Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Le Livre des Baltimore - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le Livre des Baltimore

Электронная книга - «Le Livre des Baltimore». Краткое содержание книги:

Jusqu'au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.
Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l'auteur de La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey.
Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d'une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.
Huit ans après le Drame, c est l'histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu'en février 2012, il quitte l'hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s'atteler à son prochain roman.
Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu'il éprouva jadis pour cette famille de l'Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s'effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu'au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu'est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?
1 ... 14 15 16 17 18 19 20 21 22 ... 107
Перейти на страницу:

— Monsieur et Madame Goldman, expliqua calmement Hennings à Oncle Saul et Tante Anita, votre fils a de nouveau écrit un texte intolérable. Il s'agit d'une apologie de la violence et il est tout à fait inacceptable d'avoir ce genre de publication au sein d'Oak Tree.

— Liberté d'écrire, liberté d'opinion ! protesta Hillel.

— Ah non, mais ça suffit ! s'agaça Hennings. Cesse de nous comparer à un gouvernement fasciste !

Hennings prit ensuite un air très embêté et expliqua à Oncle Saul et Tante Anita qu'il ne pourrait pas garder Hillel très longtemps au sein de l'école s'il ne faisait pas un effort d'intégration. À la demande de ses parents, Hillel promit de ne plus récidiver en matière de pamphlet. Il fut également convenu qu'il devrait rédiger une lettre d'excuses qui serait affichée dans l'école.

En remplaçant les exemplaires du journal de l'école par sa propre création, Hillel priva les élèves de leur copie habituelle. Pour épargner Hillel, le principal Hennings avait demandé aux enseignants de ne pas en mentionner les raisons exactes. Tous les exemplaires devaient être réimprimés d'ici la fin de la journée. Mais Madame Chariot, de nature fragile et excédée par les plaintes des élèves qui ne comprenaient pas pourquoi le journal n'était pas prêt au jour habituel, finit par perdre ses nerfs et hurla aux protestataires qui prenaient d'assaut la petite salle de rédaction d'ordinaire si tranquille : « À cause d'un certain élève qui se croit supérieur à tout le monde, il n'y aura pas de journal cette semaine ! Voilà ! Le numéro est tout simplement annulé ! Annulé, vous m'entendez ? Annulé ! Les élèves qui se sont donné de la peine pour écrire des articles ne les verront jamais publiés. Jamais ! Jamais ! Vous pouvez tous remercier Goldman. » Les élèves, obéissants, remercièrent Hillel à coups de pied et de cahiers. Porc, après l'avoir durement cogné, le mit tout nu devant la ronde de ses camarades. Il lui ordonna : « Baisse ton froc. » Hillel, s'essuyant le nez en sang, tremblant de peur, s'exécuta et tous rirent. « T'as la plus petite queue que j'aie jamais vue », s'enthousiasmait Porc. Et ils s'esclaffèrent de plus belle. Puis il exigea son pantalon et son slip qu'il lança dans les branches hautes d'un arbre. « Rentre chez toi, maintenant. Il faut que tout le monde voie ta minuscule queue ! » Ce fut un voisin qui, passant en voiture, avait vu Hillel à moitié nu dans la rue et l'avait ramené chez lui. À sa mère, il expliqua qu'un chien l'avait poursuivi et lui avait pris son pantalon.

— Un chien ? Hillel…

— Oui, M'an, je te promets. Il s'accrochait tellement à mon pantalon qu'il a fini par le déchirer et partir avec.

— Et avec ton slip ?

— Oui, M'an.

— Hillel chéri, qu'est-ce qui se passe ?

— Rien, M'an.

— On t'embête à l'école ?

— Non, M'an. Je te jure.

Hillel, profondément humilié, décida qu'il fallait se venger de la vengeance de la vengeance. L'occasion se présenta quelques jours plus tard lorsque Porc fut absent de l'école deux jours, suite à une grosse indigestion. Les élèves préparaient un spectacle pour les parents à l'occasion de Thanksgiving sous la forme de plusieurs tableaux, racontant les actions de grâce offertes par les colons anglais aux Indiens Wampanoag en remerciement de leur aide, et qui continuaient à être célébrées quatre cents ans plus tard par l'octroi de trois jours de liberté pour les braves élèves américains. Cette allusion à l'aspect moderne de la fête devait clore le spectacle sous la forme d'un poème déclamé par un élève. Et comme aucun des enfants présents ne voulait se porter volontaire pour réciter la poésie, ce fut Porc qui fut désigné d'office par le professeur. La poésie était la suivante :

Les bons ingrédients de Maman, par William Sharburgh

C'est Thanksgiving, La fête des familles. Une bonne odeur se répand dans la maison. Maman fait rôtir une belle dinde.
Attirés par les effluves, Papa, l'enfant et le chien vont tous dans la cuisine. Maman aux fourneaux s'active, Tous hument et la félicitent de cette délicieuse odeur.
Papa se réjouit, L'enfant applaudit. Le chien se lèche les babines, Vivement le repas !
L'enfant, gourmand, demande s'il peut goûter. Maman plonge une cuillère dans la casserole de sauce et l'enfant goûte. — C'est si bon ! s'exclame-t-il. Qu'y a-t-il dedans ? — Des ingrédients… répond Maman. — Quels ingrédients ? — Mes ingrédients à moi. Tu aimes ? — C'est si bon ! j'en veux encore ! Je veux tout manger ! — Non, petit gourmand, tu devras attendre le repas.
L'enfant boude et plonge le visage dans la tunique de sa mère. C'est tout doux. Il sourit. Il sait qu'un jour sa mère lui livrera Le secret de ses ingrédients, Pour qu'il puisse aussi les mettre dans la dinde, Qu'il fera cuire pour ses enfants.

Par souci de réconciliation, l'enseignante chargea Hillel d'apporter la poésie à Porc et de lui annoncer son rôle dans le spectacle de Thanksgiving. Hillel se rendit chez Porc le jour même. C'est sa mère qui lui ouvrit la porte et le conduisit à la chambre de son fils. Il le trouva dans son lit, en train de lire des bandes dessinées. Après lui avoir expliqué les consignes, il lui donna le texte.

— Montre-moi ! hurla la mère de Porc au comble de l'excitation de savoir que son fils allait apparaître seul sur scène.

— Ne regarde pas ! beugla Porc. Personne ne doit voir ! Ce sera la grande surprise pour le spectacle !

Il se dressa sur son lit et après avoir mis Hillel et sa mère à la porte, il fit de bruyantes vocalises. Il avait toujours eu le sens du spectacle, il allait impressionner tout le monde. Sa mère lui acheta un costume trois pièces pour l'occasion et convoqua toute la famille pour voir son Porc réciter si bien. Son petit garçon était spécial et tout le monde allait enfin s'en rendre compte.

Le jour du spectacle, l'auditorium de l'école était comble. Les Reddan au premier rang, filmant, photographiant, battant des mains à tout rompre. La série de tableaux sur les Wampanoag remporta un vif succès, ceux sur l'approche moderne de Thanksgiving aussi. Puis Porc apparut sur scène, la lumière se braqua sur lui, il prit une ample respiration et récita sa poésie :

1 ... 14 15 16 17 18 19 20 21 22 ... 107
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)