Étoiles, garde-à-vous ! [Starship Troopers - fr]
- Автор: Хайнлайн Роберт Энсон
- Год: 1974
- Язык: французский
- Год: J'ai Lu
- Переводчик: Мишель Демют
- Жанр: Космическая фантастика
Электронная книга - «Étoiles, garde-à-vous ! [Starship Troopers - fr]». Краткое содержание книги:
Alors, pourquoi ne pas y faire carrière ?
D’accord, d’accord !… Mais cette stupide suggestion de devenir officier ? Ça, c’était un autre problème. Je me voyais dans vingt ans, la poitrine pleine de décorations, passant mes soirées au Club des Vétérans à raconter mes campagnes. Mais suivre le peloton !… Comme me l’avait dit Jenkins, lors d’une de nos interminables discussions : « Je suis simple soldat ! Et je veux le rester ! Aussi longtemps que tu es un simple soldat, on ne te demande rien. Qui donc souhaiterait devenir officier, hein ? Ou même adjudant ? Tu respires le même air qu’eux, non ? Tu sautes avec eux sur les mêmes planètes… mais tu ne te casses pas la tête. »
Un point pour Al également. Mes galons ne m’avaient jamais rapporté que quelques pépins supplémentaires.
Pourtant, je savais que je serais adjudant si on m’en donnait la chance. On ne refuse jamais. En règle générale, un fantassin ne refuse jamais rien. Y compris des galons d’officier, je pense.
Mais ça n’était pas possible. Comment pouvais-je donc espérer être un jour ce que le Lieutenant avait été ?
Tout en flânant, j’étais arrivé près de l’école des candidats. Sur le terrain de parade, une compagnie de cadets était à l’exercice. Je les observai un moment. Il faisait un beau soleil et ils transpiraient dans leurs uniformes, accompagnés par les aboiements des adjudants. Cette bonne vieille routine ! Je hochai la tête et regagnai le casernement. J’allai droit au quartier des officiers. Jelly était dans sa chambre. Il lisait un magazine, les pieds sur une table. La porte était ouverte et je cognai contre le chambranle. Il leva la tête :
— Oui ?
— Mon adj… je veux dire, mon lieutenant…
— Vas-y !
— Je veux faire carrière…
Immédiatement, il ôta ses pieds de la table et dit :
— Lève la main droite.
J’ai prêté serment. Il a tiré une liasse de documents du tiroir. Tout était déjà prêt. Je n’avais plus qu’à signer. Il attendait. Mais je n’avais discuté de ça qu’avec Ace. Comment était-ce possible ?
12
En aucun cas la compétence d’un officier ne saurait lui suffire… Il se doit également d’être un gentilhomme d’éducation libérale, faisant montre de manières raffinées et d’une courtoisie sans défaut, avec un sens élevé de l’honneur personnel… Nul acte méritoire d’un de ses subalternes ne doit lui échapper, la récompense dût-elle être un simple mot d’approbation. De même manière, il n’est pas de faute qui doive lui échapper.
Aussi vrais que soient les principes politiques que nous soutenons aujourd’hui… nos vaisseaux doivent être commandés selon le despotisme le plus absolu.
J’espère avoir mis en évidence les lourdes responsabilités qui sont les nôtres… Nous devons faire de notre mieux avec ce que nous avons.