Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Un lever de ténèbres
Un lever de ténèbres - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Un lever de ténèbres

Электронная книга - «Un lever de ténèbres». Краткое содержание книги:

Forteresse réputée imprenable depuis des millénaires, la Pierre de Tear est tombée, conquise par Rand al’Thor et un groupe d’Aiels, ces terribles guerriers du désert qui se voilent le visage pour combattre. Désormais en possession de l’épée mythique Callandor, Rand peut clamer à la face du monde qu’il est le Dragon Réincarné.
Un grand pas en avant, certes, mais vers quelle destinée ? Censé sauver le monde, le jeune homme doit d’abord apprendre à maîtriser le saidin. Hélas, cette moitié masculine du Pouvoir de l’Unique est une arme à double tranchant. Car elle condamne à la folie et à la mort les hommes à qui elle offre la gloire et la puissance…
1 ... 201 202 203 204 205 206 207 208 209 ... 345
Перейти на страницу:

L’Aielle rougit de colère, mais elle parvint à parler d’une voix qui ne tremblait pas.

— Il s’agit probablement d’un raid… Pour voler des chèvres ou des moutons. Les deux peuvent être conduits au Guet d’Imre pour brouter, mais je pencherai pour des chèvres, à cause de l’eau. C’est probablement un coup des Chareen, le clan de la Montagne Blanche – ou des Jarra. Les Aiels les plus proches… Les Goshien ? Oui, c’est possible. En revanche, les Tomanelle sont bien trop loin d’ici.

— Il va falloir se battre ?

Rand s’unit au saidin et le flot délicieux du Pouvoir déferla en lui. La souillure vint aussi, transpirant ensuite à travers les pores de sa peau.

— Non. Si les pillards étaient encore sur place, Adelin l’aurait dit. Les troupeaux et les gai’shain doivent être déjà loin. À cause de toi, nous ne pourrons pas récupérer les bêtes.

Rand se demanda pourquoi l’Aielle n’avait pas mentionné la récupération des prisonniers – les gai’shain. Concentré sur le contrôle du Pouvoir, un effort pénible avec en permanence le risque de se laisser emporter par le flot, il ne s’appesantit pas sur cette question somme toute secondaire.

Se voilant à tout hasard le visage, Rhuarc et ses Jindo partirent à la vitesse de l’éclair. Rand les suivit à un rythme plus modéré. Malgré les regards impatients d’Aviendha, il ne lança pas Jeade’en au galop. Se jeter tête la première dans les pièges n’était pas son genre.

Mat ne se pressa pas plus que son ami. Hésitant, il regarda même les chariots des colporteurs avant de talonner Pépin.

Rand, lui, n’accorda pas un regard à la caravane.

Les Shaido se mirent à traîner les pieds, attendant que les Matriarches recommencent à avancer. C’était de bonne guerre. Sur les terres des Taardad, Couladin se fichait qu’il y ait des raids ou non.

Rand se surprit à implorer la Lumière que la réunion d’Alcair Dal ait lieu le plus rapidement possible. Comment allait-il s’y prendre pour unifier un peuple dont les différentes tribus passaient leur temps à se quereller ? Pour l’instant, c’était le cadet de ses soucis, mais…

Quand le Guet d’Imre fut enfin en vue, Rand ne cacha pas sa surprise. De prime abord, il distingua seulement plusieurs petits groupes de chèvres à long poil occupées à brouter tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un végétal. Ensuite, il vit le bâtiment de pierre rudimentaire qui se dressait au pied d’une haute butte. De loin, la construction se fondait à la roche, et ce d’autant plus facilement que des buissons d’épineux étaient parvenus à pousser sur son toit. D’assez petite taille, le « guet » avait des meurtrières en guise de fenêtres et une seule porte visible.

En approchant, Rand identifia un autre bâtiment, pas plus grand, érigé sur une corniche soixante pieds plus haut. Une profonde crevasse courait de la corniche jusqu’à l’arrière du premier bâtiment. Apparemment, c’était le seul chemin qui permettait d’accéder au second.

Debout à quelque quatre cents pas de la butte, son voile baissé, Rhuarc était le seul Jindo en vue. Bien entendu, ça ne voulait pas dire que les autres n’étaient pas là… Tirant sur les rênes de son étalon, Rand mit pied à terre à côté de l’Aiel, qui continua à étudier les bâtiments de pierre.

