Colonie 2 [Colony - fr]
- Автор: Бова Бен
- Серия: Chet Kinsman (fr) #3
- Год: 1980
- Язык: французский
- Год: J'AI LU
- ISBN: 2-277-21029-3
- Переводчик: Michel Deutsch
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Colonie 2 [Colony - fr]». Краткое содержание книги:
Déjà la Terre est à feu et à sang, le Front Révolutionnaire des Peuples frappe partout, la navette spatiale de David est détournée… et il se retrouve dans une région perdue de l'Argentine.
Vers lui le hasard a conduit Bahjat, une jeune Irakienne, membre du F.R.P. Durant leur marche héroïque, une tendresse naît, qui n'empêche pas Bahjat de livrer David au chef de Front, à New York.
Maître de la Terre, le F.R.P. veut plus : conquérir Île Un — source de toutes les énergies.
Dans le vaisseau qui fonce vers sa patrie, David, gardé en otage, imagine une riposte. D'une perfection technologique sans pitié. Bahjat périrait...
Il y va de la suivie d'Île Un — espoir et avenir de l'homme !
— Des miroirs solaires, de la génératrice, des quais d’embarquement pour commencer. Puis ils passeront à la phase de la prise d’otages. Les V.I.P.
— Le Dr Cobb ?
— Maintenant Cobb n’est plus que du menu fretin. Hunter Garrison et les autres gros bonnets qui sont propriétaires d’Île Un sont là. Plus El Libertador et le directeur du Gouvernement mondial par intérim qui sont en train de tenir une conférence de paix. La colonie est un repaire de Très Importants Otages.
David garda le silence.
Evelyn caressa sa joue râpeuse et, se penchant, elle lui baisa les lèvres.
— Ne pensez plus à tout cela. Tâchez seulement de rester vivant. Ne faites rien qui puisse les indisposer. Coopérez sinon ils vous tueront. Je vous en supplie, David, restez en vie.
Elle remit la cagoule en place et s’en fut. David s’installa aussi confortablement que possible. Son cerveau tournait à plein régime. Trente-six heures. C’est trop court.
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Jamais l’idée ne nous était venue qu’Île Un pourrait être capturée par une poignée de terroristes. Oh ! L’hypothèse avait été émise et nous avions même élaboré des plans de précaution pour une éventualité de ce genre lors des conférences de sécurité. Mais c’était comme les plans que préparaient les stratèges français dans les années 30 pour se prémunir contre une invasion allemande. Ils avaient la ligne Maginot qu’aucune armée ne pourrait franchir. Nous savions, nous, que quatre cent mille kilomètres nous séparaient de la Terre et du terroriste le plus proche. Nous n’avions jamais senti avec nos tripes à quel point nous étions vulnérables. Évidemment, le cheik al-Hachémi s’abstenait de nous communiquer un grand nombre d’informations capitales. C’est drôle qu’un homme aussi intelligent par ailleurs puisse être aussi aveugle quand il s’agit de sa fille. Toujours le même problème : d’un côté, ce que l’on comprend intellectuellement ; de l’autre, ce que l’on sent avec ses tripes. Mais il ne fait aucun doute que si nous avions sérieusement envisagé la possibilité d’un coup de main terroriste et que si al-Hachémi nous avait dit tout ce qu’il savait, nous aurions fait l’économie de beaucoup de morts. Beaucoup.