Dune [fr]
- Автор: Херберт Фрэнк
- Серия: Dune (fr) #1
- Год: 1970
- Язык: французский
- Год: Robert Laffont
- Переводчик: Мишель Демют
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Dune [fr]». Краткое содержание книги:
Le tueur-chercheur s’éleva de cinquante centimètres. Il continuait d’osciller dans la trame d’ombre et de clarté des tores, sondant la pièce. Il faut que je m’en empare, songea Paul. Mais le champ de suspension doit le rendre glissant. Il faudra que je le serre très fort.
La chose redescendit de quelque vingt centimètres, pivota sur la gauche et tourna autour du lit. Il en émanait un bourdonnement ténu.
Qui le dirige ? se demanda Paul. Il faut que l’opérateur soit tout près. Je pourrais appeler Yueh mais il serait touché à l’instant même où il ouvrirait la porte.
Derrière lui, la porte du hall fit entendre un craquement. Puis il y eut un coup léger et la porte s’ouvrit.
Le tueur-chercheur frôla Paul et fila dans cette direction.
Il lança sa main droite et ses doigts se refermèrent sur le mortel engin. Il le sentit vibrer et bourdonner mais tous ses muscles étaient tendus en un effort désespéré. D’un geste violent, il frappa le métal de la porte avec la pointe du tueur. Il le sentit craquer entre ses doigts, s’immobiliser, se taire. Mais il ne le lâcha pas.
Il leva les yeux et rencontra le regard bleu, impavide, de la Shadout Mapes.
« Votre père m’a envoyé vous chercher, dit-elle. Les hommes qui attendent dans le hall vont vous escorter. »
Il acquiesça. Ses yeux et toute sa conscience ne se détachaient pas de cette vieille femme revêtue de l’informe robe brune des servantes. Elle regardait maintenant l’objet qu’il tenait dans sa main.
« J’ai entendu parler de ces choses, dit-elle. Celle-ci m’aurait tuée, n’est-ce pas ? »
Il lui fallut déglutit avant de pouvoir parler. « Je… c’était moi la cible » dit-il.
« Mais elle venait sur moi. »
« Parce que vous bougiez. »
Qui est cette créature ? se demanda-t-il.
« En ce cas, vous m’avez sauvé la vie. »
« J’ai sauvé nos deux vies. »
« Il semble que vous auriez pu me laisser frapper et en profiter pour vous enfuir », dit-elle.
« Qui êtes-vous ? »
« La gouvernante, la Shadout Mapes. »
« Comment saviez-vous où me trouver ? »
« Votre mère me l’a dit. Je l’ai rencontrée dans le hall, près de l’escalier menant à la chambre étrange. (Elle tendit la main.) Mais les hommes de votre père vous attendent. »
Des hommes d’Hawat, pensa Paul. Il faut que nous trouvions l’opérateur de cette chose.
« Va les rejoindre, dit-il. Rapporte-leur que j’ai attrapé un tueur-chercheur dans la maison et qu’ils doivent trouver l’opérateur. Dis-leur qu’il faut immédiatement fermer toutes les issues. Ils sauront ce qu’il convient de faire. L’opérateur est certainement un étranger parmi nous. »
Cela ne pourrait-il être cette créature ?se demanda-t-il. Mais il savait que ce n’était pas possible. Lorsqu’elle était entrée dans la chambre, le tueur était encore sous contrôle.
« Avant de faire de la sorte, petit homme, dit Mapes, il convient que j’éclaire la route qui est entre nous. Je ne suis pas certaine de pouvoir supporter cette eau que tu as placée sur mes épaules. Mais nous autre Fremen payons nos dettes, qu’elles soient noires ou blanches. Nous savons qu’il existe un traître entre les tiens. Qui est-il, nous ne pouvons te le dire, mais nous sommes certains de son existence. Il se pourrait que ses mains aient guidé ce perceur de chaire. »
Paul avait admis cela en silence : un traître. Avant qu’il pût parler, l’étrange femme avait rebroussée chemin. Il faillit la rappeler, mais quelque chose dans son attitude lui laissait à penser qu’elle n’aimerait pas cela. Elle lui avait dit ce qu’il avait demandé. Avant une minute les hommes d’Hawat se seraient répandus dans la demeure.
Des bribes de conversation lui revinrent en esprit : … la chambre étrange… Il regarda vers la gauche, dans la direction qu’elle avait indiquée. Nous autres Fremen. Ainsi c’était une Fremen. Il attendit que le cliché se fixe dans sa mémoire : visage brun sombre, ridé, yeux bleu sur bleu, sans le moindre blanc. Et il apposa l’étiquette : Shadout Mapes.
Sans lâcher le tueur détruit, Paul revint près du lit. De la main gauche il prit sa ceinture-bouclier, la ceignit et ajusta la boucle en descendant vers le hall.
La Shadout Mapes avait dit que sa mère était là-bas… des escaliers… la chambre étrange.
Qu’avait Dame Jessica pour la soutenir à l’instant de son procès ? Réfléchissez sur ce proverbe Bene Gesserit et peut-être verrez-vous « Chaque route que l’on suit exactement jusqu’au bout ne conduit exactement à rien. Escaladez la montagne pour voir si c’est bien une montagne. Quand vous serez au sommet de la montagne, vous ne pourrez plus voir la montagne. »