Fondation et empire [Foundation and Empire - fr]
- Автор: Азимов Айзек
- Серия: Fondation #2
- Год: 1965
- Язык: французский
- Год: OPTA
- Переводчик: Jean Rosenthal
- Жанр: Космическая фантастика
Электронная книга - «Fondation et empire [Foundation and Empire - fr]». Краткое содержание книги:
— Et qui est Hari Seldon ?
— Hari Seldon était un savant du règne de l’empereur Daluden IV. C’était un psychohistorien ; le dernier et le plus grand d’eux tous. Il a visité une fois Siwenna, quand Siwenna était un grand centre commercial, renommé sur le plan des arts et des sciences.
— Bah ! marmonna Riose, citez-moi donc une planète en pleine stagnation qui ne prétende pas avoir été jadis un pays florissant ?
— Le temps dont je parle remonte à deux siècles, quand l’empereur gouvernait encore jusqu’à l’étoile la plus lointaine ; quand Siwenna était un monde de l’intérieur et non pas une province-frontière à demi barbare. En ce temps-là, Hari Seldon prédit le déclin du pouvoir impérial et l’état de barbarie dans lequel allait sombrer toute la Galaxie.
— Il a prévu cela ? fit Riose en riant. Alors, il s’est trompé, mon cher savant. Car je suppose que c’est ce titre que vous vous donnez. Voyons, l’Empire est plus puissant aujourd’hui qu’il ne l’a été depuis un millénaire. Vos vieux yeux sont aveuglés par le froid de la frontière. Venez un jour dans les mondes intérieurs ; venez connaître la chaleur et la richesse du centre. »
Le vieil homme secoua la tête d’un air sombre.
« C’est sur les bords que cesse en premier la circulation. Il faudra quelque temps pour que la décadence atteigne le cœur. Je veux dire la décadence évidente, qui saute aux yeux, et non pas le pourrissement intérieur qui est une vieille histoire depuis quinze siècles.
— Ainsi donc, ce Hari Seldon a prévu une Galaxie uniformément plongée dans la barbarie, dit Riose, souriant. Et ensuite ?
— Alors il a créé deux Fondations aux deux extrémités de la Galaxie : des Fondations où se trouvaient réunis les meilleurs, les plus jeunes et les plus forts parmi les hommes de son temps, pour se reproduire, croître et multiplier. Les mondes où on les a installés ont été choisis avec soin, tout comme le temps et les circonstances. Tout a été arrangé de telle façon que l’avenir, tel que le prévoient les mathématiques invariables de la psychohistoire, découle de leur isolement du corps principal de la civilisation impériale, et voie se développer là-bas les germes du second Empire Galactique, réduisant ainsi un interrègne barbare de trente mille ans à mille à peine.
— Et où avez-vous découvert tout cela ? Vous semblez bien renseigné.
— Je ne le sais pas et je ne l’ai jamais appris, dit le patricien d’un ton digne. C’est le pénible résultat auquel je suis parvenu en rassemblant certaines preuves découvertes par mon père, et quelques autres par moi-même. La base est fragile, et j’ai dû romancer un peu la toile de fond pour combler d’énormes brèches. Mais je suis convaincu que, dans l’essentiel, c’est exact.
— Vous êtes facilement convaincu.
— Vraiment ? Cela m’a pris quarante ans de recherches.
— Fichtre. Quarante ans ! Je pourrais régler la question en quarante jours. En fait, je crois que je devrais. Ce serait… différent.
— Et comment feriez-vous ?
— De la façon la plus simple. Je pourrais devenir un explorateur. Je pourrais découvrir cette Fondation dont vous parlez et l’observer de mes yeux. Vous dites qu’il y en a deux ?
— Les textes parlent de deux. Il n’existe de preuves que de l’existence d’une seule, ce qui est compréhensible, puisque l’autre se trouve à l’extrémité opposée du grand axe de la Galaxie.
— Eh bien, nous allons visiter la plus proche. (Le général se leva et boucla sa ceinture.)
— Vous savez où aller ? demanda Barr.
— A peu près. Dans les archives de l’avant-dernier vice-roi, celui que vous avez si bien assassiné, il y a d’étranges contes où il est question de barbares qui vivent à l’extérieur. D’ailleurs, une de ses filles a été donnée en mariage à un prince barbare. Je trouverai bien. » Il tendit la main. » Je vous remercie de votre hospitalité. »
Ducem Barr effleura de ses doigts la main tendue et s’inclina cérémonieusement.
« Votre visite a été un grand honneur.
— Quant aux renseignements que vous m’avez donnés, reprit Bel Riose, je saurai comment vous remercier de cela quand je reviendrai. »
Ducem Barr suivit humblement son hôte jusqu’à la porte et murmura, tandis que s’éloignait le véhicule terrestre :
« Si vous revenez. »
II
FONDATION : … Avec quarante ans d’expansion derrière elle, la Fondation affronta la menace de Riose. Les temps épiques de Hardin et de Mallow étaient passés, et avec eux, un certain esprit d’audace et de résolution…