Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Vingt ans apres - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Vingt ans apres

Электронная книга - «Vingt ans apres». Краткое содержание книги:

20 ans après leurs aventures d’Artagnan et les trois mousquetaires sont à nouveau entrainés dans l’aventure. Les temps ont changé: le Cardinal s’appelle Mazarin et n’est guère aimé, Porthos est installé et cherche un titre de baron, Aramis est devenu abbé mais aime toujours à ferrailler et Athos s’occupe de son filleul, le Vicomte de Bragelonne.Seul d’Artagnan est resté lieutenant des Mousquetaires du Roi... Leurs aventures se déroulent au milieu de la Fronde, période qui voit vaciller le pouvoir royal sous la régence d’Anne d’Autriche et de Mazarin. Les mousquetaires iront même jusqu’en Angeleterre pour essayer de sauver Charles Ier.... Si les personnages ont toujours les qualités de coeur et d’esprit qui ont fait le succès des Trois Mousquetaires, ils ont acquis une plus grande épaisseur et leurs doutes sont là pour en témoigner... On retrouve donc nos héros mais avec une dimension supplémentaire, chaque mousquetaire étant un symbole ou une tendance et ma fois comme cela ne nuit pas à la qualité des batailles... pourquoi se priver?
1 ... 190 191 192 193 194 195 196 197 198 ... 220
Перейти на страницу:

– Et pourquoi cela?

– Parce qu’il est frère d’un certain M. de Coligny.

– Ah! c’est vrai, j’oubliais… lequel a prétendu à l’honneur d’être votre rival. Il a été bien cruellement puni de cette audace, mon cher, et, en vérité, cela devrait vous suffire.

– Oui; mais que voulez-vous! cela ne me suffit point. Je suis rancunier; c’est le seul point par lequel je tienne à l’Église Après cela, vous comprenez, Athos, vous n’êtes aucunement forcé de me suivre.

– Allons donc, dit Athos, vous plaisantez!

– En ce cas, mon cher, si vous êtes décidé à m’accompagner, il n’y a point de temps à perdre. Le tambour a battu, j’ai rencontré les canons qui partaient, j’ai vu les bourgeois qui se rangeaient en bataille sur la place de l’Hôtel-de-Ville; on va bien certainement se battre vers Charenton, comme l’a dit hier le duc de Châtillon.

– J’aurais cru, dit Athos, que les conférences de cette nuit avaient changé quelque chose à ces dispositions belliqueuses.

– Oui sans doute, mais on ne s’en battra pas moins, ne fût-ce que pour mieux masquer ces conférences.

– Pauvres gens! dit Athos, qui vont se faire tuer pour qu’on rende Sedan à M. de Bouillon, pour qu’on donne la survivance de l’amirauté à M. de Beaufort, et pour que le coadjuteur soit cardinal!

– Allons! allons! mon cher, dit Aramis, convenez que vous ne seriez pas si philosophe si votre Raoul ne se devait point trouver à toute cette bagarre.

– Peut-être dites-vous vrai, Aramis.

– Eh bien! allons donc où l’on se bat, c’est un moyen sûr de retrouver d’Artagnan, Porthos, et peut-être même Raoul.

– Hélas! dit Athos.

– Mon bon ami, dit Aramis, maintenant que nous sommes à Paris, il vous faut, croyez-moi, perdre cette habitude de soupirer sans cesse. À la, guerre, morbleu! comme à la guerre, Athos! N’êtes-vous plus homme d’épée, et vous êtes-vous fait d’Église, voyons! Tenez, voilà de beaux bourgeois qui passent; c’est engageant, tudieu! Et ce capitaine, voyez donc, ça vous a presque une tournure militaire!

– Ils sortent de la rue du Mouton.

– Tambour en tête, comme de vrais soldats! Mais voyez donc ce gaillard-là, comme il se balance, comme il se cambre!

– Heu! fit Grimaud.

– Quoi? demanda Athos.

– Planchet, monsieur.

– Lieutenant hier, dit Aramis, capitaine aujourd’hui, colonel sans doute demain; dans huit jours le gaillard sera maréchal de France.

– Demandons-lui quelques renseignements, dit Athos.

Et les deux amis s’approchèrent de Planchet, qui, plus fier que jamais d’être vu en fonctions, daigna expliquer aux deux gentilshommes qu’il avait ordre de prendre position sur la place Royale avec deux cents hommes formant l’arrière-garde de l’armée parisienne, et de se diriger de là vers Charenton quand besoin serait.

Comme Athos et Aramis allaient du même côté, ils escortèrent Planchet jusque sur son terrain.

Planchet fit assez adroitement manœuvrer ses hommes sur la place Royale, et les échelonna derrière une longue file de bourgeois placée rue et faubourg Saint-Antoine, en attendant le signal du combat.

– La journée sera chaude, dit Planchet d’un ton belliqueux.

– Oui, sans doute, répondit Aramis; mais il y a loin d’ici à l’ennemi.

