Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Une demi-heure plus tard, Minerva se sentait toujours autant abasourdie, mais considérablement rassurée quant aux questions de sûreté.
C'était bien la même chose, mis à part le fait que ce soit logiquement impossible.
"Je pense que cela suffira, directeur," dit enfin Minerva. "Je soupçonne que la métamorphose partielle est plus fatigante que la variante ordinaire."
"De moins en moins avec la pratique," dit le garçon pâle et épuisé d'une voix instable, "mais ouais, vous avez raison à ce sujet."
Le processus consistant à extraire Harry du dispositif prit une minute de plus, et Minerva l'escorta ensuite jusqu'à une chaise plus confortable, suite à quoi Dumbledore fit surgit un soda à la crème glacée.
"Félicitations, M. Potter !" dit le professeur McGonagall, et elle était sincère. Elle aurait été prête à parier presque n'importe quoi que ça n'allait pas fonctionner.
"Félicitations, en effet," dit Dumbledore. "Même moi, je n'ai fait aucune découverte originale en Métamorphose avant l'âge de quatorze. Jamais depuis l'époque de Dorotea Senjak génie n'avait si rapidement éclos."
"Merci," dit Harry, l'air un peu surpris.
"Néanmoins," dit Dumbledore d'un ton pensif, "je pense qu'il serait fort sage de garder cet heureux événement secret, du moins pour l'instant. Harry, as-tu parlé de ton idée avec qui que ce soit d'autre avant d'en parler au professeur McGonagall ?"
Il y eut un silence.
"Euh..." dit Harry. "Je ne veux vendre personne à l'Inquisition, mais il y a bien quelqu'un d'autre à qui -"
Les mots explosèrent presque à travers les lèvres du professeur McGonagall : "Quoi ? Vous avez discuté d'une forme de métamorphose totalement nouvelle avec un élève avant de consulter une autorité reconnue ? Avez-vous la moindre idée d'à quel point c'était irresponsable ?"
"Je suis désolé," dit Harry. "Je ne m'en suis pas rendu compte."
Le garçon avait l'air correctement apeuré, et Minerva sentit quelque chose se détendre à l'intérieur d'elle-même. Au moins Harry comprenait à quel point il avait été insensé.
"Tu dois faire jurer le secret à mademoiselle Granger," dit Dumbledore avec le plus grand sérieux. "Et n'en parles à personne d'autre à moins que tu n'aies une raison particulièrement bonne de le faire, et cette personne devra jurer elle aussi."
"Ah... pourquoi ?" dit Harry.
"Parce que tu peux faire quelque chose que personne ne te croira capable de faire," dit Dumbledore. "Quelque chose de totalement inattendu. Cela pourrait se révéler ton avantage capital, Harry, et nous devons le préserver. S'il te plaît, fais-moi confiance à ce sujet."
Le professeur McGonagall hocha la tête, son visage ferme ne montrant rien de sa confusion intérieure. "S'il vous plaît M. Potter, faites-le," dit-elle.
"Très bien..." dit lentement Harry.
"Lorsque nous aurons fini d'examiner vos sujets de métamorphose," ajouta Dumbledore, "vous pourrez pratiquer la métamorphose partielle, verre vers acier et acier vers verre uniquement, avec mademoiselle Granger comme guetteuse. Naturellement, si l'un de vous suspecte le moindre symptôme d'une quelconque forme de maladie de métamorphose, informez-en un professeur immédiatement."
Juste avant qu'il ne quitte la pièce, la main sur la poignée de la porte, Harry se retourna et dit : "Pendant qu'on est tous là, l'un de vous a-t-il remarqué quoi que ce soit de différent au sujet du professeur Rogue ?"
"Différent ?" dit le directeur.
Minerva ne laissa pas son sourire narquois apparaître sur son visage. Bien sûr que le garçon éprouvait une appréhension vis-à-vis du 'maléfique maître de Potions', puisqu'il n'avait aucun moyen de savoir la raison pour laquelle on pouvait faire confiance à Severus. Ç'aurait été pour le moins étrange d'expliquer à Harry que Severus était toujours amoureux de sa mère.
