Laissez pousser les asperges
- Автор: Дар Фредерик
- Серия: Le Commissaire San-Antonio #119
- Год: 1984
- Язык: французский
- Год: Éditions Fleuve Noir
- ISBN: 2-265-02849-5
- Жанр: Иронические детективы
Электронная книга - «Laissez pousser les asperges». Краткое содержание книги:
Je lâche tout pour m'occuper de la petite histoire au président, seulement, on me bute ces deux souris en pleine partouze.
Quand je pose la question de confiance à l'ignoble Miss Gleendon, un mec lui flanque le coup de griffe du siècle.
Voilà le topo.
Si tu as tout compris, inutile d'acheter ce book.
Mais si des zones obscures subsistent, paye-le-toi-le.
Tu vas pas mourir con toute ta vie.
Il sourcille.
— Ne dites pas de mal des Français, jeune homme : ils font du vrai vin, eux ! Leurs femmes ont de vraies chattes ! Et chez eux la merde suit les repas, mais ne les remplace pas. Cela dit, oui, en effet, cette sacrée putain de Valentine est l’unique ennemie que j’aurais eue en ce bas monde.
— C’est si grave ? béé-je.
— Monsieur le Belge, me dit-il, prenez l’annuaire téléphonique de Dublin et cherchez à la lettre « O ». Vous tomberez fatalement sur les O’Brien car il y en a plusieurs pages. Prenez tous les O’Brien rassemblés là et réclamez leur casier judiciaire. Vous n’en trouverez pas un seul qui eût encouru une quelconque condamnation ; pas un. Et savez-vous pourquoi ? Parce qu’un O’Brien est plus honnête que notre Seigneur Jésus-Christ ; enfin, je ne veux pas blasphémer : disons autant.
— Et alors, monsieur O’Brien ?
— Alors ?
Il regarde sa montre.
— Alors il est temps que j’aille prendre mon poste ; mais si le cœur vous dit de m’offrir une seconde bière après le spectacle, je me ferai un plaisir de vous parler de cette charogne de Valentine. Je vous dirai tout, et j’en rajouterai s’il le faut !
— Entendu donc, rendez-vous ici tout de suite après les saloperies que l’évêque Cauchon a fait endurer à la Pucelle.
Je me tais pour le voir vider son récipient. Une descente phénoménale. Travail impec de la glotte, respiration différée par branchies : un beau boulot irlandais. Il devrait se produire sur scène au lieu de déchirer dans le hall de malheureux tickets qui ne lui ont rien fait.
Je ronge mon frein en assistant au spectacle par ailleurs excellent. Pas du tout la pièce saint-sulpicienne que je redoutais. Il s’agit là d’un show vachement moderne. Tout le monde chante : Joan, thé Dauphin, saint Michael, sainte Catherine, et le bishop Cauchon danse la gigue du culte avec les moines du procès. A la fin Joan s’engloutit dans la fumée du brasier et descend dans les profondeurs pour réapparaître, un peu plus tard, revêtue d’une armure de lumière : poum ! elle est sainte ! Hip, hip, hip, hurrah ! The end !
J’ai adoré. Et puis Charles VII qui remercie Jehanne en anglais, ça paie ! D’autant qu’il a une frime ultra-britiche, le monarque !
Malgré la haute qualité du chauve, pardon, du show, je n’ai pu m’arracher à mes préoccupations. Ma cervelle est une planète perdue agressée par les météorites vachardes. Ça pilonne dur !
J’ai essayé d’atteindre Béru et Pinuche, à propos de l’histoire Lesbrouf : en vingt !
Plus de nouvelles non plus de mon pote Larry. Quand je me suis enquis de sa pomme à la réception, on m’a répondu qu’il avait dû quitter l’hôtel. Gentil, il m’avait laissé un petit mot.
Dear Bite-en-Bronze,
Ça ne va pas fort pour Mary. J’affrète un avion-ambulancier pour l’emmener à London. So long !