Le vaisseau des Voyageurs [The Harvest - fr]
- Автор: Уилсон Роберт Чарльз
- Год: 2006
- Язык: французский
- Год: Gallimard
- ISBN: 2-07-030639-9
- Переводчик: Geneviève Blattmann
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Le vaisseau des Voyageurs [The Harvest - fr]». Краткое содержание книги:
Jusqu’à cette étrange nuit. La nuit du rêve. On apprend alors pourquoi ils sont venus. Ils proposent aux hommes ce que seuls les dieux possèdent : l’éternité.
L’éternité… mais à quel prix ? Il n’y en a qu’un sur dix mille pour s’interroger. Et refuser. Matt Wheeler, par exemple. Qui voit ses collègues, ses amis, et jusqu’à sa propre fille, se transformer en êtres qui ne sont plus tout à fait humains.
Résister ? Mais comment ? Comment sauver l’humanité ?
« J’ai l’intime conviction que, lorsqu’ils relateront cet épisode, les historiens nous présenteront comme un peuple généreux, ouvert, qui a su comprendre que ce qui apparaissait tout d’abord comme la fin du monde n’était que la naissance d’une nouvelle amitié.
« Je ne saurais trop vous conseiller de… »
L’exclamation de Rachel couvrit la suite.
La bouteille de lait glissa des doigts de Nancy Causgrove et éclata sur le sol. Une explosion mouillée.
Matt regarda le ciel.
À l’ouest, juste au-dessus de la cime des Douglas, le globe blafard du vaisseau spatial commençait lentement à s’élever.
Matt Wheeler avait trois raisons de vivre : sa fille, son travail et la ville de Buchanan, dans l’Oregon.
Les yeux rivés sur cet engin lactescent aux dimensions inconcevables qui glissait au-dessus des arbres, qui quittait Orion pour filer vers la constellation des Gémeaux, il éprouva une brusque certitude : Ces trois choses sont en danger.
Il s’évertua à repousser cette pensée née de la peur animale que lui inspirait cet engin inconnu.
Mais elle revenait. Tout ce qu’il aimait était fragile. Tout ce qu’il aimait pouvait être détruit par cette nouvelle lune sans nom.
La pensée s’enracina. Angoissante. Menaçante.
Une année s’écoula.
PREMIÈRE PARTIE
Nouvelle lune
1
Août
La situation de crise continue, à l’approche des élections, de préoccuper le Congrès et l’administration.
Nous l’appelons « Contact » mais, comme l’a pertinemment remarqué le sénateur républicain Russel Welland de l’Iowa la semaine dernière, le contact fait cruellement défaut dans cette affaire. Le vaisseau spatial – s’il s’agit bien de cela – tourne autour de la Terre depuis plus d’un an sans émettre le moindre signal. La seule fois où il s’est manifesté – en envoyant ces monolithes qui occupent nos grandes villes comme autant de monuments à l’impuissance de notre défense aérienne –, personne n’a été en mesure d’interpréter l’événement. C’est comme si nous avions été envahis par une troupe de mimes extraterrestres, détraqués mais très puissants.
Du moins est-ce ce dont la croyance populaire aimerait nous persuader. Mais de récentes rencontres au sommet – et certains voyages en catimini du secrétaire d’État – ont fait naître la suspicion qu’un authentique « contact » pourrait être imminent. D’après des sources officieuses de la Maison-Blanche, les lignes téléphoniques avec l’Allemagne, la Russie et la Chine – entre autres – sont constamment occupées depuis au moins une semaine. Coïncidence ?
Qui sait ? De toute évidence, il y a anguille sous roche.
Au Congrès, les leaders des deux partis exigent d’être mis dans le secret.