— Les chèvres, dit Aviendha, troublée. Les pillards n’en auraient pas laissé derrière eux. Il manque beaucoup de bêtes, mais on dirait qu’on les a autorisées à errer librement dans la nature…

— Oui, et depuis des jours, confirma Rhuarc. Sinon, il en resterait plus. Pourquoi ne voit-on sortir personne ? Ces gens devraient m’avoir reconnu…

L’Aiel avança et n’émit aucune objection lorsque Rand le suivit, tenant Jeade’en par la bride. Aviendha posa la main sur le manche de son couteau et marcha sur les talons du jeune homme. Tenant sa lance noire comme s’il s’attendait à devoir s’en servir, Mat talonna Pépin.

La porte était un assemblage très rudimentaire de planches. Plusieurs entretoises avaient été brisées à coups de hache. Après une brève hésitation, Rhuarc poussa ce qui restait du battant. Jetant à peine un coup d’œil à l’intérieur du bâtiment, il se retourna et balaya du regard les environs.

Rand passa la tête à l’intérieur de la bâtisse. Il n’y avait personne. À la lumière des rayons de soleil pénétrant par les meurtrières, le jeune homme constata qu’il n’y avait qu’une seule pièce. Pas équipée pour qu’on y vive, mais un simple refuge pour les bergers, quand ils avaient besoin de se défendre. Aucun meuble, même pas une table et des chaises. Sous un trou ménagé dans le toit, une cheminée surélevée constituait le seul luxe de l’endroit. La crevasse, dans le mur du fond, était munie de marches qu’on avait sculptées dans la roche grise.

Le refuge avait été mis à sac. Des paillasses, des couvertures et des ustensiles de cuisine jonchaient le sol à côté de coussins et d’oreillers éventrés. Le liquide répandu partout, y compris sur les murs et le plafond, était devenu noir en séchant.

Quand Rand comprit de quel fluide il s’agissait, il recula et l’épée de flammes apparut entre ses mains sans même qu’il l’ait invoquée. Du sang ! Une incroyable quantité de sang. Dans cette pièce, on s’était livré à un massacre. Une impensable boucherie.

Dehors, rien ne bougeait, n’étaient les chèvres.

Aviendha franchit le seuil… et recula aussitôt.

— Qui ? demanda-t-elle, ses grands yeux bleu-vert brillant d’indignation. Qui a fait ça ? Et où sont les morts ?

— Des Trollocs…, souffla Mat. On dirait bien que c’est leur œuvre…

L’Aielle eut un ricanement méprisant.

— Les Trollocs ne s’aventurent jamais dans la Tierce Terre, homme des terres mouillées. Parfois, ils s’en approchent un peu, rôdant à la lisière de la Flétrissure, mais c’est très rare. Ils ont peur de notre désert. C’est nous qui chassons ces monstres, pas le contraire !

Rien ne bougeant, Rand laissa disparaître l’épée et se sépara du saidin. La douceur du Pouvoir suffisait presque à occulter l’ignoble contact de la souillure. Quasiment extatique, il en arrivait à oublier ce stigmate laissé par le Ténébreux.

Quoi que puisse raconter Aviendha, Mat avait raison. Mais la venue des Trollocs remontait à pas mal de temps, et ils étaient partis. Des monstres dans le désert des Aiels, à un endroit où il était aussi… Seul un idiot aurait pris ça pour une coïncidence.

Mais s’ils me prennent pour un imbécile, ils deviendront peut-être imprudents.

Rhuarc fit signe d’approcher à ses Jindo, qui semblèrent jaillir du sol. Un peu plus tard, les Shaido, la caravane et le groupe des Matriarches arrivèrent. La découverte des traces du massacre se répandit à la vitesse du vent, et la tension des Aiels devint palpable, comme s’ils s’attendaient à une attaque imminente – voire à un affrontement fratricide.

Des éclaireuses partirent dans toutes les directions. Sans prendre la peine de déharnacher leurs mules, les conducteurs de chariot regardèrent autour d’eux comme s’ils étaient prêts à se jeter sous leur véhicule au premier cri ou au premier mouvement suspect.

Au début, le camp improvisé ressembla à une fourmilière. Rhuarc ayant fait en sorte que les colporteurs rangent leurs chariots à la lisière du camp jindo, Couladin marcha de long en large en marmonnant dans sa barbe, car ça obligerait ses hommes désireux de commercer à approcher de leurs détestables rivaux. Assez curieusement, il n’émit aucune protestation. Pour ne pas provoquer une bataille ? Peut-être, même si c’était étonnant de sa part… Les Shaido établirent comme d’habitude leur camp à cinq cents pas de celui des Jindo et les Matriarches s’installèrent au milieu.

1 ... 201 202 203 204 205 206 207 208 209 ... 345
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)