365 expressions de nos grands-mères
- Автор: Maillet Jean
- Год: 2012
- Язык: французский
- Год: Éditions de l’Opportun
- ISBN: 978-2360751709
- Жанр: Лингвистика
Электронная книга - «365 expressions de nos grands-mères». Краткое содержание книги:
Ethnologue de la langue française, il mène l’enquête au fil des pages pour nous révéler ce qu'était un patachon, un as de pique ou de la gnognotte. Malicieuses, imagées, ces expressions sans âge font encore notre bonheur quotidien et témoignent de la richesse de notre langue. Jean Maillet nous offre ainsi un merveilleux voyage dans l’histoire populaire du français !
Jean Maillet est spécialiste de la langue française, il a publié de nombreux ouvrages dont Langue française : Arrêtez le massacre !
On trouve aussi pas plus de… que de beurre en broche, variante plus compréhensible puisque du beurre embroché au-dessus d’un feu est forcément appelé à disparaître vite. Les deux expressions ne semblent pas remonter au-delà du XIXe siècle. Une autre variante, plus récente, dégénère dans le trivial : « Pas plus de “sozial” dans toute cette aventure que de beurre au cul ! Impossible ! » (Louis-Ferdinand Céline, Bagatelles pour un massacre, 1937). On trouve aussi : que de beurre en bouteille, … au balcon, … sur la main. Compte tenu de sa signification, l’expression peut en effet varier l’incohérence à l’infini.
Des clopinettes
Ce « rien » aurait pu figurer dans la rubrique « argent » ou le chapitre « travail », l’expression étant souvent employée dans de tels contextes ; travailler pour des clopinettes, c’est se donner de la peine pour presque rien. La catégorie « nourriture » aurait pu également faire l’affaire : « manger des clopinettes », c’est n’avoir pas grand-chose à se mettre sous la dent. En ce sens, on trouve aussi cropinettes : « C’est fini les cropinettes ! et les sauces courant d’air » (Louis-Ferdinand Céline, Mort à crédit, 1936). Esnault (1965) fait de cropinettes un synonyme d’« excréments ». Clopinette est vraisemblablement un diminutif de clope (au masculin), argot pour « mégot », donc « bout de mégot », c’est-à-dire, vraiment peu de choses.
Le mot est d’abord apparu sous forme d’interjection dans l’argot des écoliers (1925) pour dire « non » : Des clopinettes !
La locution, très populaire, a de nombreux équivalents argotiques : « des prunes », « des nèfles », « des queues de cerises », « des clous », etc.
De la crotte de bique
Si crotte de bique ! est un substitut populaire et enfantin du mot de Cambronne (parfois affublé de drôles de compléments : crotte de bique à ressort, crotte de bique en zinc, etc.), de la crotte de bique équivaut à quelque chose de peu de valeur, voire de pas de valeur du tout. L’expression, gentillette, est de celles qui font rire les enfants :