Darwinia [fr]
- Автор: Уилсон Роберт Чарльз
- Год: 2000
- Язык: французский
- Год: Deno
- ISBN: 2-207-24938-7
- Переводчик: Michele Charrier
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Darwinia [fr]». Краткое содержание книги:
Nominé au prestigieux prix Hugo en 1999, Darwinia est une oeuvre d’une rare ambition, d’ores et déjà appelée à devenir un classique, qui nous ramène à l’époque où les savants étaient explorateurs et aventuriers.
Qui pis était, l’information restante se transformait.
Les Archives évoluèrent vers une forme distordue. Les entités sous-conscientes virtuelles, reliques d’une guerre qui avait dévasté une lointaine galaxie bien avant que ne débutât dans celle-là l’Ère éclectique, se servaient de la structure comme plate-forme afin de préserver leurs algorithmes de la mort thermique. Elles n’accordaient aucune considération morale aux autres existences, alors que le but des Archives et de leurs concepteurs leur apparaissait clairement. Elles ne s’étaient pas contentées d’envahir le grand livre, elles l’avaient pris en otage.
Les souvenirs statiques qui y étaient intégrés en tant qu’enregistrements devinrent alors de nouveaux germes de conscience : de nouvelles vies, prisonnières d’une épistructure dont la perception leur échappait, manipulées par des entités pour elles inconcevables. Ces vies, bien que produit de la corruption de leur support, ne pouvaient être ni interrompues ni effacées. La conscience en eût été souillée sans espoir de rédemption. Théoriquement, il était possible de vider les Archives, de les purger puis d’en récrire le contenu… mais cela fût revenu à pratiquer un massacre à grande échelle.
Qui plus était, il fallait sauvegarder les nouvelles vies, les mettre en mémoire. Tel était le but que poursuivait la conscience depuis sa naissance, afin de se préserver de la mort. Il lui était impossible d’abandonner la quasi-histoire étrange née au sein de sa création.
Les noosphères quittèrent les Archives, redoutant une contamination ; la conscience débattit avec elle-même, tandis que s’écoulait un millier d’années.
Il fut décidé de réparer le chef-d’œuvre. D’en chasser les envahisseurs. Si les choses suivaient leur cours, les nouveaux germes de conscience finiraient de toute manière par disparaître, ainsi que leur contenant. Les virus infiltrés ne connaîtraient pas de répit tant que l’Univers refroidissant contiendrait autre chose que leur propre code implacable. La tâche était aussi difficile que la construction proprement dite et bien plus problématique – le nettoyage devait débuter au sein même des Archives. Des noyaux individuels conscients allaient y pénétrer par milliards, à la fois matériellement et virtuellement. Pour s’y heurter à un adversaire fort malin.
Des individus – des esprits, en fait – dont l’identité s’était depuis longtemps fondue dans les noosphères se virent arracher leurs lustres d’améliorations puis rendus quasi mortels en vue de cette mission.
L’un d’eux, un très vieux noyau terrien, avait eu pour nom Guilford Law. Ce germe de conscience, juste assez complexe pour conserver son ancienne mémoire personnelle, fut lâché en compagnie de millions d’autres dans les profondeurs fractales des Archives.
La dernière guerre de l’Histoire débutait.
Guilford Law n’avait pas oublié la guerre. Après tout, c’était ce qui l’avait tué.
LIVRE DEUXIÈME
Hiver 1920-printemps 1921
Esse est percipii.