L'usage des armes [Use of Weapons - fr]
- Автор: Бэнкс Иэн М.
- Год: 1992
- Язык: французский
- Год: Robert Laffont
- ISBN: 2-221-07169-7
- Переводчик: Helene Collon
- Жанр: Космическая фантастика
Электронная книга - «L'usage des armes [Use of Weapons - fr]». Краткое содержание книги:
Dans le cadre de Circonstances spéciales, une branche de Contact.
Qu’est-ce que la Culture ? Une immense société galactique, pacifiste en son principe mais redoutable si on l’attaque, multiforme, anarchiste, tolérante, éthique et cynique. Elle est composée d’humains, d’Intelligences artificielles et d’espèces étrangères qui ont accepté ses valeurs.
La Culture a la prétention de faire évoluer lentement mais sûrement les civilisations étrangères qu’elle rencontre au fur et à mesure de son expansion.
C’est le rôle du Contact d’évaluer et d’infiltrer les sociétés nouvellement découvertes. Et dans les cas extrêmes, c’est à Circonstances spéciales d’intervenir, au besoin par la violence.
Cheradenine Zakalwe est l’une des armes de Circonstances spéciales. C’est le héros de L’usage des armes, qui est à la fois un roman d’aventures et une œuvre littéraire éblouissante, d’une perversité toute britannique.
Cette double malédiction, souffrir de traiter le mal par le mal et s’abandonner à la séduction du mal et de la souffrance, représente-t-elle le sort de toute société idéale, ou du moins de toute assez bonne société ? À lire Banks qui est là-dessus assez convaincant, on serait tenté de le penser. Une idée me vient. C’est que la Culture a absolument besoin de cet environnement à ses yeux pervers qu’elle s’efforce inlassablement de réduire. C’est sa dernière justification, son ultime ouverture sur la résistance du réel. Si elle parvient à faire régner sa bienveillance confite sur tout l’univers, elle cessera d’être un idéal, ne sera plus, au sens strict, qu’un reflet d’elle-même, mort-vivant. Ainsi Iain M. Banks nous invite peut-être à une réflexion surprenante sur la nécessité du mal.
Ou bien cette place donnée aux confins de la Culture, à Contact, à Circonstances Spéciales et à ses agents peu recommandables, représente-t-elle seulement pour Iain M. Banks un piment nécessaire, voire une inclination naturelle à une certaine perversité dont il avait fait preuve dans Le Seigneur des guêpes[5]. Même ses drones sont à l’occasion méchants. On sait bien que le bonheur n’est pas un bon sujet de romans, pas plus que les bons sentiments. Le malheur est bien plus amusant ainsi que la méchanceté. Peut-être Banks n’a-t-il pu nous faire entrevoir les délices de la Culture qu’à partir de son extérieur, des zones d’ombres, parfois d’immondices, qui l’entourent et qui sont tellement plus proches de notre univers ? Sans quoi il nous aurait fait périr d’ennui.
En tout cas, L’Usage des armes adopte une forme littéraire élaborée qui épouse parfaitement le chemin sinueux, non dépourvu de perversité formelle, qui va de la civilisation de la Culture à la barbarie et retour. Je recommande à ses lecteurs de lire le livre deux fois, une première fois selon l’ordre des pages, et une seconde fois en suivant la numérotation des chapitres à partir de la fin, en chiffres romains à l’aller, en lettres au retour. Ils feront d’intéressantes découvertes chronologiques et pourront étudier à loisir les tours de passe-passe d’un écrivain hors pair.
Gérard KLEIN
Remerciements
Pour Mic.
Tout est de la faute de Ken MacLeod. C’est lui qui a eu l’idée d’arracher le vieux guerrier à sa retraite, et lui aussi qui a suggéré le programme de remise en forme.
« Léger ennui mécanique »