Les camionneurs [Truckers - fr]
- Автор: Пратчетт Теренс Дэвид Джон
- Серия: Gnomes (fr) #1
- Год: 1996
- Язык: французский
- Год: J'ai Lu
- ISBN: 2-277-24178-4
- Переводчик: Patrick Marcel
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Les camionneurs [Truckers - fr]». Краткое содержание книги:
Et Arnold Frères (fond. 1905) vit que cela était bon…»
Ce ne sont pas les gnomes établis là depuis des générations qui diront le contraire. Climatisation, moquette et nourritures terrestres à profusions… On trouve de tout chez Arnold Frères, il suffit de le chaparder à ces balourds d’humains !
Mais une terrible nouvelle va fracasser cette existence paradisiaque : le Grand Magasin doit être démoli.
Que faire ? Fuir vers le Dehors ? Mais est-ce que ça existe seulement, le Dehors ? Et peut-on s’y rendre en camion ? Si oui, comment passer les vitesses quand on ne mesure que dix centimètre de haut ?
Masklinn se sentit flatté qu’on lui pose la question, mais il fut interrompu dès qu’il ouvrit la bouche.
— Les gens n’arrêtent pas de parler d’Arnold Frères (fond. 1905), intervint Grimma. Mais personne ne nous a expliqué qui c’était, en fait.
Dorcas se rassit sur sa bobine.
— Oh, c’est le Créateur du Grand Magasin. Ça s’est passé en 1905, voyez-vous. Le rayon Soldes du Rez-de-Chaussée, le Service Clientèle et tout ce qui les sépare. C’est une chose dont je ne peux pas douter. Car enfin, il faut bien que quelqu’un ait créé tout ça. Mais je me tue à répéter à tout le monde que ça ne veut pas dire qu’on devrait arrêter de…
Le voyant vert sur le Truc s’éteignit. Sa petite coupe tournante disparut. Il émit un bref bourdonnement, comme une machine qui se raclerait la gorge.
— Je surveille les communications téléphoniques, annonça-t-il.
Les gnomes se regardèrent.
— Ah bon. Très bien, commenta Grimma. Tu ne trouves pas ça bien, Masklinn ?
— J’ai des informations urgentes à transmettre aux responsables de cette communauté. Êtes-vous conscients de coloniser une entité architecturale à longévité limitée ?
— Fascinant, nota Dorcas. Tous ces mots. On a presque l’impression de comprendre ce que ça dit. Il y a des choses là-haut (il fit un signe du pouce en direction du plancher qui les coiffait) qui ressemblent exactement à ça. On les appelle des radios. Et certaines montrent même des images. C’est étonnant.
— Il est d’une importance capitale que je communique des informations vitales aux responsables de la communauté concernant l’annihilation imminente de cet objet, entonna le Truc.
— Désolé, fit Masklinn, vous pouvez répéter ?
— Vous n’assimilez pas mes déclarations ?
— Je ne sais pas ce que signifie assimiler.
— De toute évidence, le langage a évolué selon des codes que je n’appréhende pas.
Masklinn essaya d’adopter une physionomie encourageante.
— Je vais m’efforcer de clarifier ma déclaration, annonça le Truc.
Quelques voyants s’allumèrent.
— Ah ben, voilà une bonne idée, approuva Masklinn.
— Grand Magasin lui y en faire Boum fissa fissa ? risqua le Truc.
Les gnomes s’entre-regardèrent. Aucune révélation ne sembla poindre en eux.
Le Truc se racla la gorge une nouvelle fois.
— Connaissez-vous le sens du mot « démolition » ?
— Oh, oui, fit Dorcas.
— C’est ce qui va arriver au Grand Magasin. Dans vingt et un jours.
4
I. Malheur à vous, Quincailleri et Merceri, malheur à vous, Maroquineri et d’Égustation ; malheur à vous, peuples de Mode Enfantine, et à vous, bandits de Corsetterie. Et même à vous, Papeteri.
II. Car le Grand Magasin n’est qu’un Lieu, un Dedans dans le Dehors.
III. Malheur à vous, car Arnold Frères (fond. 1905) a lancé les dernières Soldes. Tout doit disparaître.
IV. Mais on se moqua de lui et on lui dit : tu n’es qu’un Étranger venu du Dehors, tu n’existes même pas.