Black-out
- Автор: Уиллис Конни
- Год: 2012
- Язык: французский
- Год: Brangelonne
- ISBN: 978-2-35294-594-9
- Переводчик: Joelle Wintrebert
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Black-out». Краткое содержание книги:
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?
— Ah ! excellent ! déclara la tech, soulagée. Aurez-vous besoin de chaussures ?
— Non, celles que j’avais feront l’affaire, mais il me faudra une paire de bas.
La tech lui en trouva une, et Polly revint à Magdalen avec les vêtements, mémorisa la carte, et relut ses notes sur les grands magasins.
Elle n’en avait pas dépassé la moitié quand le téléphone sonna.
Colin, je n’ai plus le temps pour ça, grogna-t-elle.
Mais c’était Linna.
— Nous avons découvert un site, le croira qui voudra, mais le problème c’est qu’il ne sera pas opérationnel avant une quinzaine, à moins que vous ne puissiez arriver ici dans la prochaine demi-heure. Si vous n’êtes pas déjà prête…
— Je suis prête. Je serai là.
Polly sauta dans son costume, et faillit filer ses bas dans sa hâte. Elle attrapa son carnet de rationnement, sa carte d’identité, la lettre de démission, ses lettres de recommandation, et les enfourna dans son sac à bandoulière. Oh ! et l’argent ! Et les vingt livres d’extra de M. Dunworthy !
Et sa montre-bracelet !
Et maintenant, tout ce qui me manque est de buter dans M. Dunworthy, se disait-elle en la passant à son poignet alors qu’elle se ruait hors de Magdalen et se dépêchait le long du High, mais sa chance tint bon et elle parvint au labo avec cinq minutes d’avance.
— Dieu merci ! s’exclama Linna. Je me trompais pour ce créneau dans quinze jours. Le prochain se présente le 6 juin.
— Le jour J.
— Oui, eh bien votre jour J se produit dans cinq minutes exactement ! annonça Badri.
Il l’installa sous les voiles, prit des mesures et déplaça son sac à bandoulière de façon qu’il s’insère mieux sous le filet.
— Vous arrivez à 6 heures du matin, le 10 septembre.
Parfait. Cela me donnera toute une journée pour trouver un appartement et me mettre à chercher du travail.
Badri ajustait les voiles du filet.
— Vérifiez vos coordonnées spatio-temporelles dès que vous aurez traversé, et notez le décalage, quel qu’il soit.
Il retourna à la console et se remit au clavier.
— Et pour mémoriser le point de transfert, prenez plus d’un point de repère. Juste une rue ou un bâtiment, ce n’est pas suffisant. Les bombardements peuvent métamorphoser l’environnement, et il est notoirement difficile d’apprécier les distances et la direction dans une zone bombardée.
— Je sais. Pourquoi faut-il que je note le décalage ? Celui que vous prévoyez est plus important que d’habitude ?
— Non, le décalage estimé est d’une à deux heures. Linna, appelle M. Dunworthy. Il voulait qu’on l’avertisse quand nous aurions trouvé le point de saut.
Oh ! pas maintenant, alors que j’y suis enfin !
— Il est à Londres, lui rappela Linna. Il est de nouveau parti voir le docteur Ishiwaka. Quand j’ai téléphoné à son secrétaire avec les données du décalage, il m’a prévenu qu’il ne serait pas de retour avant la nuit.
Merci, mon Dieu !
— Bon, ce n’est pas grave. Polly, vous devrez revenir nous faire un rapport dès que vous aurez un lieu où habiter et travailler.
Les draperies commencèrent à s’abaisser autour d’elle.
— Et notez exactement quel est le décalage que vous subissez en traversant. Prête ?
— Oui. Non, attendez. J’ai oublié quelque chose. Colin faisait une recherche pour moi.
— C’est quelque chose dont vous avez besoin pour la mission ? Voulez-vous la déplacer ?
— Non.
M. Dunworthy risquait d’annuler son transfert, et elle avait les heures des raids. Colin lui avait appris que les sirènes retentissaient en général vingt minutes avant le début des raids. Et elle pourrait obtenir la liste quand elle reviendrait leur donner son adresse.
— Je suis prête.
Le filet se mit à scintiller.
— Dites à Colin…
Trop tard, le saut l’avait déjà transportée.
Warwickshire, printemps 1940
En cas d’invasion, tout propriétaire d’un véhicule à moteur devrait être prêt à empêcher sa voiture, sa motocyclette ou son camion de fonctionner, dès que l’ordre en sera donné.