Black-out
- Автор: Уиллис Конни
- Год: 2012
- Язык: французский
- Год: Brangelonne
- ISBN: 978-2-35294-594-9
- Переводчик: Joelle Wintrebert
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Black-out». Краткое содержание книги:
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?
Je prendrai le premier bus de la journée afin de me trouver en tête dans la file, se disait-elle alors qu’elle rejoignait la maison de Theodore, mais le garçon l’accueillit à la porte et annonça :
— Une dame t’a téléphoné.
C’est Polly. Elle est allée postuler chez Padgett’s, et Mlle Gregory l’a prévenue que j’étais passée et lui a donné mon numéro.
— Quel était le nom de cette dame ? demanda-t-elle.
— Je sais pas, répondit Theodore. Une dame.
— A-t-elle laissé son adresse, ou un numéro de téléphone ?
Theodore ne le savait pas non plus. Elle l’emmena chez Mme Owens. Seigneur ! faites que ce ne soit pas Theodore qui ait pris la communication, pensait-elle, mais Mme Owens avait pris l’appel.
— Quel dommage. Vous venez juste de la rater.
— Qu’a-t-elle dit ? interrogea Eileen, impatiente.
— Juste qu’elle souhaitait vous parler, et qu’il fallait la rappeler à ce numéro.
Elle le tendit à Eileen.
— Puis-je me servir de votre téléphone ? Si je sors appeler de la cabine, j’ai peur que Padgett’s ne ferme.
— Bien sûr. (Elle désigna l’appareil.) Theodore, suis-moi dans la cuisine. Je vais te donner ton goûter.
Parfait, se disait Eileen tout en indiquant à l’opératrice le numéro. Comme ils ne sont pas dans la pièce, je pourrai demander à Polly où se trouve son point de transfert.
— Allô, je suis Eileen O’Reilly.
— Oui, ici Mlle Gregory, du magasin Padgett’s. Vous nous avez laissé votre nom et votre numéro.
— C’est exact.
Polly devait se tenir à son côté, dans le bureau.
— Je vous appelais pour vous annoncer que nous avons un poste vacant dans notre équipe de vente.
— Un poste vacant ? répéta Eileen d’un ton absent.
— Oui, à pourvoir tout de suite. C’est un poste de vendeuse assistante dans notre rayon « Mercerie ».
Ils lui proposaient un emploi. Mlle Gregory avait trouvé la carte qu’Eileen avait laissée et l’avait prise pour une candidature. Eileen avait tant espéré qu’il s’agisse de Polly, qu’elle soit enfin sur le chemin du retour…
— Êtes-vous disponible, mademoiselle O’Reilly ? demandait Mlle Gregory.
Oui, pensa-t-elle avec amertume. Elle ne pouvait pas se permettre de refuser cet emploi dans l’un des magasins où Polly pouvait déjà travailler, et non loin des autres. Et même si Polly n’y travaillait pas, Eileen serait au cœur d’Oxford Street et, pendant sa pause-déjeuner, elle monterait et descendrait systématiquement un côté de la rue après l’autre, écumant chacun des grands magasins.
— Oui. Cet emploi me conviendrait très bien.
— Parfait. Pouvez-vous commencer demain matin ?
Et quand Eileen répondit par l’affirmative, Mlle Gregory lui expliqua quand et où se présenter et comment elle devrait s’habiller.
— Tu t’en vas ? demanda Theodore, sa voix s’élevant dangereusement alors qu’elle raccrochait.
Pas encore.
— Non, déclara-t-elle en lui souriant. Je reste ici : je vais travailler chez Padgett’s.
Londres, le 26 septembre 1940
Votre voyage est-il vraiment indispensable ?