Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » À la fin de l'hiver [At Winter's End - fr]
À la fin de l'hiver [At Winter's End - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

À la fin de l'hiver [At Winter's End - fr]

Электронная книга - «À la fin de l'hiver [At Winter's End - fr]». Краткое содержание книги:

La chute des comètes avait apporté le long hiver, comme, cent millions d’années plus tôt, lorsque les dinosaures avaient disparu. L’Hiver durait depuis soixante-dix mille ans.
Le Peuple survivait à l’abri de son cocon souterrain, génération après génération. Et voilà que le Printemps, annoncé par la Tradition, était revenu. Le Peuple devait sortir et aller recueillir son héritage dans la glorieuse cité de Vengiboneeza. Mais était-il encore humain ?
1 ... 122 123 124 125 126 127 128 129 130 ... 137
Перейти на страницу:

Il fixa Noum om Beng du regard.

— Dites-moi qui nous a créés, Père !

— Eh bien, c’est le Créateur.

— Vous voulez dire Nakhaba ?

Noum om Beng partit d’un grand éclat de rire, de ce rire sec et grinçant que Hresh n’avait eu l’occasion d’entendre que deux ou trois fois.

— Nakhaba ? Non, Nakhaba n’est pas le Créateur, pas plus que toi ou moi ! Nakhaba est l’Intercesseur. Je croyais te l’avoir clairement expliqué.

Hresh secoua la tête. L’Intercesseur ? Que voulait-il dire ?

— Nakhaba est le dieu le plus puissant que nous connaissons, dit Noum om Beng. Mais il n’est pas le plus puissant des dieux. Le plus puissant, le Créateur, nous est inconnu et il doit le rester à jamais. Seuls les dieux le connaissent.

— Et alors, demanda Hresh, qui est Nakhaba ?

— Nakhaba est l’intermédiaire entre notre peuple et les humains. Il intercède pour nous quand nous n’avons pu satisfaire aux exigences de notre destin.

Hresh se sentait perdu, entraîné dans des domaines dépassant l’entendement, en proie à l’incrédulité, à la confusion et au désespoir.

— Un dieu qui est l’intermédiaire entre nous et les humains ? Mais alors, les humains sont plus puissants que les dieux ?

— Plus puissants que as dieux, mon garçon. Plus que Nakhaba et que les Cinq Déités. Mais pas plus que le Créateur qui leur a donné vie, à eux comme à nous et à tout le reste. Tu vois la hiérarchie ?

Noum om Beng dessinait du bout du doigt en l’air le tableau de cette hiérarchie. Le Créateur était tout en haut, ce sixième dieu sur l’existence duquel Hresh s’était longuement interrogé ; un peu au-dessous venaient les humains ; puis Nakhaba et les Cinq Déités ; et enfin, tout en bas, mais quand même au-dessus des animaux sauvages, se trouvaient les gens du commun, le peuple des cocons, le peuple des velus.

Hresh écarquillait les yeux. Il attendait une révélation, et Noum om Beng lui en avait donné pour son argent. Mais il était incapable de digérer cette révélation, incapable de l’assimiler.

— Vous reconnaissez donc l’existence des Cinq Déités ? demanda-t-il en cherchant à revenir sur un terrain plus familier. Ce sont des dieux pour vous aussi bien que pour nous ?

— Naturellement, dit le vieillard. Nous leur donnons d’autres noms, mais nous reconnaissons leur existence. Comment pourrait-il en aller autrement ? Il doit exister un dieu qui protège, un dieu qui pourvoit et un autre qui détruit, un dieu qui guérit et un autre qui console. Mais aussi un dieu qui intercède.

— Un dieu qui intercède. Oui, sans doute.

— C’est celui dont ton peuple a oublié l’existence. Celui qui occupe une place au-dessus des cinq autres et qui est plus puissant qu’eux. Celui qui parle en notre faveur avec eux.

— Les humains sont donc également des dieux ?

— Non, répondit Noum om Beng. Non, je ne crois pas. Mais qui pourrait le dire ? Seul Nakhaba a déjà vu un humain.

— Je crois en avoir vu un, moi aussi, dit Hresh.

— Ce que tu dis est de la folie, mon garçon ! fit Noum om Beng avec un petit gloussement.

