La blonde de Pretoria
- Автор: Де Вилье Жерар
- Серия: SAS #77
- Год: 1985
- Язык: французский
- Год: PLON
- ISBN: 2-259-01258-2
- Жанр: Шпионские детективы
Электронная книга - «La blonde de Pretoria». Краткое содержание книги:
— Tiens-moi là, murmura-t-elle. Fort.
Il fit ce qu’elle désirait, lui pétrissant les cuisses de toutes ses forces, tout en la martelant.
Johanna poussa un grognement étranglé et en quelques secondes, fut secouée par un orgasme violent qui déclencha celui de Malko.
Décidément, c’était une conversion qui tenait la route.
Était-ce l’amour ou la piqûre ? En tout cas, Malko souffrait moins de son cou déchiré. Johanna, lovée contre lui, le caressait avec douceur. Moitié érotisme, moitié tendresse. Elle dit soudain :
— J’aimerais m’évader quelques jours sur une île au soleil avec toi. L’année dernière, avec une amie, on a fait un voyage Jumbo-Jet Tour aux Seychelles et à l’île Maurice. C’était formidable. Tous les avantages d’un tour organisé et l’indépendance.
— Ah, bon ! fit Malko dont les doigts suivaient la courbe d’un sein.
— Oui, continua Johanna, aux Seychelles on avait une Mini-Moke et à l’île Maurice une villa les pieds dans l’eau. On était accueillies à l’arrivée, tout était organisé. Avec toi, ajouta-t-elle, ce serait encore mieux.
— Eh bien, dit Malko, quand nous aurons piégé Gudrun, on prendra Jumbo !
Johanna se releva, baissa sa jupe et dit tristement :
— Je dois partir, j’ai un dîner.
Ils s’étreignirent près de la porte et elle leva sur lui des yeux humides.
— J’ai honte, tu sais, pour l’autre soir. J’étais folle.
Elle s’éloigna dans le couloir et avant de disparaître au coin de l’ascenseur se retourna pour lui adresser un dernier sourire. Il ferma la porte, euphorique. Si sa mission marchait aussi bien que l’accomplissement de ses fantasmes, il aurait la Médaille du Congrès.
Ferdi mâchonnait nerveusement un petit cigare éteint et s’avança vers Malko, une lueur d’impatience dans les yeux gris.
— Vous n’avez pas appelé hier soir ?
— Je dormais, mentit Malko. Cette saleté de blessure m’a épuisé. Et je préférais vous parler de vive voix. Je n’aime pas le téléphone.
L’officier sud-africain hocha la tête. C’était une notion qu’il comprenait. Malko venait de passer à l’infirmerie où on lui avait fait un pansement tout neuf et administré une piqûre sans des à-côtés aussi exquis que la veille au soir. L’infection semblait jugulée et ses ganglions avaient diminué de volume. Il fit rapidement le récit de sa visite à Shona. Ferdi semblait déçu.
— Ça va être difficile de la retrouver à Gaborone. Ces filles changent de pseudo tout le temps.
— Vous n’avez rien su de votre côté ?
— Nous avons retrouvé la trace de son passage lorsqu’elle est entrée dans le pays, dit Ferdi. Sous le nom de Manstein. Ses papiers semblaient en règle. Elle a donné une adresse, fausse bien entendu, à Capetown. C’est tout.
On frappa à la porte. C’était Johanna. Elle adressa un sourire poli à Malko, et tendit un papier à Ferdi. Elle avait retrouvé ses mocassins plats, ses Rayban et son air austère. Le colonel sud-africain parcourut le message des yeux et le donna à Malko sans un mot. C’était un texte très court, tapé à la machine, en anglais.
« Si Nelson Mandela et Walter Sisilu ne sont pas libérés avant la fin de la semaine, nous frapperons à nouveau. »
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