Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Le sourire sur les lèvres du professeur Quirrell s'élargit. "Je lui ai à vrai dire en effet offert quelque suggestions pour ses premières batailles."
"Professeur Quirrell !" dit Harry.
"Oh, ne vous en faites pas," dit le professeur Quirrell. "Elle a rejeté mon offre. Comme je m'y attendais."
Les yeux de Draco se rétrécirent.
"Allons, M. Potter," dit le professeur Quirrell, "personne ne vous a-t-il jamais dit qu'il était mal élevé de fixer les gens ?"
"Vous n'allez pas secrètement l'aider d'une autre façon ?" dit Harry.
"Ferais-je une chose pareille ?" dit le professeur Quirrell.
"Oui," dirent Harry et Draco à l'unisson.
"Je suis blessé par votre manque de confiance. Eh bien dans ce cas, je promets de ne pas aider le général Granger à votre insu de quelque façon que ce soit. Et je suggère maintenant que vous vous préoccupiez de vos affaires militaires. Novembre approche à grand pas."
Ils émergeaient du bureau du professeur Quirrell, et Draco vit les implications avant que la porte ne se soit totalement refermée.
Harry avait un jour dédaigneusement parlé des "trucs politiques".
Et c'était le seul espoir de Draco.
Pourvu qu'il ne se rende pas compte, pourvu qu'il ne se rende pas compte...
"On devrait juste attaquer Granger d'abord et la faire sortir du tableau," dit Draco. "Après l'avoir écrasée, nous pourrons avoir notre combat sans être distraits."
"Ça ne me semble pas très équitable," dit Harry d'une voix égale.
"Qu'est-ce que tu en as à faire ?" dit Draco. "C'est bien ta rivale ?" Alors, avec juste la bonne touche de soupçon dans la voix, "ne me dis pas que tu as commencé à vraiment bien l'aimer, après avoir été son rival tout ce temps..."
"Les fondateurs m'en gardent," dit Harry. "Que veux-tu que je te dise, Draco ? J'ai simplement un sens de la justice instinctif. Granger aussi, tu sais. Elle a une très bonne maîtrise des notions de bien et de mal, et elle va probablement commencer par attaquer le mal. Tu sais, il faut vraiment le chercher pour s'appeler 'Malfoy'."
BON SANG !
"Harry," dit Draco d'un ton blessé et peut-être un peu supérieur, "ne veux tu pas te battre de façon équitable contre moi ?"
"Tu veux dire plutôt que de t'attaquer après que tu aies déjà perdu quelques une de tes troupes en vainquant Granger ?" dit Harry. "Oh, je ne sais pas. Peut-être qu'une fois que je me serais ennuyé de gagner j'essaierai la méthode 'équitable'."
"Peut-être qu'elle t'attaquera toi," dit Draco. "Tu es son rival."
"Mais je suis son ami rival," dit Harry, un méchant sourire dessiné sur le visage. "Je lui ai offert un beau cadeau d'anniversaire et tout. Ça ne serait pas bien vu d'aller saboter son ami rival comme ça."
"Et que dis-tu de l'idée de saboter les chances que ton ami ait un combat équitable ?" dit Draco avec colère. "Je pensais qu'on était amis !"
"Laisse-moi reformuler," dit Harry. "Granger ne saboterait pas un ami rival. Mais c'est parce qu'elle a l'intention de tuer d'un bol de raisons mûrs. Toi, tu le ferais. Tu le ferais carrément. Et devine quoi : moi aussi."
BON SANG !
Si cela avait été une pièce de théâtre, il y aurait eu une musique dramatique.
Impeccablement vêtu de ses robes à bordures vertes, parfaitement coiffé de ses cheveux blond vénitien, le héros faisait face au méchant.
Enfoncé dans une chaise en bois simple, ses dents de lapins clairement visible, des restes de châtaignes tombant le long de ses cheveux, le méchant faisait face au héros.
Nous étions mercredi 30 octobre, et la première bataille aurait lieu ce dimanche.