— Non. Dans notre cocon il y avait quelqu’un qui a dormi pendant toute la durée du Long Hiver. Il dormait dans un berceau, dans la salle principale. Nous l’appelions Ryyg, le Faiseur de Rêves. Il avait un corps très allongé, très pâle et tout rose, totalement dépourvu de fourrure. Il avait un crâne très haut au-dessus de son front bombé et des yeux rouges brillant d’un étrange éclat. On disait qu’il avait toujours vécu parmi nous, qu’il était entré dans le cocon dès le premier jour du Long Hiver, au moment de la chute des premières étoiles de mort. On disait aussi qu’il dormirait jusqu’à la fin de l’hiver et que, lorsque le moment serait venu, il se redresserait, il ouvrirait les yeux et il nous annoncerait qu’il fallait quitter le cocon. Et qu’après il mourrait. C’est ce qu’on disait depuis toujours et c’est ce qui était écrit dans les livres de nos chroniques. Et tout cela s’est réellement produit, Père. Je l’ai vu de mes propres yeux. J’étais là le jour où il est sorti de son sommeil.

Noum om Beng le considérait avec un regard étrangement fixe. Tout son visage était figé et ses yeux rouges étincelaient. Le souffle rauque du vieil Homme au Casque se faisait de plus en plus fort, jusqu’à ce qu’il finisse par évoquer une sorte de halètement animal.

— Je crois que le Faiseur de Rêves était un humain, reprit Hresh. Je crois qu’il avait été envoyé pour vivre au milieu de nous et pour veiller sur nous jusqu’à la fin du Long Hiver. Et quand l’hiver s’est achevé, sa tâche accomplie, il a été rappelé par les siens.

— Oui, dit Noum om Beng qui tremblait comme une corde d’arc trop tendue. C’est sans doute la vérité, mais pourquoi n’avais-je pas compris ? Je dois t’avouer quelque chose, mon garçon : il y avait aussi un Faiseur de Rêves dans notre cocon. Nous ne savions pas quelle sorte de créature cela pouvait être, mais nous aussi, nous en avions un. Il y a bien longtemps, avant ma naissance, si tu peux imaginer un espace de temps aussi long. Et nous avions également ce que tu appelles le Barak Dayir ; nos chroniques en font mention. Mais notre Faiseur de Rêves s’est réveillé trop tôt, quand la planète était encore sous l’emprise des glaces. Il nous a menés hors du cocon, il a péri et les hjjk se sont emparés de notre Pierre des Miracles. Mais Nakhaba nous a bien guidés et nous avons accompli de grandes choses malgré cette perte. Le plus beau est pourtant à venir, mon garçon, car toute la planète sera sous la domination des Beng. Je le vois très clairement. Mais le fait de ne plus être en possession du Barak Dayir nous a singulièrement compliqué la tâche ces dernières années. Alors que ton peuple — toi, mon garçon — étant en possession de la pierre magique…

Noum om Beng n’acheva pas sa phrase et il baissa les yeux.

— Oui ? demanda Hresh. Alors ? Quel est le destin de mon peuple ?

— Qui sait ? dit le vieil Homme au Casque d’un ton soudain très las. Pas moi. Et peut-être même pas Nakhaba. Qui peut se targuer de lire dans le livre du destin ? Je parviens à déchiffrer le nôtre, mais le vôtre est trop obscur. Il ne m’est jamais venu à l’esprit que notre Faiseur de Rêves pouvait être un humain, poursuivit-il en secouant la tête, mais je vois maintenant que ton hypothèse a de la force, qu’elle a de la valeur. Oui, il doit en avoir été ainsi.

— Je le sais, Père.

— Comment peux-tu le savoir ?

— Grâce à une vision que j’ai eue en utilisant une machine que j’ai découverte dans la ville et qui m’a montré la Grande Planète. Elle m’a montré les yeux de saphir, les végétaux et toutes les autres races. Et elle m’a aussi montré les humains, parcourant les rues où nous sommes. Et les humains étaient exactement comme Ryyg, notre Faiseur de Rêves.

— S’il en est ainsi, dit Noum om Beng, je comprends beaucoup de choses qui demeuraient obscures pour moi.

Hresh fut stupéfait d’être celui qui apportait la lumière à Noum om Beng et non l’inverse. Mais il demeurait assis en silence, tout tremblant.

— Veille jalousement sur ta pierre, mon garçon, dit Noum om Beng. Avale-la, si tu es en danger. Son importance est primordiale. Comme nous n’avons pas su conserver la nôtre, il nous a fallu lutter deux fois plus durement pour conquérir notre grandeur.

— Mais qu’est donc le Barak Dayir ? demanda Hresh. Il paraît que c’est une pierre qui vient des étoiles.

— Non, répondit le vieillard. Elle est d’origine humaine. C’est tout ce que je puis te dire. Sa création remonte encore plus loin que l’époque de la Grande Planète. Je comprends seulement aujourd’hui que c’est un objet fabriqué par les humains qui l’ont remis à notre race et dont les utilisations sont multiples. Je ne les ai jamais connues et tu n’as fait que commencer à les découvrir.

1 ... 122 123 124 125 126 127 128 129 130 ... 137
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)