Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Et Harry dit donc, d'une voix froide et mortelle, en espérant que cela veuille dire quelque chose : "Vous vous attirerez mon inimité en faisant cela, Lucius..."
Quelqu'un parmi les rangs inférieurs de ce qui était clairement le côté Puriste du Magenmagot et qui baissait les yeux vers le jeune garçon plutôt que de les lever vers Lord Malfoy eut un rire de pure incrédulité. D'autres robes couleur prune commencèrent à rire aussi.
Lord Malfoy le contempla avec toute sa dignité pendant que le rire se répandait. "Si vous désirez l'inimité de la maison Malfoy, vous l'aurez, enfant."
"Allons, allons," dit la femme avec trop de maquillage rose, "je pense que ceci a duré bien assez longtemps, ne trouvez-vous pas, Lord Malfoy ? Le garçon risque de manquer des cours."
"En effet," dit Lucius Malfoy, et il éleva de nouveau la voix. "J'en appelle au vote ! À main levée, que le Magenmagot reconnaisse la dette de sang due à la noble et Très Ancienne maison Malfoy pour la tentative de meurtre sur son dernier héritier et d'anéantissement de sa lignée par Hermione, la première Granger !"
Les mains s'élevèrent les unes après les autres, le secrétaire assis au cercle inférieur commença à tracer des traits sur un parchemin afin de les compter, mais le camp qu'avait choisi la majorité était évident.
Et Harry poussa un cri dans son esprit, un appel désespéré à toute partie de lui qui pourrait offrir une issue, une stratégie, une idée. Mais il n'y avait rien, rien du tout, il avait joué ses dernières cartes et il avait perdu. Et alors, dans une dernière convulsion désespérée, Harry se plongea dans son côté obscur, s'y poussa de force, étreignit sa clarté mortelle, offrir à son côté obscur tout ce qu'il voudrait si seulement il pouvait l'aider à résoudre ce problème, et le calme létal l'enveloppa enfin, la véritable glace répondit enfin à son appel. Au-delà de toute la panique et de tout le désespoir son esprit commença à passer en revue tous les faits qu'il possédait, à se souvenir de tout ce qu'il savait sur Lucius Malfoy, sur le Magenmagot, sur les lois d'Angleterre magique ; ses yeux parcoururent les rangées de chaises, chaque personne, chaque chose à portée de vue, à la recherche d'une opportunité à saisir...
*Chapter 81*: Compromis Tabous, pt 3
Au-dessus de demi-cercles de pierre surélevés, un océan de mains levées.
Les Lords et les Dames du Magenmagot vêtus de robes couleur prune marquées d'un M d'argent regardaient avec sévérité et reproche une jeune fille située plus bas, tremblante et enchaînée. S'ils s'étaient damnés aux yeux d'un système éthique quelconque, il était clair que cet acte ne leur avait donné qu'une plus haute estime d'eux-mêmes.
La poitrine de Harry tremblait à chacune de ses inspirations. Son côté obscur avait conçu un plan – puis il était reparti, car un ton trop froid n'aurait pas été à l'avantage de Hermione ; un fait dont le Harry seulement à moitié glacial ne s'était pas rendu compte...
"La motion est adoptée," entonna le secrétaire après que l'on ait fini de compter et que les mains levées se soient rabaissées. "Le Magenmagot reconnaît la dette de sang due par Hermione Granger à la maison Malfoy pour la tentative de meurtre sur son héritier et la tentative de destruction de sa lignée."
Lucius Malfoy avait un sourire lugubre et satisfait. "Et maintenant," dit l'homme à la crinière blanche, "je dis que sa dette sera payée..."
Harry serra ses poings et s'écria : "Par la dette que la maison Malfoy doit à la maison Potter !"
"Silence !" lâcha la femme recouverte de trop de maquillage rose assise à côté du ministre Fudge. "Vous avez déjà suffisamment perturbé ces délibérations ! Aurors, escortez-le à l'extérieur !"
"Attendez," dit Augusta Londubat depuis les sièges supérieurs. "De quelle dette s'agit-il ?"
Les mains de Lucius Malfoy blanchirent autour de sa canne. "La maison Malfoy ne vous doit aucune dette !"
