Le compagnon [Alvin Journeyman - fr]
- Автор: Кард Орсон Скотт
- Серия: Alvin le faiseur #4
- Год: 2003
- Язык: французский
- Год: Gallimard
- ISBN: 2-07-042703-X
- Переводчик: Patrick Couton
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Le compagnon [Alvin Journeyman - fr]». Краткое содержание книги:
La Cité de Cristal : la vision dans la tornade du lac Mizogan, en compagnie du prophète des Rouges. Si peu des chemins de sa vie y conduisent ; Peggy Larner — Peggy la torche — le sait bien.
Et l’ennemi de toujours choisit à présent des voies plus subtiles pour le détruire. Pièges, fuite, menaces, mensonges, délation, prison, tribunal, Alvin n’est-il pas condamné au renoncement ? Et le pire danger viendra peut-être de son frère Calvin, qui le jalouse au point de bientôt lui vouer une haine amère et décide de s’expatrier vers l’Ancien Monde afin de rencontrer Napoléon dont on sait le pouvoir redoutable
L’Amérique n’est-elle pas trop petite pour deux hommes aux talents en puissance si formidables ?
Comment Calvin y était-il parvenu, lui ? Comment Calvin avait-il pu laisser cette musique derrière lui ?
Puis arriva la lettre de mademoiselle Larner.
Simon, le fils de Mesure, l’apporta ; il avait maintenant cinq ans et était assez grand pour descendre à toutes jambes au magasin d’Armure-de-Dieu ramasser le courrier. Il savait aussi un peu lire, aussi ne remit-il pas la lettre à son grand-père ni à sa grand-mère, il la porta directement à Alvin et annonça à pleins poumons : « Ça vient d’une dame ! Elle s’appelle mademoiselle Larner et elle a une écrivure joliment belle !
— Une écriture », le corrigea Alvin.
Simon ne se laissait pas démonter facilement. « Oh, onc’ Al, t’es l’seul par icitte qui l’dit comme ça ! Faudrait que j’soye drôlement bête pour m’laisser prendre à une blague de même ! »
Alvin décolla la cire à cacheter et déplia la lettre. Il reconnut l’écriture pour avoir essayé de l’imiter des heures durant quand il étudiait auprès de l’institutrice à Hatrack River. Il n’avait jamais la main aussi souple, jamais aussi fluide. Il n’était pas non plus aussi éloquent. Il n’avait pas le don des mots, du moins des mots recherchés, élégants, que mademoiselle Larner – Peggy – employait dans sa correspondance.
Cher Alvin,
Tu es resté trop longtemps à Vigor Church. Calvin représente un grand danger pour toi, tu dois partir à sa recherche et te réconcilier avec lui ; si tu attends qu’il revienne vers toi, il t’apportera la mort en bagage.
Je t’entends presque me répondre : J’ai pas peur de la mort. (Je sais que tu continues de dire « j’ai pas », uniquement pour me contrarier.) Que tu partes ou que tu restes, c’est à toi de décider. Mais je peux te dire ceci : Si tu ne pars tout de suite, de ta propre volonté, tu finiras par partir quand même, mais contraint et forcé. Tu es un compagnon forgeron et tu feras ton compagnonnage.
Nous nous croiserons peut-être au cours de tes déplacements. Je serais ravie de te revoir.
Cordialement,