaccharia n’eut pas le temps de répondre. Guy Buteau accourait, sortant du cabinet de travail d’Aldo dont il referma soigneusement la porte derrière lui :

— Vous voilà enfin ! Allez lui chercher un café, Zaccharia ! Il va en avoir besoin ! Je vais d’abord « leur » demander un supplément de patience pour vous permettre de vous rafraîchir… un instant.

Il s’esquivait déjà quand Aldo le retint d’une main vigoureuse.

— Un instant ! D’accord pour le café mais je veux savoir – et tout de suite ! – quelle est la dame qui accompagne Montaldo ! Il est marié ou quoi ?

— Oh, nous aurions préféré ! Vous aussi, je pense !

— Mais, ma parole vous tremblez ? Alors qui ?

— La… Lady Ribblesdale ! Elle est en train d’établir l’inventaire de votre bureau, mon pauvre ami ! Pardonnez-moi de vous avoir obligé à rentrer mais…

— Inutile de vous excuser, mon cher Guy ! Montaldo plus elle, c’était vraiment au-dessus de vos forces ! En admettant que ce ne soit pas au-dessus des miennes ! marmotta-t-il entre ses dents. La redoutable Ava plus ce Péruvien à peine civilisé ! Je me demande comment ils ont pu se rencontrer ?

— Sur le bateau, je crois. J’ajoute que… M. Montaldo m’est apparu un peu… bizarre quand je l’ai vu arriver avec elle !

— Bizarre ? Ou bien il est accablé par le destin ou bien il doit être complètement hagard !

Le café arrivait, véhiculé à vive allure par le jeune Angelo Pisani, le secrétaire d’Aldo, glissant sur les marbres polychromes du vestibule comme un goéland sur la glace. Il avait même pris la précaution d’apporter aussi, sur le plateau, la cafetière et le sucrier… Il avait eu raison : Aldo en avala deux tasses coup sur coup, se brûla héroïquement mais retrouva le sourire :

« Puis, à pas lents, musique en tête … / La Garde impériale entra dans la fournaise… », chantonna-t-il en sourdine, tandis que Zaccharia se signait précipitamment.

Il y avait un peu de quoi. La voix perçante de la visiteuse parvenait à franchir l’épaisseur de la porte, et Morosini hésita une seconde avant de l’ouvrir, redoutant un projectile quelconque, mais rien ne vint, heureusement pour la porte qui était un magnifique panneau ancien. Cependant, le spectacle qu’il découvrit était proche de ce qu’il imaginait.

Ratatiné dans son fauteuil, le Señor Montaldo, qui ne devait pas mesurer plus d’un mètre cinquante, suivait d’un œil inquiet les évolutions d’une grande femme d’âge indéterminé, très élégante et gardant plus que des traces d’une beauté sous laquelle s’étaient courbées l’Amérique entière et même une partie de l’Europe : Ava Lowle-Willing devenue Ava Astor, nom dont elle n’avait pas renoncé à se parer même après un divorce retentissant et la mort seigneuriale d’Astor sur le Titanic, et son mariage suivant avec Ribblesdale également passé de vie à trépas. Suivant la circonstance, elle employait l’un ou l’autre – parfois même les deux ! – depuis la disparition de ce dernier.

Autre signe distinctif, cette beauté rare se doublait d’un cœur sec comme un sarment, n’ayant jamais aimé qu’elle-même, et se distinguant aussi par ce détail qu’elle détenait sans doute le record du monde de la femme la plus mal élevée et de la gaffeuse volontaire. Ses incartades en avaient fait le cauchemar de Morosini qu’elle avait décidé une fois pour toutes d’appeler son « petit prince gondolier », et bien qu’elle lui ait été d’un certain secours dans la dangereuse affaire de Newport1, elle était pour lui une espèce de malédiction qu’il évitait de son mieux.

Jusqu’à présent, il avait réussi à la tenir à distance de son palais vénitien et de sa femme Lisa, mais ce temps béni venait de prendre fin, et que la redoutable Ava accompagne ce Péruvien milliardaire et uniquement branché sur les émeraudes ne lui disait rien qui vaille. Même si son dada à elle était les diamants non seulement célèbres mais portés par des reines…

À peine apparu, il essuya la première salve :

1 ... 50 51 52 53 54 55 56 57 58 ... 81
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)