Ce n'était pas le plus solide des espoirs, car il n'était basé que sur un article de journal écrit par une femme qui avait reçu un sortilège de faux souvenirs, mais Rita Skeeter avait semblé trouver plausible que M. Weasley puisse devoir une dette à James Potter parce que...
"Je suis surpris que vous l'ayez oublié," dit Harry d'une voix neutre. "C'était sûrement une époque difficile et douloureuse de votre vie, à travailler sous le joug de l'Imperius de Celui-Dont-Il-Ne-Faut-Pas-Prononer-Le-Nom jusqu'à en être libéré par les efforts de la maison Potter. Par ma mère, Lily Potter, qui a sacrifié sa vie, par mon père, James Potter, qui a aussi sacrifié sa vie, et bien sûr par moi."
Il y eut un bref silence dans la Très Ancienne Chambre.
"Ah, mais quel excellente remarque," dit la vieille sorcière qui s'était révélée être Mme Bones. "Je suis moi aussi assez surprise de constater que Lord Malfoy a pu oublier un événement d'une telle importance. Cela doit avoir été un jour tellement heureux pour lui."
"Oui," dit Augusta Londubat. "Il a dû être tellement reconnaissant."
Mme Bones hocha la tête. "La maison Malfoy ne pourrait certainement pas nier cette dette – à moins peut-être que Lord Malfoy ne nous dise qu'il se souvient mal de quelque chose ? Cela m'intéressait pour des raisons tout à fait professionnelles. Nous essayons toujours d'obtenir une meilleure idée de ce qui s'est passé pendant cette sombre époque."
Les mains de Lucius Malfoy agrippaient sa canne à poignée serpent comme s'il était sur le point de l'abattre, de relâcher le pouvoir qui y était contenu, quel qu'il fut...
Puis il sembla se détendre et un sourire froid prit forme sur son visage. "Bien sûr," dit-il avec aisance. "Je confesse ne pas avoir compris au premier abord, mais l'enfant a tout à fait raison. Cependant je ne pense pas que les deux dettes s'annulent tout à fait – la maison Potter n'essayait après tout que de se sauver elle-même..."
"C'est faux," dit Dumbledore, plus haut.
"...et par conséquent," entonna Lucius Malfoy, "je demande aussi une compensation monétaire pour le rachat de la dette de sang due à mon fils. La loi dit aussi cela."
Harry sentit un étrange tressaillement intérieur. Cela avait aussi été dans l'article de journal, que M. Weasley avait exigé dix mille Gallions supplémentaires...
"Combien ?" dit le Survivant.
Lucius avait toujours son sourire froid. "Cent mille Gallions. Si vous n'en avez pas autant dans votre chambre forte, j'imagine que je devrai accepter billet à ordre pour le reste."
Un rugissement de protestations s'éleva du côté Dumbledore de la pièce et même certaines des robes prune du centre semblaient assez choquées.
"Devrions-nous faire appel au vote du Magenmagot ?" dit Lucius Malfoy. "Je pense que peu d'entre nous aimeraient voir la petite meurtrière libérée. Par vote à main levée, qu'une compensation additionnelle de cent mille Gallions est nécessaire pour annuler la dette !"
Le greffier commença à compter, mais ce résultat-là était lui aussi évident.
Harry restait debout et respirait lourdement.
Tu ferais mieux de ne même pas avoir à y penser, dit le Gryffondor interne de Harry d'un ton menaçant.
C'est un achat substantiel, remarqua Serdaigle. Nous devrions passer beaucoup de temps à y réfléchir.
Cela n'aurait pas dû être difficile. Ça n'aurait pas dû. Deux millions de livres sterling : ce n'était que de l'argent, et l'argent ne valait que ce qu'il permettait d'acheter...
Il était étrange de constater à quel point on pouvait être psychologiquement attaché à 'que de l'argent', et à quel point il pouvait être douloureux de s'imaginer perdre une chambre forte pleine d'or dont on avait même pas imaginé l'existence seulement un an auparavant.
Kimball Kinnison n'hésiterait pas, dit Gryffondor. Sérieusement. Genre, il aurait décidé d'un claquement de doigts. Tu es quel genre de héros ? Je te déteste déjà parce que tu as dû y réfléchir pendant plus de 50 millisecondes.