Foudre de guerre
- Автор: Коррейя Ларри
- Серия: Chroniques du Grimnoir #3
- Год: 2014
- Язык: французский
- Год: L'Atalante
- ISBN: 978-2-84172-674-5
- Переводчик: Marie Surgers
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Foudre de guerre». Краткое содержание книги:
Au-dessus de lui, l’air libre l’attirait, mais s’il remontait trop tôt on l’abattrait à vue. Non. Mieux valait affronter l’obscurité. Il valait toujours mieux affronter l’obscurité.
Son pouvoir presque épuisé, Heinrich bondit avec l’énergie du désespoir. Il jaillit du plancher, redevint solide en commençant par le sommet du crâne et se retrouva à quatre pattes dans un vaste hangar. Il crut d’abord qu’un lustre l’éblouissait. Mais ses yeux accommodèrent et il vit l’énorme globe luminescent. C’était forcément l’appareil qu’ils venaient chercher.
Mais le temps manquait pour admirer le paysage. Deux soldats tiraient un peu plus loin. Un troisième, portant l’écharpe rouge des officiers, ordonnait à deux autres hommes d’enfoncer des câbles dans un gros tonneau métallique ; il hurlait. Inutile de parler japonais pour comprendre qu’ils s’apprêtaient à tout faire exploser.
Bien. Mourir dans un glacier, d’accord, mais pas en vain.
Ils ne l’avaient pas encore repéré. Heinrich saisit son Luger P.08 dans son étui d’épaule. Il avait beau être l’ami de John Browning, il mettait parfois un point d’honneur à porter une arme venue de sa patrie.
Les soldats armés d’explosifs étaient les plus dangereux, et il fallait les éliminer avant tout. Heinrich s’approcha d’eux, l’arme au poing. Il ne voulait pas tirer de loin, de peur de toucher le tonneau et son contenu. Ils le virent quand il fut à cinq pas d’eux seulement. Le premier reçut une balle en pleine face. L’autre deux, ce qui le persuada de lâcher les explosifs. L’officier pivota en grondant des imprécations : Heinrich le tua net.
Les deux derniers se tournèrent vers lui quand il les mit en joue. Impossible de s’estomper encore pour éviter leurs balles, et impossible qu’ils ratent leur coup à si courte distance. Il tira en même temps qu’eux, écrasant la détente très rapidement jusqu’à ce que les bras de verrou se bloquent en position ouverte sur le Luger vide.
Le silence régnait. L’air était noir de carbone. Je suis indemne ? Heinrich battit des paupières mais s’abstint de chercher des trous sur sa personne. Il avait touché l’un de ses adversaires à la joue, lui arrachant la base du crâne. D’ailleurs, des fragments de cervelle coulaient le long du mur. Puis il comprit qu’il devait sa survie à un démon albinos haut comme trois pommes et tout flasque, qui s’était jeté sur l’autre soldat pour le rouer de coups. Heinrich leva les yeux : un conduit de chauffage pendait, brisé, là où l’évoqué de Ian s’était frayé un passage, poursuivant sans doute le même but que lui.
Le chevalier s’approcha du petit démon, qui le dévisagea de ses quatre yeux rouges. « Ian, si tu m’entends à travers ces vilaines oreilles, je te dois une tournée. »
Le démon hocha la tête dans un geste très humain et entreprit de pulvériser la tête de sa victime avec ses petits poings patauds.
Chapitre 6
Cher docteur Kelser, si vous êtes effectivement docteur. Veuillez excuser mon impertinence, mais il faut que ce soit dit. Vous êtes un crétin et un charlatan. Votre récent article dans lequel vous exposez votre nouvelle théorie sur les origines de la magie dans la population depuis le milieu du siècle dernier m’a grandement amusé. Atlantis ? Vraiment ? Comme vous êtes incapable d’expliquer scientifiquement l’apparition de la magie, vous en concluez que le continent perdu d’Atlantis doit y être pour quelque chose ! Votre diplôme de médecin, vous l’avez trouvé dans une boîte de biscuits ? Tout scientifique sensé comprend que la magie naît dans les cristaux.