Le Pont sur l’abîme [=La Terre demeure / Earth Abides - fr]
- Автор: Стюарт Джордж
- Год: 1951
- Язык: французский
- Год: Hachette
- Переводчик: Jeanne Fournier-Pargoire
- Жанр: Пост-апокалипсис
Электронная книга - «Le Pont sur l’abîme [=La Terre demeure / Earth Abides - fr]». Краткое содержание книги:
Les romans post-cataclysmiques sont si nombreux dans la science-fiction qu’il serait presque possible de définir cette dernière comme étant la littérature des morts et résurrections de l’humanité.
Mais parfois, ni l’emprunteur ni le livre ne réapparaissaient. J’ai ainsi perdu trois exemplaires. Je ne le prête plus. Je dis à qui veut l’entendre de se le procurer. Je crois qu’il s’agit d’un livre indispensable. Tant que vous ne l’avez pas lu, vous pouvez ne pas vous rendre compte de la fragilité extrême du monde dans lequel nous vivons.
À tout le moins, cette œuvre a déjà eu une durée de vie exceptionnelle, à l’aune à laquelle se mesurent les romans. Elle fut la première sélectionnée par l’Américain S.F. Book Club. Elle obtint le premier Prix international du roman d’imagination, prédécesseur des célèbres « Hugos » et il me revient que le représentant de la France dans le jury était Georges Gallet dont la jeunesse semble inaltérable. J’espère sincèrement que dans cette nouvelle édition, publiée à l’initiative de mon excellent ami Gérard Klein, le plus remarquable des romans de science-fiction obtiendra enfin dans les pays francophones l’audience qu’une première édition vite devenue introuvable l’avait empêché d’atteindre.
Dans ma propre carrière, ce livre a été un point de repère majeur. Pour moi, cette œuvre de Stewart a la simplicité et la grandeur d’une chaîne de montagnes. Installés sur la plaine de la science-fiction ordinaire, nous portons le regard dans cette direction pour la première fois… et plus jamais nous ne pouvons nous satisfaire de cet ordinaire parce que cet exemple nous a démontré que de pareils sommets pouvaient être atteints. Ou encore faudrait-il évoquer plus que de simples montagnes. Peut-être faudrait-il considérer ce roman comme de nos jours on regarde la lune, se rappelant que des humains y sont allés et que l’on ne peut plus tenir pour impossible cet exploit extraordinaire.
Un dernier mot. Je crois avoir relu pour la dernière fois La Terre demeure en 1960. Mais ces deux lectures avaient si profondément imprégné mon esprit que, lorsque Gérard me demanda de rédiger cette préface, je m’aperçus que je pouvais encore immédiatement localiser mes passages favoris : celui que j’ai cité, celui sur la fin de l’électricité et celui sur Joey qui n’eut pas peur de prendre en main le marteau et qui cependant ne survécut pas.
Un roman dont l’impact demeure entier au bout de vingt ou trente ans a bien mérité sa qualification de chef-d’œuvre.
Je témoigne, persiste et signe, que ce livre en est un.
John Brunner
PREMIÈRE PARTIE
LE MONDE SANS FIN
« Si un virus mortel naissait brusquement par mutation… il pourrait, grâce aux moyens de transport rapides de notre époque, atteindre les coins les plus reculés de la terre et causer la mort de millions d’êtres humains. »