"Je veux dire, son comportement a-t-il récemment changé de quelque façon que ce soit ?" dit Harry.
"Pas que j'ai pu constater..." dit lentement le directeur. "Pourquoi poses-tu cette question ?"
Harry secoua sa tête. "Je ne veux pas créer de préconception dans vos observations en le disant. Peut-être que vous pourriez juste ouvrir l'œil ?"
Cela envoya un frémissement de malaise à travers le corps de Minerva d'une façon qu'aucune accusation directe à l'encontre de Severus n'aurait pu accomplir.
Harry s'inclina respectueusement devant eux et prit congé.
"Albus," dit Minerva après que le garçon fut parti, "comment saviez-vous qu'il fallait prendre Harry au sérieux ? J'aurais considéré son idée comme étant simplement impossible !"
Le vieux sorcier affichait un visage très sérieux. "Pour la même raison qu'elle doit être gardée secrète, Minerva. Pour la même raison que je t'ai dit de venir me voir si Harry déclarait quoi que ce soit de cette sorte. Parce que c'est un pouvoir que Voldemort ignore."
Elle mit quelques secondes à absorber le sens des mots.
Et le frisson glacé descendit le long de son épine dorsale, comme à chaque fois qu'elle se souvenait.
Ça avait commencé comme un entretien d'embauche ordinaire, Sybill Trelawney postulant pour le poste de professeur de Divination.
CELUI QUI A LE POUVOIR DE VAINCRE LE SEIGNEUR DES TÉNÈBRES APPROCHE
IL NAÎTRA DE CEUX QUI L'ONT PAR TROIS FOIS DÉFIÉ,
IL SERA NÉ LORSQUE MOURRA LE SEPTIÈME MOIS
ET LE SEIGNEUR DES TÉNÈBRES LE MARQUERA COMME SON ÉGAL
MAIS IL AURA UN POUVOIR QUE LE SEIGNEUR DES TÉNÈBRES IGNORE
ET L'UN DEVRA MOURIR DE LA MAIN DE L'AUTRECAR AUCUN NE PEUT VIVRE TANT QUE L'AUTRE SURVIT
Ces mots effroyables prononcés par cette terrible voix tonitruante n'avaient en rien l'air de correspondre à quelque chose qui approchant la métamorphose partielle.
"Peut-être que non alors," dit Dumbledore après que Minerva ait essayé de le lui expliquer. "J'avoue avoir espéré quelque chose qui nous aide à trouver l'horcruxe de Voldemort, où qu'il puisse être caché. Mais..." Le vieux sorcier haussa les épaules. "Les prophéties sont des choses épineuses Minerva, et il vaut mieux ne prendre aucun risque. Le plus petit détail pourrait se révéler décisif s'il peut rester inattendu."
"Et que pensez-vous qu'il ait voulu dire au sujet de Severus ?" dit Minerva.
"Là, je n'en ai aucune idée," soupira Dumbledore. "À moins que Harry ne soit en train de jouer un coup contre Severus et qu'il ait pensé qu'une question ouverte pourrait être prise sérieusement là où une allégation directe aurait été rejetée. Et si c'est en effet ce qui se serait passé, Harry a eu raison en pensant que je penserais pas que ce serait le cas. Gardons simplement l'œil ouvert sans préconceptions, comme il l'a demandé."
Après-coup, 1 :
"Euh, Hermione ?" dit Harry d'une toute petite voix. "Je crois que je te dois de très, très grandes excuses."
Après-coup, 2 :
Alissa Cornfoot regardait le maître de Potions, les yeux légèrement vitreux, tandis qu'il donnait un cours sévère à sa classe, tenant un petit haricot de bronze à la main et disant quelque chose au sujet de flaques de chair humaine hurlantes. Depuis le début de l'année, elle avait eu du mal à écouter en cours de Potions. Elle n'arrêtait pas de regarder leur horrible professeur méchant et graisseux et à fantasmer au sujet de retenues spéciales. Il y avait probablement quelque chose qui n'allait pas du tout chez elle, mais elle ne pouvait pas s'empêcher de continuer -
"Ouille !" dit alors Alissa.