Remouille-moi la compresse
- Автор: Дар Фредерик
- Серия: Le Commissaire San-Antonio #114
- Год: 1983
- Язык: французский
- Год: Éditions Fleuve Noir
- ISBN: 2-265-02488-0
- Жанр: Иронические детективы
Электронная книга - «Remouille-moi la compresse». Краткое содержание книги:
Il me demande de prendre ce qu'il y avait dans la poche de son blouson et de le porter à sa mère.
Il venait de descendre deux flics.
Qu'aurais-tu fait à ma place ?
Moi, tu me connais ?
J'ai pris la petite boîte.
Et alors, il s'en est suivi un de ces pataquès, mon pauvre vieux !
Non, franchement, je ne veux pas avoir l'air de rouscailler, mais des coups fourrés pareils, crois-moi, on peut s'en passer.
De quoi devenir chèvre, mon pote !
Mais n'en profite pas pour jouer au bouc !
On a beau être commotionné, c'est pas le genre de la boutique !
T’as plus rien à faire ici, mon Tonio, t’es pas croque-macchabes. La voiture-balai, c’est pas ton blot ! La voirie Borniol, t’as pas la licence, mec, malgré qu’y ait pas plus licencieux que ta pomme ! Alors, emmène-toi, mon homme ! Et fissa. Laisse les archers du guet se dépatouiller avec leurs potes pompelards. Taille le vent : t’as école ! La besogne qui t’attend commence à s’accumonceler vilain !
Justement, une évanescente jeune fille, qui sort d’un immeuble, défaille en constatant le désastre. Elle est du genre triste et bête, facile à impressionner, si tu vois ? La nana à qui tu fais croire qu’il y a deux premier de l’an les années bissextiles.
Je la prends dans mes bras pour lui faire traverser le ruisseau de sang.
Une fois sur l’autre rive, je lui conseille d’aller faire un tour au bois de Boulogne, où c’est bourré de faons de putes et de gentils petits faunes qui viennent vous manger dans le creux de la culotte, manière de se changer les idées.
Un message m’attend, comme l’amour attend le toréador. Message… d’amour, précisément. Et n’ai-je pas beaucoup de points d’ancrage avec la tauromachie ?
Une babille fraîche comme le clitoris d’une collégienne, adressée en pneumatique. Elle émane (Power) de Caroline, ma petite salope du moment, celle qui a trouvé pour sa chambre de bonne un usage si harmonieux.
Je te livre son poulet in extenso, me réservant son cul jusqu’à nouvel ordre, mais tu connais mon humeur fantasque, aussi tous les espoirs de l’attente sont-ils permis.
Elle dit comme ça, cette bafouille :
Mon beau taureau fougueux[7],
Pensez-vous que mes sens puissent supporter la brutale déconnexion dont je fus victime hier ? Vous me connaissez déjà bien trop pour l’admettre ! Aussi vous attendrai-je tantôt, à partir de 15 heures dans notre nid de volupté. Je laisserai la clé sur la porte pour n’avoir pas à me relever, car je serai déjà au lit, somptueux polisson. Je vous attendrai avec ma culotte fendue, mes bas noirs et ce porte-jarretelles de catin qui me va si bien, dites-vous. Et savez-vous dans quelle attitude je serai ? A genoux, mon prince ! Alors ne me faites point trop attendre, car il n’est pas bon de rester longtemps la tête penchée.
Je vous couvre de baisers partout où vous les souhaitez. Hâtez-vous : je suis enfeu !