La fille de Brooklyn
- Автор: Musso Guillaume
- Год: 2016
- Язык: французский
- Год: Éditions XO
- ISBN: 978-2845638082
- Жанр: Триллеры
Электронная книга - «La fille de Brooklyn». Краткое содержание книги:
L'horizon scintillait. C'est là qu'Anna m'a demandé :
« Si j'avais commis le pire,
m'aimerais-tu malgré tout ? »
Vous auriez répondu quoi, vous ?
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l'aimerais quoi qu'elle ait pu faire.
Du moins, c'est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d'une main fébrile, et m'a tendu une photo.
— C'est moi qui ai fait ça.
Abasourdi, j'ai contemplé son secret et j'ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.
Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot.
Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu.
Et depuis, je la cherche.
Intense et captivant, un cold case aussi addictif
qu'une grande série télé.
Intrigue diabolique, personnages uniques et attachants, suspense de tous les instants : avec La fille de Brooklyn , Guillaume Musso signe l'un de ses romans les plus ambitieux et les plus réussis.
— C’était la plaque du pick-up de Kieffer, avait compris Marc.
— Bingo ! Avoue que c’est dingue, non ? Au début, on pensait que le jeune fabulait, mais tu l’as dit toi-même : l’immat n’avait pas fuité dans la presse.
— Boisseau, qu’est-ce qu’il t’a dit d’autre ?
— D’après lui, son père a payé la rançon sans moufter et sans prévenir les flics. L’échange s’est fait dans une forêt du coin : 500 000 euros, remis à Kieffer dans un sac en toile jaune.
En entendant la référence au sac, Marc ressentit une décharge d’adrénaline, mais il demeura impassible. Il n’avait pas l’intention de faire le moindre cadeau au gendarme.
— Il t’a donné des détails sur sa détention ? Il a subi des sévices ?
— Non, il assure que Kieffer ne l’a pas touché. Après, il s’embrouille un peu les pinceaux. Parfois, il affirme que Kieffer avait une complice, parfois, c’est moins clair.
Une complice ?
— Pourquoi il est venu te trouver, toi ?
— Pour la même raison que toi. Il a fait des recherches sur Internet et il est tombé sur mon nom qui revenait dans plusieurs articles.
— Et pourquoi les parents n’ont jamais porté plainte ?
— Pour que l’affaire ne s’ébruite pas. C’est justement ce que leur fils leur reproche ! Les Boisseau-Desprès considéraient avoir réglé eux-mêmes le problème et ils n’étaient pas à un demi-million près. Le silence est d’or : dans ce cas, l’expression prend tout son sens.
Solveig frappa à la porte et la poussa sans attendre qu’on lui dise d’entrer.
— Meyer cherche à vous joindre, mon colonel : un tracteur est en train de démonter la sculpture du rond-point de l’A 4.
— Merde, quels cons ces bouseux ! explosa le gendarme en se levant.
Caradec l’imita.
— Tu peux me donner la déposition de Maxime Boisseau ?
— Je n’en ai pas pris. Sur le plan pénal, son histoire n’a plus d’intérêt aujourd’hui. Après plusieurs cosaisies, tu sais comme moi qu’il y a eu extinction judiciaire. Qui veux-tu que l’on poursuive aujourd’hui ?
Caradec soupira.
— Tu sais où il crèche au moins ?
— Pas vraiment. Il est en conflit avec sa famille. Aux dernières nouvelles, il travaillait dans une grande librairie de Nancy : Le Hall du livre.
— Je connais.
Pendant que Muselier enfilait sa veste, Solveig confia à Marc :
— Je travaille pour le magazine de la Gendarmerie nationale. En ce moment, j’écris un article sur les grandes figures de la maison. Peut-être que je pourrais vous interviewer ?
— Je n’en ai pas franchement le temps.
— Juste une question, alors : quelle est la qualité principale pour devenir un grand flic ?
— Sans aucun doute, développer son propre détecteur de mensonge. C’est ça qui m’a été le plus utile dans mes enquêtes : je sais lorsque les gens me mentent.
— Et moi, je t’ai menti ? demanda Muselier.
— Oui, vous m’avez menti une fois, affirma Caradec en revenant au vouvoiement.
La tension monta d’un cran.
— Ah bon ? Tu ne manques pas de culot, toi ! Explique-moi quand je ne t’ai pas dit la vérité ?
– Ça, c’est justement ce qui me reste à trouver.
— C’est ça, reviens me voir à ce moment-là !
— Je n’y manquerai pas.
10
Deux sœurs vivaient en paix
Les innocents, ça n’existe pas. Par contre il existe différents degrés de responsabilité.