Draco se tenait dans le bureau du général Granger, une pièce de la taille d'une petite salle de classe (Draco ne savait pas exactement pourquoi les bureaux des généraux étaient si grands. Une chaise et un bureau lui auraient suffit. Et en premier lieu, il n'était même pas certain que les généraux aient besoin d'un bureau puisque tous leurs soldats savaient ou les trouver. À moins que le professeur Quirrell n'ait délibérément organisé les choses afin de leur fournir une marque de statut, auquel cas Draco était tout à fait en faveur de l'idée).
Granger était assise sur la seule chaise de la salle, comme si cela avait été un trône, et elle se situait loin à l'autre de bout de la pièce, face au mur où se trouvait la porte. Une longue table rectangulaire s'étirait entre eux, d'un bout de la pièce à l'autre, et quatre petite tables circulaires étaient réparties aux quatre coins, mais il y avait seulement cette unique chaise, tout au fond. La pièce avait des fenêtres le long d'un des murs, et un rayon de soleil venait toucher le dessus des cheveux de Granger pour lui faire une couronne lumineuse.
Ça aurait été bien si Draco avait pu s'avancer lentement. Mais il y avait une table qui lui barrait le chemin, Draco aurait dû faire le tour par la diagonale, et il était impossible de le faire d'une façon théâtrale et empreinte de dignité. Cela avait-il été délibéré ? S'il s'était agit de son père, ça l'aurait sûrement été ; mais c'était Granger, donc probablement pas.
Il n'avait nulle part où s'asseoir, et Granger ne s'était pas non plus levée.
Draco se garda bien d'exprimer le moindre outrage.
"Eh bien, M. Draco Malfoy," dit Granger une fois qu'il fut arrivé jusqu'à elle, "vous avez sollicité une audience et j'ai eu la grâce de vous l'octroyer. Quelle est votre requête ?"
Viens me rendre visite au manoir Malfoy, mon père et moi voudrions te montrer quelques sorts intéressants.
"Potter, votre rival, m'a fait une offre," dit Draco, arborant un air sérieux. "Il n'était pas gêné à l'idée de perdre contre moi, mais se serait sentit humilié par votre victoire. Il veut donc joindre ses forces aux miennes et vous éradiquer immédiatement, pas seulement lors de notre première bataille mais à chacune d'entre elles. Si je n'accepte pas, Potter souhaite que je reste inactif ou que je vous harcèle pendant qu'il lancera une attaque de toute ses forces en début de bataille."
"Je vois," dit Granger, l'air surprise. "Et vous offrez de m'aider contre lui ?"
"Bien sûr," enchaîna immédiatement Draco. "Je n'ai pas trouvé que ce qu'il comptait vous faire était très juste."
"Voyons, mais c'est très gentil de votre part, M. Malfoy," dit Granger. "Je suis navrée la façon dont je vous ai parlé plus tôt. Nous devrions être amis. Puis-je vous appeler Draky ?"
Des sirènes d'alarmes se mirent à sonner dans la tête de Draco, mais il y avait une chance qu'elle soit sincère...
"Bien sûr," dit Draco, "si je peux vous appeler Hermy."
Draco fut presque certain d'avoir vu son visage tressaillir.
"Quoi qu'il en soit," dit Draco, "je pensais que ça donnerait une bonne leçon à Potter si nous l'attaquions tous les deux et l'éradiquions."
"Mais ne serait-ce pas injuste envers M. Potter ?" dit Granger.
"Je pense que ce serait très juste," dit Draco. "Il comptait déjà vous infliger cette trahison."
Granger le regardait d'un air sévère qui aurait peut-être pu l'intimider s'il avait été un Poufsouffle et pas un Malfoy. "Vous pensez que je suis assez stupide, n'est-ce pas M. Malfoy ?"
Draco eut un sourire charmeur. "Non, mademoiselle Granger, mais je me suis dit que je devrais au moins vérifier. Alors, que voulez-vous ?"
"Êtes-vous en train d'essayer de me soudoyer ?" dit Granger.
"Tout à fait," dit Draco. "Puis-je juste vous filer Gallion et vous voir combattre Potter plutôt que moi jusqu'à la fin de l'année ?"