L'énigme des Blancs-Manteaux
- Автор: Паро Жан-Франсуа
- Год: 2000
- Язык: французский
- Год: Editions Jean-Claude, Lattes
- ISBN: 2-264-03177-8
- Жанр: Исторические детективы
Электронная книга - «L'énigme des Blancs-Manteaux». Краткое содержание книги:
Et si tout cela le conduisait trop près du roi et de Mme de Pompadour ?
Une enquête qui fait revivre le Paris du XVIIIe siècle, son atmosphère, ses rues, ses passants, ses rites, ses crimes et ses mystères.
Elle s’évertuait, en tirant la langue, à former des mots d’une écriture enfantine.
— « Et cela à la demande expresse du commissaire Lardin. » Signez... Je vous remercie, madame, notre entretien fut des plus fructueux.
Nicolas quitta les lieux très satisfait de lui-même et avec le sentiment du devoir accompli. Son enquête avait considérablement progressé, d’autant plus que l’affaire des jeux et celle de la disparition de Lardin paraissaient désormais s’articuler entre elles. Il disposait à présent d’un témoin précieux. Les manigances de Camusot s’éclairaient d’un jour nouveau, dévoilant la collusion entre les deux magistrats de police. Il s’avérait que Lardin était bien tombé dans un piège lié à l’enquête qu’il menait dans les milieux du jeu et qu’un chantage s’exerçait sur lui. Son image ressortait bien abîmée de ces découvertes successives.
Quant à sa femme, les impressions de Nicolas se confirmaient et il comprenait mieux la raison du malaise où le plongeait chacune de leurs rencontres. Si son mari avait vraiment été assassiné, plusieurs hypothèses apparaissaient plausibles. Soit qu’il ait été dans l’impossibilité de faire face à ses dettes et que les menaces de ses créanciers aient été mises à exécution, soit encore que Descart, démasque dans ses turpitudes, se soit vengé en le tuant. Quels étaient, dans ce cas, le rôle et la responsabilité de Louise Lardin ?
L’avantage de tout cela c’était que Semacgus paraissait hors de cause, n’ayant été ni de près ni de loin compromis dans ces affaires, à l’exception de sa passade avec Mme Lardin. Enfin, Nicolas comprenait maintenant les réticences et la discrétion de M. de Sartine, incertain de la loyauté de Lardin et soucieux de ne pas donner l’alarme au commissaire Camusot.
Guilleret, Nicolas courait presque, sautant les monticules de neige et glissant joyeusement sur les plaques de glace. Il était impatient, pour le coup, de faire un compte rendu complet à M. de Sartine dont il imaginait déjà la surprise et la satisfaction.
Pour rejoindre au plus vite le Châtelet, où le lieutenant général tenait son audience du mercredi, il décida de prendre un fiacre. Comme il observait la rue afin de trouver quelque voiture disponible, il entendit derrière lui, assourdi par la neige, le bruit d’un véhicule qui menait grand train. Il remarqua, en un éclair, le cocher au visage emmitouflé. Il lui fit signe d’arrêter mais, à vingt pas, le conducteur fouetta son cheval qui partit au galop. La voiture fonçait maintenant sur lui. Son dernier geste conscient fut de tenter de s’écarter, mais l’espace entre lui et les maisons était trop restreint ; il fut brutalement heurté à l’épaule, projeté en l’air et retomba sur le pavé glacé où sa tête rebondit. Un grand éclair jaillit devant ses yeux, puis il sombra dans l’inconscience.
VII
BRUITS ET FUREURS
I pall in resolution, and begin
To doubt the equivocation of the fiend
That lies like truth...
Ma résolution s’affaiblit, et je commence
À soupçonner une équivoque du démon
Qui ment tout en semblant dire vrai...