Satan était un ange
- Автор: Giébel Karine
- Год: 2015
- Язык: французский
- Год: Éditions Pocket
- ISBN: 978-2266258654
- Жанр: Триллеры
Электронная книга - «Satan était un ange». Краткое содержание книги:
Deux trajectoires, deux lignes de fuite.
Hier encore, François était quelqu'un. Un homme qu'on regardait avec admiration, avec envie. Aujourd'hui, il n'est plus qu'un fugitif tentant d'échapper à son assassin. Qui le rattrapera, où qu'il aille. Quoi qu'il fasse.
Paul regarde derrière lui ; il voit la cohorte des victimes qui hurlent vengeance. Il paye le prix de ses fautes. L'échéance approche…
Dans la même voiture, sur une même route, deux hommes que tout semble opposer, et qui pourtant fuient ensemble leur destin différent. Rouler droit devant. Faire ce qu'ils n'ont jamais fait.
Puisque l'horizon est bouché, autant tenter une dernière percée. Flamboyante.
Hier encore, François était quelqu'un. Un homme qu'on regardait avec admiration, avec envie. Aujourd'hui, il n'est plus qu'un fugitif tentant d'échapper à son assassin. Qui le rattrapera, où qu'il aille. Quoi qu'il fasse.
Paul regarde derrière lui ; il voit la cohorte des victimes qui hurlent vengeance. Il paye le prix de ses fautes. L'échéance approche…
Dans la même voiture, sur une même route, deux hommes que tout semble opposer, et qui pourtant fuient ensemble leur destin différent. Rouler droit devant. Faire ce qu'ils n'ont jamais fait.
Puisque l'horizon est bouché, autant tenter une dernière percée. Flamboyante.
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— Huit ans ?
— Ouais… Y en avait même qui avaient six ans, avec nous. J’étais un des plus vieux, je crois.
— Et pourquoi ce gosse t’a-t-il dénoncé ?
— Je sais pas… Pour échapper à une correction, sans doute. J’ai morflé, ce soir-là. Mais comme je gagnais bien, ils ne m’ont pas tué.
Paul arrache un brin d’herbe, le roule machinalement entre ses doigts.
— Tu veux vraiment que je te raconte la suite ?
François a un bref instant d’hésitation. Oui, il veut tout connaître de ce passé. Même si ça doit lui déchirer les tripes.
Même si ça doit le conduire à haïr celui qui raconte.
— Oui, s’il te plaît.
J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans.
Un gros meuble à tiroirs […]
Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
C’est une pyramide, un immense caveau,
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
— Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où comme des remords se traînent de longs vers
Qui s’acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
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