– Monsieur, on rapprochera la distance, répondit un dizainier.

Aramis salua, puis se retournant vers Athos:

– Je ne me soucie pas de camper place Royale avec tous ces gens-là, dit-il; voulez-vous que nous marchions en avant? nous verrons mieux les choses.

– Et puis M. de Châtillon ne viendrait point vous chercher place Royale, n’est-ce pas? Allons donc en avant, mon ami.

– N’avez-vous pas deux mots à dire de votre côté à M. de Flamarens?

– Ami, dit Athos, j’ai pris une résolution, c’est de ne plus tirer l’épée que je n’y sois forcé absolument.

– Et depuis quand cela?

– Depuis que j’ai tiré le poignard.

– Ah bon! encore un souvenir de M. Mordaunt! Eh bien! mon cher, il ne vous manquerait plus que d’éprouver des remords d’avoir tué celui-là!

– Chut! dit Athos en mettant un doigt sur sa bouche avec ce sourire triste qui n’appartenait qu’à lui, ne parlons plus de Mordaunt, cela nous porterait malheur.

Et Athos piqua vers Charenton, longeant le faubourg, puis la vallée de Fécamp, toute noire de bourgeois armés. Il va sans dire qu’Aramis le suivait d’une demi-longueur de cheval.

LXXXIII. Le combat de Charenton

À mesure qu’Athos et Aramis avançaient, et qu’en avançant ils dépassaient les différents corps échelonnés sur la route, ils voyaient les cuirasses fourbies et éclatantes succéder aux armes rouillées, et les mousquets étincelants aux pertuisanes bigarrées.

– Je crois que c’est ici le vrai champ de bataille, dit Aramis; voyez-vous ce corps de cavalerie qui se tient en avant du pont, le pistolet au poing? Eh! prenez garde, voici du canon qui arrive.

– Ah ça! mon cher, dit Athos, où nous avez-vous menés? Il me semble que je vois tout autour de nous des figures appartenant à des officiers de l’armée royale. N’est-ce pas M. de Châtillon lui-même qui s’avance avec ces deux brigadiers?

Et Athos mit l’épée à la main, tandis qu’Aramis, croyant qu’en effet il avait dépassé les limites du camp parisien, portait la main à ses fontes.

– Bonjour, messieurs, dit le duc en s’approchant, je vois que vous ne comprenez rien à ce qui se passe, mais un mot vous expliquera tout. Nous sommes pour le moment en trêve; il y a conférence: M. le Prince, M. de Retz, M. de Beaufort et M. de Bouillon causent en ce moment politique. Or, de deux choses l’une: ou les affaires ne s’arrangeront pas, et nous nous retrouverons, chevalier; ou elles s’arrangeront, et, comme je serai débarrassé de mon commandement, nous nous retrouverons encore.

– Monsieur, dit Aramis, vous parlez à merveille. Permettez-moi donc de vous adresser une question.

– Faites, monsieur.

– Où sont les plénipotentiaires?

– À Charenton même, dans la seconde maison à droite en entrant du côté de Paris.

– Et cette conférence n’était pas prévue!

– Non, messieurs. Elle est, à ce qu’il paraît, le résultat de nouvelles propositions que M. de Mazarin a fait faire hier soir aux Parisiens.

Athos et Aramis se regardèrent en riant; ils savaient mieux que personne quelles étaient ces propositions, à qui elles avaient été faites et qui les avait faites.

– Et cette maison où sont les plénipotentiaires, demanda Athos, appartient…?

– À M. de Chanleu, qui commande vos troupes à Charenton. Je dis vos troupes, parce que je présume que ces messieurs sont frondeurs.

– Mais… à peu près, dit Aramis.

– Comment à peu près?

– Eh! sans doute, monsieur; vous le savez mieux que personne, dans ce temps-ci on ne peut pas dire bien précisément ce qu’on est.

– Nous sommes pour le roi et MM. les princes, dit Athos.

– Il faut cependant nous entendre, dit Châtillon: le roi est avec nous, et il a pour généralissimes MM. d’Orléans et de Condé.

– Oui, dit Athos, mais sa place est dans nos rangs avec MM. de Conti, de Beaufort, d’Elbeuf et de Bouillon.

– Cela peut être, dit Châtillon, et l’on sait que pour mon compte j’ai assez peu de sympathie pour M. de Mazarin; mes intérêts mêmes sont à Paris: j’ai là un grand procès d’où dépend toute ma fortune, et, tel que vous me voyez, je viens de consulter mon avocat…

– À Paris?

– Non pas, à Charenton… M. Viole, que vous connaissez de nom, un excellent homme, un peu têtu; mais il n’est pas du parlement pour rien. Je comptais le voir hier soir, mais notre rencontre m’a empêché de m’occuper de mes affaires. Or, comme il faut que les affaires se fassent, j’ai profité de la trêve, et voilà comment je me trouve au milieu de vous.

1 ... 190 191 192 193 194 195 196 197 198 ... 220
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)